‹ Le gateau des reines comedie en cinq actes, en proseChapitre 14 sur 109 · GERTRUDE, MARIE · texte numérisé non relu

GERTRUDE, MARIE

GERTRUDE; entrant du fond.

En vérité, ce Slurmer devient de plus en plus difficile : il a demandé une botte de paille pour oreiller.

MARIE; entendant venir Gertrude, elle noue vile le mouchoir à son cou.

Ah! te voilà?

GERTRUDE

Oui, mademoiselle. 11 est déjà en train de dormir; je voudrais bien en faire autant, car je tombe de sommeil.

MARIE

Je t'attendais.

GERTRUDE

Voilà, mademoiselle.

(Elle prend la lampe et va pour entrer à gauche.)

MARIE

Eh bien! où vas-tu donc?

G ERTR tjDE.

Je vais me coucher. t-. ;

MARIE. i.. -• V ?|j^ •* î " ’’ 11

A 1 OUVragC ! a 1 ouvrage !... (Elle va prendre l'Iulôt, an fond à gain fie, ainsi qu nnc corbeille à ouvrage qu’elle apporte sur la table, à gauche.) NOUS II R-

vons plus que deux jours, tu le sais, pour achever de raccommoder cet nabit de mon père.

GERTRUDE

Oui, mademoiselle.

Dans deux jours, je Hélas !

MAIUE.

pars pour Fontevraut.

GERTRUDE

marie.

Et la nuit est déjà bien avancée.

Oh! oui.

GERTRUDE

Bientôt minuit!

(Les deux femmes, assises auprès de la table , Gertrude à gauche et Marie à droite, se mettent à travailler. Gertrude, au bout de quelques secondes, cède au sommeil.)

MARIE, appelant tout en travaillant.

Gertrude?

Mademoiselle.

GERTRUDE

MARIE

Connais-tu Versailles?

,, . GERTRUDE

J y suis née.

MARIE

Que tu es heureuse!

Pourquoi?

GERTRUDE

MARIE

lour rien. Travaillons. (Après une courte pause.) Gertrude!... Gertrude!.,. est-ce que tu dors?...

GERTRUDE* s’éveillant eu sursaut.

Moi?... non!. . non!... Quelle idée!... Je ne sais passic’estle froid... cette lampe n’éclaire pas.

Bonne, donne !

MARIE

(Elle enfile l’aiguille de Gertrude.)

GERTRUDE

Oh! merci, mademoiselle! ça va aller tout seul.

MARIE

Combien y a-t-il de lieues d’ici à Versailles?

GERTRUDE, sommeillant.

11 y a... il y a quarante lieues... (vivement.) Non... deux cent quarante lieues.

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