NE
st parlé :
idge Villa ondon N, W.
. motifs que ier, j'ai cru
ne pas devoir me rendre à Douvres à la rencontre du général Boulanger et ne prendre aucune part à la manifestation qui a eu lieu hier à la gare de Charring Cross.
« Je m'abstiendrai aussi de me présenter à rhôtel Bristol.
« Mais comme j 'ai à vous faire d'importantes communications je viens vous prier de vouloir bien prendre la peine de venir me voir le plus tôt possible ou de m' assigner un rendez- vous à l'abri de toute curiosité indiscrète.
<c Toutefois, pour le moment, il vaudrait mieux que vous veniez chez moi, car je ne suis nullement surveillé étant considéré comme un forcené anti-boulangiste.
« D'ailleurs ma demeure est très éloignée du centre et se trouve située dans une voie très large et très étendue qui n'offre aucun point de repère aux mouchards.
c( Si vous ne pouvez pas vous déranger,
veuillez prier M. Turquet de vous remplacer,
j'ai la pins entière confiance en Thonorable député de T Aisne que j'ai eu roccasion de voir souvent quand il était sous-secrétaire d*État aux Beaux- Arts.
« J'ai rhonneur de vous prier, M. le comte, d'agréer mes civilités les plus empressées.
« Signé : M. D'ALLiivÈNE. »
« P. S. — Vous êtes entouré d'upe véritable escouade de mouchards envoyés expressément de Paris par Texcrémenteux Cens tans.
« Je serai chez moi demain, vendredi, de six heures du matin à cinq heures du soir. »
Par ce qu'on vient de voir les « ofïîcieux ne chômaient pas auprès de Dillon. Les offres de ces dévoués (!), si bien au courant de ce qui se faisait contre le général, étaient quotidiennes. Elles avaient pour eux le double avantage d'essayer de capter la confiance de Dillon, d'avoir une entrée dans la place et aussi d'empocher « les petits bénéfices ! »
Il voulait que je me rendisse immédiatement dans la Loire avec dix mille francs à distribuer aux nécessiteux. M. Dillon ne me laissa partir que deux jours après et je ne reçus pour tout viatique que deux mille francs qu'il me fallut attendre à la portière de ma voiture sur le trottoir de Portland- Place pendant près d'une heure, le comte déclarant ne pas avoir d'argent disponible !
Ce fut M""® de Bonnemain qui remit les deux billets bleus à Dillon, ce dernier me les envoya par Guiraud.
Je partis néanmoins avec cette somme dérisoire (dépense non prévue par les Orléanistes) pour Saint-Etienne.
Là, je donnai de suite 500 francs au comité présidé par Laur et distribuai moi-même par pièces de cent sous et de dix francs, mille francs aux femmes et enfants des disparus.
Je fis de mon mieux et malgré la petite
somme donnée le nom du Général fut béni
dans bien des masures. Les vingt-cinq louis
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furent employés à l'hôpital et aux mon déplacement.
I rendis dans tes hôpilanx et m'éde consoler et de donner l'espérance a des moribonds, des pauvres calcii estropiés ponr la vie : j'étais ma- »t horrible spectacle.
, mon départ de Saint-Etienne, j'indiaer le député Laur, Arnous Rinotro représentant à Lyon qui était aider à distribuer les secours ainsi Iqnes membres du comité révision- Saint-Ëtienne.
I constater que, dans la Loire comme ailleurs, tout allait à la dériveet qu'il Lt aucune chance sérieuse de succès, ir je prenais l'express pour Lyon, s m'accompagnaient à la gare et rquaient dans mon coupé, aux cris Boulanger, tandis que le ministre 9 venu à SaînL-Ëtienne pour la catasmontait dans un compartiment
comme un bon bourgeois, mais avec son sourire bonhomme et la tranquillité d'un monsieur sûr du lendemain. Je fis tout le voyage avec lui et nous dînâmes dans le même wagon restaurant avant d'arriver à Paris.
A LONDRES (Suite)
Le mystère de Jersey. — Disparition du comte Dillon, — La duchesse d'Vzès à Londres. — Le Général ne rentre pas, — Départ pour Jer^ sey. — Mon mystérieux compagnon. — Savary d'Odiardi. — L'article de Rochefort. — Le Mystère.
Vers le commencement du mois d'août, le comte Dillon, accompagné de sa femme, de ses fils, de M. et M™® Roche, avait quitté presque subitement Londres, ne laissant son
adresse qu'à moi. Le général lui-même Tignorait : il en était furieux.
adresse, mais espère qu'il arrivera Ports-
mouth demain malgré le très mauvais temps
en mer,
« Comtesse Dillon.
<« Marine Hôtel. »
POST OFFICE TELEGRAPHS
« Cowes, 8 w p. 9. 38 p,
« Baron "Verly, 7 Craven-Hill a Hide Park London.
a Déclaration faite, signature est légalisée, je le sais, vous pouvez rassurer Portland.
« Comtesse Dillon, Marine Hôtel. »
Où donc était Dillon ? ? ?
Je transmis les réponses à mon chef de plus en plus mécontent de Tabsence de son ami et le soir je reçus de son secrétaire la lettre suivante :
nier, m'annonçant leur arrivée pour le lendemain soir, à b heures.
Il était trop tard pour télégraphier à Cowes, je ne pus le faire que le lendemain matin. — Le Comte était toujours absent.
Mystère ! Je reçus de la Comtesse la dépêche suivante :
POSÏ OFFICE TELEGRAPHS
« Cowes, 5.8 p. 5.40 p.
« Baron Verly, London,
« 7, Craven-Hill, Hyde-Park.
« Comte absent pour affaire très sérieuse.
Ne pourra rentrer au plus tôt que dimanche dans la nuit Londres. Je l'attendrai à Portsmouth et rentrerai avec lui, veuillez vous trouver à arrivée duchesse et le lui dire ; continuez à envoyer nouvelles ici jusqu'à demain midi, mille compliments.
« Comtesse Dillon, Marine Hôtel. »
A rheure dite je me rendis à la gare pour
LK GBNBRAL BOULA NGn
oir la duchesse. Elle venait à Londres l'intention bien arrêtée de décider le rai à rentrer à Paris et à se présenter fit la Haute Cour.
duchesse nae faisait absolument l'effet s héroïnes de la Ligue qui estimaient ïinergie et la décision n'étaient pas l'a- ;,'» exclusif des hommes. Je l'accompa- Ix l'hOtel Alexandra et restai près d'elle mt son dîner.
Th le milieu du repas, M. Schmoll, le seirode M. ArthurMeyer, vint nous rejoin- Nuus causâmes longuement et, comme poiiso. ta situation politique fit seule iiis do notre entretien. Je ne reproduirai e qui fut dit au cours de cette soirée, ulant pas livrer le nom de la duchesse 18 à la malignité, car nous n'avons 's trouvé en elle qu'une grande âme de de tous les dévouements pour une i qu'elle jugeait intéressante et noble, rs les neuf heures, la duchesse nous
mit carrément à la porte en nous disant, pour excuser son procédé : « Filez, le gênérai va venir et il ne faut pas qu'il sache qu^on a pu le voir. »
Nous descendîmes et n'eûmes en effet que le temps de nous jeter dans un corridor, car déjà le général sortait de son coupé, s'engouffrait sous la porte d'entrée et gravissait rapidement, comme il avait coutume de le faire, les degrés de Tescalier, jusqu'aux appartements de la duchesse.
Que se passa- t-il dans cette entrevue?
Que résolut-on? Que dit-ou?Nous Tignorons; toujours est-il qu'après le départ du visiteur nous retrouvâmes la duchesse radieuse, transformée. Fille avait eu évidemment de son interlocuteur une assurance qui dut la satisfaire. Ne s'agissait-il pas delà très prochaine rentrée en France du général ? M"« d'Uzès, on le sait,conseillaiténergiquemenl cet acte.
Le lendemain matin, je reçus le télégramme suivant :