‹ Le Général Boulanger et la conspiration monarchique (volume 2)Chapitre 17 sur 28 · SOMMES ALLOUÉES · texte numérisé non relu

SOMMES ALLOUÉES

Ui

Ecrire.

Ecrire, rec. par Laisant.

Recommandé par Bonvatier.

Doit se faire payer par M.

Noël.

Recomm. par de Menorval.

Recomm. par 100 Derrien.

ETAT NOMINATIF

Colombet, l,rue du Trésor, Marseille (Postes), révoqué 28juinl 889, femme et trois enfants.

Aurelli, 7, rue du Camp, Pont-à- Mousson (Police), révoqué 1er mars 1889.

Andrès (Alfred), 23, rue Daguerre, Paris (finances), révoqué pour avoir portrait du Général. Demande cautionnement pour entrer aux omnibus.

Monpert, 80, rue Charles-Laffitte, Neuilly-s. -Seine (Ecoles de Paris), révoqué 1 er mars . Attitude politique, deux enfants, secours.

Bourgoîn, 17, rue de Bondy. (Lits militaires), demande audience et emploi.

Faurot, 42, rue St-Dominique, Paris (finances), révoqué, le 27 juillet, opinions boulangistes.

Lebeau (sans adresse). Préfecture de la Seine. Mis à la retraite pour propos boulangistes.

Engnerrand de Marigny, 14, rue de l'Ouest, Neuilly (Secrétaire de commissariat de pofice), révoqué pour opinions boulangistes.

Singier, 35, rue Royale, Dunkerque.

Carton, 4, rue de Séchelles, Dunkerque.

Vrignatid, 39,'^ rue du Collège, Dunkerque.

Police. — 120 fr.par mois à cha-

cun.

SO IMES ALLOIEES

Une fois donné.

Lui écrire.

Recommandés par Lalou.

ETAT NOMINATIF

Piel, Souviniagues, par Sommières (Gard). Garde champêtre, opinions boulangistes.

Haye, 185, rue du Château, Paris (postes). Marié, sans ressources.

Duflos, 36, rue Montcalm (finances).

Giannorsi, 27, rue de la Rose, Marseille (Police), révoqué, 8 juillet 1889, opinions boulangistes.

Boissenot, 6, rue Daguerre (police), révoqué 8 juillet, opinions boulangistes.

Josselin, 68, avenue de Breteuil (postes), révoqué en mai, opinions boulangistes.

Rousseau, Eugène, place Saint-André, Sancerre (Cher), révoqué, opinions boulangistes. (Gardien chef prisons.)

Rémond, 106, rue Etienne-Marcel, Montreuil-sous-Bois (police). Révoqué, opinions boulangistes.

Dupont, Saint-Souplet (Nord), Garde champêtre, révoqué 11 juin 1889, opinions boulangistes.

Eymard, 136, boulevard Raspail, Paris. Chemin de fer Etat. Révoqué du 1er août 1889. Avoir écrit au Général. Fixe pas de chiffre.

Nolhac, 18, rue de la Banque, Nîmes.

Préfecture du Gard. Suppression d'indemnité du Conseil général, famille.

SOMMES ÀLLOCÉES

Observations

Recomm. par de Ramel.

Recomm. par Martimprey.

Lui écrire.

Une fois donnés Recomm. par Montégut.

ÉTAT NOMINATIF

SOMMES ALLOUEES

Observations

Bastianelli, 76, rue de Grenelle, Paris. Garde républicain. Révoqué "11 janvier, boulangisme. Ne fixe rien.

Lui écrire.

Peltier, Gaston, 32, rue de la Gaité (Postes et Télégraphes).

Lui écrire.

Tra\:ers, à Rémaland (Orne). Contributions.

Recomm. par Dugué.

DiLssere,'^., boulevard Amiral-Courbet.

Nîmes.

62bis

Cambouc-Marceille , Tonneins, L.-et- Gar., sûreté générale.

Guigouret, Saint-Genis de Saintonge, (Domaines) Charente-Inférieure.

Recomm. par Lefèvre.

TayHarin, 32, rue Feutrier, Paris

(Postes).

Blondeau, 62, rue Ordener, Paris

(Bibhothécaire).

Une fois donnés Une fois donnés

Fadié, 39, boulevard Saint-Martin, Paris. Révoqué pour boulangisme (Receveur des Postes).

Goin, 82, rue des Rigoles, Paris (Pohce). Révoqué pour boulangisme.

Raffignon, 26, avenue de Tourville, Paris (Instruction publique). Révoqué pour lettre au Général.

Poussard, 12, rue Saint-Etienne, Poitiers. Commis d'ordre au service vicinal. Révoqué propagande, avait 150 francs par mois.

Grappin, Eugène, Mihanah, Algérie (Postes) Commis Télégraphe. Révoqué opinions boulangistes. (Secours immédiat).

Mensualité accordée ultérieurement.

Une fois donnés,

ÉTAT NOMINATIF

SOMMES ALLOUEES

Observations

Gidon, Orgelet (Jura). (Surnuméraire percepteur). Révoqué cause boulangisme. Demande place ou emploi.

Dalléas, Kirostein, par Saint-Pierre- Quiberon, percepteur. Révoqué 1er mai. Demande emploi ou place.

Deïahaye, 32, rue de Bicêtre, Amiens (garde prisons), 14 ans de services. Révoqué, hostile au Gouvernement, femme et 4 enfants.

Sauclières, rue du Lycée, So, Havre (service municipal d'hygiène). Révoqué pour avoir soutenu le Général au 6 août.

Guichard, ex-directeur de la ISe circonscription pénitentiaire, à Besançon, ancien commandant. Révoqué pour convictions politiques.

Richard, ^anvi, 39, rue Rochechouart, Paris.

Lui écrire.

De Percy, 43, boulevard du Chemin de fer, Puteaux (Contributions indirectes). Révoqué pour boulangisme.

Lui écrire.

TetUer (police), bureaux du Clairon, 27, rue de France, Constantine.

Comin, Alphonse, rue Naujac, 86, Bordeaux (police).

Pascal de Juglart, Avocat. La Rochefoucauld (Charente), n'était pas fonctionnaire. Prétend avoir dépensé argent et temps. Demande oÛO fr.

Non.

ÉTAT NOMINATIF

Mathieu, 86, faubourg du Temple, Paris. Direction artillerie à Yincennes (puis, 10, passage de l'Epargne).

Brébant, 13, passage Dauphine, Paris. Inspecteur de la sûreté. Révoqué pour lettre de félicitations au général.

Gadet (Félix). Chambon- sur-Vouèze (Creuse). Garde-champêtre. Révoqué pour avoir placardé affiches révisionnistes.

Petit, 13, rue Guittet, Angers. Secrétaire de commissaire de pohce,2e arrondissement. Lettres de féhcitations au général.

Mercadier, 49, boulevard de Clichy, Paris (Facteur des postes). Propagande.

Mercier (Emile), chez Raoul Joubert, avocat, 97, rue Denfert-Rochereau, Paris. Garde à l'asile d'aliénés de Villejuif, avait dans sa chambre des portraits du général.

Quercij, curé à Marti gnac, par Puyl'Evcque (Lot). Lettres au général, a laissé mettre sur son clocher un drapeau après le 27 janvier.

Tréhin (Pierre), 93, boulevard Boirin, Angers. Garde-frein chemin de fer de l'état. Révoqué, a écrit deux fois au général.

Boudet, 66, rue des Dames, Paris, Compagnie du gaz (ordre du général. Envoyé par M. Naquet).

SOMMIS ALLOUEES

Observations

ETAT NOMINATIF

Derrien. Route de Versailles, Billancourt.

Couloni, 24, avenue de la Motte -Piquet.

Terrey (Etienne), Bonneuil-sur-Marne par Gharenton.

Oustrières (Elie), 11, rue Maubuée^ Paris.

Guiraïul (l'abbé), 2, rue des Fours- à- Cliaux, Nîmes.

Salières à Lorges (Yar).

SOMMES ALLOUEES

TO

Observations

Quelques mots d'explications sur celte fameuse question des révoqués dont les résultats n'ont pas répondu à ce qu'on en attendait.

Ce fut vers la lin de la période de luttes, que Y Intransigeant publia un entrefilet prévenant tous les fonctionnaires ou employés révoqués pour « cause de boulangisme »

qu'ils n'avaient qu'à se faire inscrire aux journaux du parti ou au secrétariat du général, à Londres et qu'on leur réglerait leurs appointements, jusqu'aux élections généra-

les, et qu'après le triomphe ils seraient replacés avec avancement dans leurs situations perdues.

Cette déclaration était vraiment bien imprudente et le Général eut le grand tort d'y souscrire, car, vu l'état de la caisse boulangiste se chiffrant par zéro, et Dillon fermant énergiquement la sienne, par' ordre ^ pour tout ce que décrétait et désirait le Général, cette histoire des révoqués ne pouvait pas manquer d'être lamentable.

Le Général m'en char^^ea ; je reçus par lui, par ses amis, par les députés, par les journaux, par les femmes de chambre ou valets de chambre des amis des amies qui connaissaient le Général, plus de dix mille lettres de gens tous révoques ! !

Ces lettres, je les ai gardées. C'est du véritable vaudeville.

De ces 10.000 lettres je fis un triage parmi celles qui me paraissaient les plus sérieuses, j'en dressai un état nominatif que je fis ap-

prouver par le Général et que nous avons reproduit plus haut.

Je dois ajouter que, même dans ce triage, il y en avait bien une moitié émanée de gens qui n'avaient jamais été révoqués pour cause politique !

Un exemple entre mille :

Un sieur X... portant un des plus anciens noms historiques de la France, s'il vous plait, sut si bien s y prendre pour nous emboîter que j'eus la faiblesse d'en faire un de mes secrétaires à la rue Galilée.

Un beau jour, il disparut sans me laisser son adresse ni le motif de son départ. Je lui avais réglé son mois à Tavance, et il m'avait encore carotté deux louis et autant à mon secrétaire particulier, mon cousin Goiran.

Deux jours plus tard, mon domestique entra dans mon cabinet et me dit :

a Monsieur, il y a là deux agents de la sûreté avec un mandat d'amener qui vous demandent. ))

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