‹ Le gendre de M. Pommier comedievaudeville en trois actesChapitre 2 sur 55 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

cours chez toi... et là j’apprends qu’il s’agit, non pasde Clichyla-Garenne, mais de Clichy, la prison... Mon Renaud coffré !... Ah! mais, ne crains rien!... maintenant, je ne te quitte plus!

(Elle se 1ère.)

* RENAUD, à ptrt.

Diable !

GRAZIELLA

Am d’Haydée.

• Je suis à toi !

Nos deux cœurs sont unis sur cette terre !

L’tien, c’est l’ormeau, l’mien, c’est le lierre; Ab! mon Renaud! ne dout’s jamais de moi!

Je suis à toi!

(On se lève.)'

TOUS

Bonne Graziella!...

BERNARD, bai i Renaud.

Midibienôt... fais-la filer.

RENAUD, 'bat à Bernard.

Attends... (a Graziella, tendrement.) Oh ! oui... ** va, ange de ma vie, étoile de mes nuits... nous ne nous quitterons plus... seulement, aujourd’hui, tu vas t’en aller...

GRAZIELLA

M’en aller!... comment?...

RENAUD

Comme tu es venue,

GRAZIELLA

Ah! mais...

RENAUD, arec myitère.

Ne vois-tu pas qu’il se passe ici quelque chose d’étrange?... Ce déjeuner que j’ai fait apporter... ces messieurs que j’ai fait venir...

OCTAVE

En effet...

, CALUMET

Tu ne nous as pas dit...

Chut!...

Bah!

RENAUD

Je médite un plan d’évasion.

TOUS

RENAUD

Chut!... oui... un plan d’évasion à la Monte-Cristo.

‘Octave, Graziella, Calumet, Renaud, Bernard.

* Octave, Calumet, Graziella, Renaud, Bernard. # .

Je connais la légende. *

RENAUD

Comme lui, je me fais coudre dans un sac... on me jette par la fenêtre... je tombe sur une voiture de paille qui se trouve là par hasard... j’éventre le sac avec le poignard que j’ai... (cherchant b a ceinlnre, et s’apercevant qn’il n’a pas de poignard) qUO j’ai à ma

jarretière... je saute en bas de la voiture... et ça n'est pas plus difficile que ça.

BERNARD

Ça se fait tous les jours !

GRAZIELLA

Très-bien!... je vous aiderai...

BERNARD

Du tout... ta présence pourrait éveiller les soupçons... Tu vas prendre immédiatement le chemin de fer et chauffer pour Bruxelles... tu m’attendras à l’hôtel du Pélican blanc...

GRAZIELLA

Qui s’ouvre les flancs...

RENAUD

Pour nourrir scs enfants... Va-t’en.’. . Demain matin, je serai près de toi, et bientôt des liens indissolubles...

GRAZIELLA

Bien vrai?...

Tu doutes?

RENAUD

Air d ’Haydèe.

Je suis à toi !

Oui ! je suis comte, et tu seras comtesse!

Si j’étais duc, tu s’rais duchesse ;

Tu serais reine, enfin, si j’étais roi!

Je suis à toi !

GRAZIELLA

Bon Renaud! Je rentre à l’hôtel... je prends lues biblots et je pars !

RENAUD

Très-bien !

BERNARD, i Reuaud, bas.

11 est midi !

RENAUD, à Graiiella. ' ,

Fais préparer les torches de l’hyménéc... qu’il n’y ait qu'à les allumer... a . t

ün'» ■

GRAZIELLA

C'est convenu... A demain!

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