‹ Le gateau des reines comedie en cinq actes, en proseChapitre 27 sur 109 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

cartons. Le Tellicr sc découvre avec respect. ) Que faites- vous ? Vous saluez?

Ne se découvre-t-on pas devant les tombeaux ? Ainsi, madame la marquise, les grands services rendus par mes aïeux à la monarchie ne me font pas peut-être tout à fait indigne de ce titre, que je m’engage à payer de tout mon sang à la première occasion que me fournira le sort des armes. Ah ! madame, vous êtes si belle... vous devez êtes si puissante...

MADAME DE PRIE, allant s'asseoir à droite.

Eh ! il y a un duc de Bourbon, qui ne fait pas tout ce que je veux, quoi qu’on en dise. Au palais de Versailles, oii nous sommes, il y a aussi un jeune roi qui ne fait pas non plus tout ce que veut monsieur de Bourbon. D’ailleurs, monsieur de Bourbon a horreur de conseiller au roi de faire des ducs et pairs. Il dit, k cause des formidables rivalités que ces nominations soulèvent, que ce sont des embarras sans nombre qu’on se crée, sans parler des ingrats qu’on se prépare.

LE TELHER.

Oh ! madame, madame !... moi, ingrat !

MADAME D E PRIE

Je ne dis pas cela pour vous. 11 n’y a jamais que les autres qui soiit ingiats.

LE TELLIER , s agenouillant et portant la main de madame de Prie à ses lèvres.

Moi, ingrat ?

MADAME DE PRIE

Mais, encore une fois, ce n’est pas pour vous....

LE VALET , annonçant.

Monsieur le duc !

LE TELLIER , voulant se relever.

Ciel!

MADAME DE P R 1 E , l’en empêchant.

Restez !

Monsieur le, duc !

M ADA ME DE PR1 E

Restez, vous dis-je. Embrassez donc ma main.. . Plus fort ! plus fort encore !

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