ACTE I
MARIE, contint.
Deux cent quarante lieues!... comme c’est loin!... (Nouille
pause pendant laquelle Gertrude dort sur son ouvrage, et Marie réfléchit plus qu elle
ne travaille. — Appelant.) Gertrude!... Gertrude!... Gertrude!,..
GERTRUDE, brusquement éveillée.
Deux cent quarante lieues... tout de rivières !
Combien faut-il de jours pour aller d’ici à Versailles?
GERTRUDE, à demi endormie.
Trois jours et quinze nuits.
MARIE
Pauvre Gertrude ! Elle n'aime pas, elle ! (L'on entend sonner minuit à l’iiorioge <iu château.) Minuit!... minuit ! il est bien loin maintenant, bien loin! Quand arrivera-t-il à Versailles? quand serat-il revenu? (a demi endormie.) Mon Dieu, éloignez de lui tous les dangers d’une route si longue... d’une saison si pénible !... La pluie... la neige... le vent... la neige. (Elle dort.)