‹ Le général Auguste Colbert,Chapitre 64 sur 150 · CHAPITRE XXXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXI

k victoire. Trouvait-il son appui dansTintérèt des peuples, dans Tesprit, les sentiments des souverains? Et ces 10 millions d'Allemands en quelque sorte retournés contre eux-mêmes ! N'y avait-il pas là quelque chose contre nature, portant en soi-même son germe de destruction ? Et pour parler plus particulièrement du traité de Tilsitt, cette Prusse humiliée, ruinée, vaincue mais non soumise, n'allait-elle pas devenir un foyer de haine et de vengeance ?

La création du grand-duché de Varsovie était loin de satisfaire aux espérances des Polonais. Enfin, si Tempereur Alexandre, sous Tinfluence des circonstancesprésentes, entrsdné, ébloui, s'abandonnant à Napoléon, disant alliance avec lui, ime partie de la nation russe se trouvait blessée dans sa dignité par ce prompt revirement, et la nation tout entière voyait ses intérêts compromis par la rupture des relations commerciales avec l'Angleterre.

Napoléon eût-il pu agir différemment à Tilsitt? Qu'on

le remarque: les guerres de 1800, 1805,1806 et 1807

: forent pour lui des guerres défensives ; il fut dominé

par les faits, entraîné par les conséquences naturelles

choses, si Ton veut, parla fortune, par le destin.

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