ACTE I
cours chez toi... et là j’apprends qu’il s’agit, non pasde Clichyla-Garenne, mais de Clichy, la prison... Mon Renaud coffré !... Ah! mais, ne crains rien!... maintenant, je ne te quitte plus!
(Elle se 1ère.)
* RENAUD, à ptrt.
Diable !
GRAZIELLA
Am d’Haydée.
• Je suis à toi !
Nos deux cœurs sont unis sur cette terre !
L’tien, c’est l’ormeau, l’mien, c’est le lierre; Ab! mon Renaud! ne dout’s jamais de moi!
Je suis à toi!
(On se lève.)'
TOUS
Bonne Graziella!...
BERNARD, bai i Renaud.
Midibienôt... fais-la filer.
RENAUD, 'bat à Bernard.
Attends... (a Graziella, tendrement.) Oh ! oui... ** va, ange de ma vie, étoile de mes nuits... nous ne nous quitterons plus... seulement, aujourd’hui, tu vas t’en aller...
GRAZIELLA
M’en aller!... comment?...
RENAUD
Comme tu es venue,
GRAZIELLA
Ah! mais...
RENAUD, arec myitère.
Ne vois-tu pas qu’il se passe ici quelque chose d’étrange?... Ce déjeuner que j’ai fait apporter... ces messieurs que j’ai fait venir...
OCTAVE
En effet...
, CALUMET
Tu ne nous as pas dit...
Chut!...
Bah!
RENAUD
Je médite un plan d’évasion.
TOUS
RENAUD
Chut!... oui... un plan d’évasion à la Monte-Cristo.
‘Octave, Graziella, Calumet, Renaud, Bernard.
* Octave, Calumet, Graziella, Renaud, Bernard. # .
Je connais la légende. *
RENAUD
Comme lui, je me fais coudre dans un sac... on me jette par la fenêtre... je tombe sur une voiture de paille qui se trouve là par hasard... j’éventre le sac avec le poignard que j’ai... (cherchant b a ceinlnre, et s’apercevant qn’il n’a pas de poignard) qUO j’ai à ma
jarretière... je saute en bas de la voiture... et ça n'est pas plus difficile que ça.
BERNARD
Ça se fait tous les jours !
GRAZIELLA
Très-bien!... je vous aiderai...
BERNARD
Du tout... ta présence pourrait éveiller les soupçons... Tu vas prendre immédiatement le chemin de fer et chauffer pour Bruxelles... tu m’attendras à l’hôtel du Pélican blanc...
GRAZIELLA
Qui s’ouvre les flancs...
RENAUD
Pour nourrir scs enfants... Va-t’en.’. . Demain matin, je serai près de toi, et bientôt des liens indissolubles...
GRAZIELLA
Bien vrai?...
Tu doutes?
RENAUD
Air d ’Haydèe.
Je suis à toi !
Oui ! je suis comte, et tu seras comtesse!
Si j’étais duc, tu s’rais duchesse ;
Tu serais reine, enfin, si j’étais roi!
Je suis à toi !
GRAZIELLA
Bon Renaud! Je rentre à l’hôtel... je prends lues biblots et je pars !
RENAUD
Très-bien !
BERNARD, i Reuaud, bas.
11 est midi !
RENAUD, à Graiiella. ' ,
Fais préparer les torches de l’hyménéc... qu’il n’y ait qu'à les allumer... a . t
ün'» ■
GRAZIELLA
C'est convenu... A demain!