POMMIER, RENAUD
. POMMIER, qui a reprit la tarse.
Ne faites pas attention... C’est aujourd’hui la blanchisseuse... Ces jours*là , elle est toujours comme ça... (mm présente u utse.)
RENAUD, la repoussant.
Ça n’est pas gai...
Ça se fera.... ça se fera.... (lui offrant u tisane.) Tenez.... prenez ceci...
RENAUD
Merci...
* POMMIER
Elle vous aime beaucoup... Tout à l’heure encore , elle me disait que vous étiez tout a fait le mari qu’elle a rêvé.
* Pommier, Renaud, Zoé.
•♦Pommier, Renaud.
RENAUD
Ah !... vraiment?... Eh bien, ça me fait plaisir, (n lui frappe sur
le » cotre.)
POMMIER
Hé !... ne frappez donc pas...
RENAUD
. Ça se fait... un gendre frappe toujours sur le ventre de soi beau-père.
POMMIER, à part.
C'est qu'il n’a pas l’air malade du tout! (n boit une gorgée. — Haut.) Dites-moi donc, vous avez l'air tout guilleret ce matin.
RENAUD
Mais oui... ça ne va pas trop mal.
POMMIER
N’imporle!... il faut bien vous observer... votre santé a besoin des plus grands ménagements, (lui offrant n tisane.) Buvez ceci.
RENAUD, prenant la tasse qu'il pose sur le guéridon.
Laissez-moi donc tranquille!... en voilà assez !
POMMIER
Le docteur Bernard me l’a dit encore hier.
RENAUD
Hier, oui... mais aujourd’hui... Tenez, regardez-moi cette figure... jamais je ne me suis mieux porté.
POMMIER, à part.
Le fait est que le gueux a une mine superbe ce matin !
RENAUD
Le moyen detre malade ici?... dans cet appartement si bien aéré... avec une cuisine comme la vôtre... C’était bon à Clichv... parce que là... les remords, la douleur... l’air impur des
Cachots... (Serrant Pommier dai.s ses bras.) Oll! bon monsieur' POBl-
micr... dire que c’est à vous que je dois tout ça!... Hum! hum !
(il l’embrasse à plusieurs reprises.)
POMMIER, se dégageant . 4
Mais laissez donc... mais laissez donc.
Aussi vous allez voir... A dater d’aujourd’hui, je me consacre tout entier au bonheur de votre fiüe.
POMMIER
C’est inutile... eUe est très-heuituse.
* Renaud, Pommier.