ACTE DEUXIÈME
CARNOFE.
Oh ! plus rien, et pour une bonne raison ; c'est moi, Garnofe, qui ai tout enlevé.
ÂRTABAN.
Ta parole ?
CARNOFE.
Quand je vous le dis. Et même qu'il y en avait tant, que mon bateau, trop léger pour contenir toutes ces richesses, s'est vu dans la nécessité de couler bas. Quel malheur ! hein?
ARTABAN
Serais-tu Gascon, par hasard ?
cUrnofe.
Gascon gasconnant, comme vous-même, mon gentilhomme.
ARTABAN
Les ûls de Gascogne, maître Carnofe, font avaler des couleuvres, mais n'en avalent pas.
CARNOFE.
Et pour vous empêcher à l'avenir de nous offrir ce régallà, je vais^ pas plus tard que tout de suite, vous fermer la bouche avec le poing que voici.
Il retrousse ses maoches.
ARTABAN
En vérité !
LES MATELOTS
Bravo ! bravo ! capitaine !