SCÈNE XII
CHATELARD, puis ARTABAN, La Foule, an fond, et eosnite LORD BEDFORD, Gentilshommes anglais,
MAXWELL et DARNLEY.
Artaban parait très-agité par la droite.
CHATELARD, allant à Ini et lui étreigdant la main.
Ah! chevalier, je yods doisThenre la plus fortunée de ma vie.
ARTABAN
11 s'agit bien de cela, mordioux!...
CHATELARD.
Qu'avei-vous donc?
ARTABAN
Il se trame ici une infamie...
CHATELARD.
Une infamie!...
ARTABAN
Contre la reine.
CHATELARD.
Grand Dieu!...
ARTABAN
Tout à l'heure, passant auprès d'un fourré, j'ai cru reconnaître une voix, j'ai écouté, c'était bien celle de Maxwell, ce Maxwell maudit... L'Angleterre est pour nous, disait-il à lord Damley.
CHATELARD.
L'Angleterre?
ARTABAN
Ouil L'on veat perdre la reine! Par quel moyen? je Tignore... mais le complot existe.
UN HÉRAUT, aonODQaDt.
Lord Bedford, envoyé de S. M. Elisabeth d'Angleterre.
ARTABA?r, avec rage.
Écoutons I...
L'ambassadeur anglais a paru avec sa suite. — Maxwell et Oamiey sont anx côtés de la reine.
LORD BEDFORD
Madame, envoyé par Sa Majesté Elisabeth, reine d'Angleterre, je dépose à vos pieds les sympathies et les sollicitudes de ma souveraine !
LA REINE
Croyez, milord, que j'ai grande hâte d'entendre les paroles que m'envoie ma sœur bien-aimée. Parlez.
LORD BEDFORD
Que Votre Majesté daigne m'ezcuser, mais la proposition dont je suis chargé est chose tellement délicate et... intime...
LA REINE
Je vous écoute, milord.
LORD BEDFORD
La reine d'Ecosse va se remarier et...
LA REINE
Désirerait-on donc me marier en Angleterre ?
LORD BEDFORD
Oui, madame.
Mais il n'y a qu'âne reine, et ma sœur n'a ni fils, ni frère.