‹ Le gascon: drame en cinq actes, neuf tableauxChapitre 71 sur 126 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

ÂRTABAN, èipart.

Coquin, va. (Haut à Gaétan.) Quand reprenez-vous la mer, mon ami?

GAÉTAN

Ce soir même, mon gentilhomme.

CARNOFB, regardant Artaban.

De quoi qu*il se mêle, celui-là.

ARTABAN

Ahl ce soir même!

GAÉTAN

Quand la flottille écossaise aura débarrassé le port.

ARTABAN

Et de quel côté cinglez-vous?

GAÉTAN

Vers Test-sud-est.

CARNOFE.

Il m'agace, ce grand-là, qu'est-ce qu'il veut donc?

ARTABAN, à Tbomassin.

Braves gens!... quelle vie de fatigues, de privations, de misères ! et dire que d'un mot je pourrais les faire aussi riches que les plus riches Juifs et Lombards du monde !

CARNOFE, grognant.

Qu'est-ce qu'il dit?

Ah! monsieur Tbomassin, je vois bien les signes que vous me faites.

THOUASSIN, slnpéfdit.

Moi?

Les matelots prêtent l'oreille.

ARTABAN

Oai, oai, votre cupidité insatiable se révolte à la peasée d'abandonner une part de prise à ceux qui vous aideraient à conquérir ces richesses incalculables.

Les matelots se rappnichent. Artabao a un moavemeat de joie. GAÉTAN, qni s'est approché.

De quelles richesses parlez-vous donc?

ARTABAN

Monsieur Thomassin a peut-être raison, je ne dois pas exposer vos jours dans les périls sans nombre qu'offrent les abords de cette lie fortunée?

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