‹ Le général Chanzy, 1823-1883Chapitre 15 sur 30 · LK GÉNÉRAL CHANZY · texte numérisé non relu

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français, appliquait notre législation à tous les modes d'acquisition et de transmission de la propriété autres que la succession, et imposait à tout Arabe qui serait déclaré propriétaire un nom patronymique. « Les indigènes, disait Chanzy, manifestent hautement leur satisfaction d'une loi qui les sort de l'indivision : immobilisés pendant des siècles dans le communisme, ils comprennent les bienfaits dont est grosse une loi qui sera la régénération du pays. » Mais l'œuvre était énorme et pleine de difficultés imprévues. La loi de 1813 était plutôt une loi de principes qu'une loi d'affaires ; elle restait obscure sur beaucoup de points; elle se taisait sur les voies et moyens à prendre pour l'application, et la propriété arabe ne pouvait être soumise aux mêmes règles, aux mêmes dispositions que la propriété française. Néanmoins Chanzy entama cette grande entreprise. Le crédit annuel de 250,000 fr. consacré à cette immense opération fut porté en 1876 à 400,000 fr., en 187T à 710,000 fr. et en 1878, à un million. A ce crédit s'ajoutaient encore les plus-values des centimes additionnels à l'impôt arabe et les reports des sommes qui n'avaient pas été employées aux exercices précédents. Chanzy disposait donc en 1876 de 1,450,000, en 1877 de 1,627,000 et en 1878 de 1,666,000 francs. Mais il

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ne dépensa en ISTfô que 615,000, en 1877 que 716,000, en 1878 que 878,000 francs. Les embarras croissaient à mesure qu'on avançait ; le grand résultat, disait Chanzy, ne se promulgue pas; il se , réalise péniblement, patiemment, parce qu'il se poursuit au milieu de difficultés exceptionnelles. Il avait fallu recruter un personnel d'agents. Les commissaires-enquêteurs, chargés de la partie juridique de l'opération, se trouvaient facilement. Chanzy réglementa l'admission à cet emploi, institua un stage afin de former des candidats, remit à l'initiative des préfets les choix à faire et le contrôle à exercer.

Mais ce qui manquait, c'était le personnel du service topographique ou du service des levés généraux, institué par aî'rêté du 8 avril 1875, pour assurer l'établissement des « levés généraux » qui devaient servir de base à l'exécution de la loi du 26 juillet 1873. Chanzy fit venir deux géomètres en chef du cadastre de France qui dirigèrent, l'un une brigade de géomètres auxiliaires dans les provinces d'Alger et d'Oran, Pautre, une deuxième brigade dans la province de Constantine. Ces deux brigades étaient recrutées par leurs chefs ; les agents qui les composaient recevaient une commission officielle, mais ils ne relevaient que du géomètre en chef; ils étaient payés à la tâche. Un

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inspecteur, ayant dans ses attributions les deux services de la topographie et des levés généraux, fut chargé de contrôler les opérations de ces deux brigades. Mais ce personnel était trop peu nombreux pour suffire à la besogne ; il ne compta durant les trois années 18*76, 1877 et 1878 que 57 agents. Aussi, les commissaires-enquêteurs et les géomètres n'avaient-ils expertise et délimité au 1«' juillet 1877 que 410,000, et au 31 décembre 1878 que 798,000 hectares. Mômes lenteurs dans la délivrance des titres : au 1^^ juillet 1877, les titres délivrés ne comprenaient que 25,066 hectares ; en 1878, ils ne s'étendaient qu'à 22 douars et 69,888 hectares. L'opinion publique trouvait naturellement qu'en allant de si petit train, l'opération ne serait achevée que dans plus de trente ans ; elle accusait Chanzy de ôes longs retards ; n'aurait-elle pas mieux fait de s'en prendre à la routine de l'administration et à ses innombrables formalités? Depuis le départ de Chanzy, a-t-on constaté et déterminé les parts avec plus d'activité, a-t-on délivré plus promptement les titres de propriété? Mais tout a été dit sur la bureaucratie française ; elle fait quelquefois bien ; jamais elle ne fera vite. Il faut ajouter que Chanzy, voulant faciliter la constitution et principalement la conservation de la propriété individuelle, fit étudier et préparer un

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projet de loi sur Tétat civil des indigènes, et qu'il s'efforça d'établir en Algérie un système financier équitable et rationnel. Il proposait en 1875 au Conseil d'Etat un projet approuvé par le Conseil supérieur et les Conseils généraux. D'après ce projet, l'impôt foncier aurait été immédiatement appliqué aux territoires cadastrés. Quant aux impôts arabes sur les bestiaux et les récoltes {zehkat, achour^ hokkor), « ces taxes essentiellement variables auxquelles aboutit le recensement annuel, toujours si difficile, souvent si incomplet et parfois si abusif, des matières sur lesquelles portent les redevances », Clianzy proposait de les transformer provisoirement en un impôt fixe de répartition qui serait remplacé, au fur et à mesure de l'exécution du cadastre, par l'impôt foncier. Il avait obtenu la suppression de la direction centrale des contributions directes ; il fit créer (21 novembre 1815; une direction au cheflieu de chacun des trois départements de l'Algérie, et adjoindre au personnel continental du service trente agents coloniaux nommés répartiteurs, qui devaient assister les djemàas dans la répartition de l'impôt entre les membres de chaque tribu ou douar et fournir les documents nécessaires aux rôles de perception (21 décembre 1875). Mais Chanzy demandait que le principal de l'impôt foncier restât fictif pendant cinq années et fût réduit à moitié durant

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les cinq années suivantes : il voulait ménager la transition. Le Conseil d*Etat exigeait au contraire la perception immédiate, au profit de TËtat, de la moitié du principal et la restriction des centimes additionnels au montant du principal perçu. Le projet fut retiré*. « Il y avait là pourtant, disait Ghanzy, un résultat important à obtenir, aussi bien pour constituer sérieusement les ressources départementales que pour préparer les indigènes au fonctionnement de l'impôt foncier, dès qu'il pourrait être appliqué. »

Après avoir expQsé tous ces résultats, il est permis de dire que le général Chanzy a regardé notre province d'Afrique comme autre chose qu'un champ de manœuvres ou une école de discipline militaire. Il sut reconnaître que l'Algérie était une des grandes espérances de notre patrie et une des belles chances qui lui restaient de relever dans le monde son prestige et sa fortune. Il vit dans cette « France nouvelle » un vaste territoire ouvert à l'activité colonisatrice de la métropole. Son gouvernement mit fin

^ G.. 8., 1875, p. M; 1877, p. 51; 1878, p. 56; ClavaGEBAn, p. 4Q5, etc.

à la période des tâtonnements et des déceptions ; il organisa par de sages mesures l'administration algérienne jusqu'alors assez incohérente et décousue; il inaugura un plan de colonisation systématique suivi avec lenteur, il est vrai, mais avec persévérance et habileté. Il restait beaucoup à faire, lorsr qu'il partit, mais le plus difficile était fait, et avec les petites ressources dont il disposait, il avait accompli de grandes choses. Comme il Ta dit, après les désastres sans précédents qu'avait subi^ la France et qui demandaient tant d'efforts et de sacrifices, on ne pouvait compter sur le large concour$ de la métropole. « Nous ne pouvons, ajoutait-il, nous ne devons même demander que ce qui est nécessaire pour assurer la marche 4e la colonisation, pour terminer et mettre en rapport les grands travaux entrepris et encore inachevés. >? Et pourtant, jamais aucun gouverneur général de l'Algérie n'a créé autant de villages et autant de voies de communication.

Chanzy se contenta de suivre la voie du progrès • tracée par ses prédécesseurs ; il marcha en avant avec résolution,^ mais en étudiant la route, afin d'écarter les périls qui retardaient la marche et d'éviter les illusions qui cachaient le but *. L'aasir

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milation était le principe du programme qu'il exécutait, mais il comprenait qu*elle ne pouvait s'opérer immédiatement, que ce devait être une assimilation a prudente, successive et raisonnée » . Pour faire de l'Algérie sans distinction d'origine, de foi ou de race, la France transméditerranéenne, disait-il, il faut préparer peu à peu une organisation sérieuse, durable, qui résulte des faits, sauvegarde les intérêts, et tient compte de Texpérience acquise, au lieu* de naître de méthodes ou de systèmes qui changent au gré des caprices ou des événements. Il faut, lit-on encore dans un de ses sages exposés, il faut prendre le chemin des améliorations successives, mais réelles; n'aller ni aussi loin ni aussi vite que le demandent « certaines impatiences plus ardentes que réfléchies ». 11 a peut-être formulé le meilleur mode de gouvernement de l'Algérie : « La meilleure organisation, écrivait-il, est celle qui, tout en rattachant ses grands services à ceux de la métropole, y laisse une centralisation nécessaire pendant longtemps encore, pour la préparation des mesures à soumettre à la sanction du gouvernement ou des assemblées », et encore : « Le mieux est de perfectionner progressivement l'organisation qui existe en étudiant, au fur et à mesure qu'elles se présentent, les grandes questions algériennes, et en tenant compte dans les solutions des véritables

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intérêts engagés... A Alger, l'initiative et la préparation des affaires; à Paris, leur examen par le gouvernement et les Chambres, et leur solution légale ; à Alger, Texécution ; à Paris, le contrôle ' . » « Sous le gouvernement de Chanzy, disait après sa mort le Petit Algérien *, la colonisation reçut une énergique impulsion. Ses œuvres resteront, et, lorsque les haines de partis se seront apaisées, l'histoire impartiale reconnaîtra que Chanzy fut l'un des hommes qui contribuèrent le plus efficacement au développement colonial de ce magnifique pays. » Il ne faut pas oublier d'ailleurs qu'un grand nombre de choses qui se firent a^rès son départ et qui s'exécutent encore à l'heure actuelle, ont été conçues ou préparées par Chanzy; d'autres recueillent le fruit de son rude labeur et récoltent la moisson qu'il a semée.

* 8 Janvier 1883.

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Le 18 février 1879, M. Grévy nommait Chanzy ambassadeur de la République française auprès de l'empereur de Russie, en remplacement du général Le Flô. Chanzy s'arrêta quelques jours à Berlin en se rendant à son nouveau poste. Il devait, d'après ses instructions, conférer avec son collègue au Sénat, M. de Saint- Vallier, ambassadeur de la République française auprès de l'empereur d'Allemagne. L'empereur Guillaume et M. de Bismarck voulurent voir l'illustre commandant de la deuxième armée de la Loire et lui firent l'accueil le plus courtois.

A son arrivée à Saint-Pétersbourg, Chanzy fut reçu par le tsar Alexandre II avec la distinction que méritait sa renommée. Bientôt ses qualités personnelles, l'élévation de son esprit, le tact parfait qu'il montra dans différentes circonstances fi-

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rent au nouvel ambassadeur de France une situation exceptionnelle à la cour de Russie, n sut conquérir la sympathie de la société de Saint-Pétersbourg qui le combla des attentions les plus flatteuses. Par réclat d*une réputation militaire et politique sans tache, par la simplicité et Tagrément de ses manières, par sa politesse exquise, Chanzy parvint à dissiper les préventions de ce monde aristocratique et à lui faire aimer la France républicaine qull représentait si dignement.

Il réunissait dans sa personne toutes les qualités du bon diplomate ; il gardait l'attitude la plus correcte ; il faisait à ses visiteurs russes une réception qui les charmait ; il avait la finesse, la discrétion, la promptitude des résolutions, la perspicacité des vues, une pénétration qui s'était aiguisée pendant son long séjour en terre arabe et qui se révélait déjà dans son œil bleu à demi voilé.

Ausâi réussit-il à mener à bonne fin les plus délicates négociations.

Les journaux de Tépoque reconnurent unanimement Thabileté dont il fit preuve dans VafTaire Hartmann. On se souvient que le nihiliste Hartmann, soupçonné d'à Voir pris part à l'attentat de Moscou (!•' décembre IS'ÏO) s'était réfugié à Paris. Il y fut maladroitement arrêté par le préfet de police Andrieul, à l'instigation du prince Orloff, am^

bassadeur de Russie. (16 février 1880.) Le prince Orloff demanda l'extradition du nihiliste. Mais fallait-il considérer Hartmann comme un criminel politique ou comme un criminel ordinaire ? L'opinion publique s'opposait à l'extradition . Après de nombreux pourparlers entre le prince Orloff et M. de Freycinet, le gouvernement français déclara que l'ambassadeur n'avait pas suffisamment prouvé l'identité de l'accusé et sa participation à l'attentat. Hartmann, relâché, fut dirigé sur Dieppe, et de là sur l'Angleterre. Le prince Orloff reçut de son gouvernement Tordre de quitter Paris et de laisser la direction de l'ambassade à un chargé d'affaires. (20 mars 1880.) Mais il revint à son poste diplomatique deux mois après (23 mai). Ce prompt retour prouvait la confiance qu'inspirait à Saint-Pétersbourg l'ambassadeur de la République française ; on vanta cet a heureux succès » ; par l'influence qu'il exerçait, le général Chanzy, disait le Télégraphe^ avait apaisé les susceptibilités et les difficultés de la première heure * .

L'empire des tsars, son immense étendue, son

* Le général intervint encore dans les négociations engagées entre la Chine et It Russie à propos du territoire de Kouldja. Il donna de bienveillants conseils au marquis Tseng, et la Chine lui fut reconnaissante de ses bons offices ; un attaché de Tambassade chinoise de Paris figurait parmi les membres du corps diplomatique qui vinrent à ChAlons assister aux obsèques de Chanzy.

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gouvernement, sa population, tout ce que ce pays renferme de fort et d*originaI, excita la curiosité de Chanzy et fit sur son esprit, toujours avide de savoir, une impression profonde ; il pouvait dire, comme Marmont visitant TEgypte, qu*il était dans son caractère de prendre un vif intérêt à ce qui a de la grandeur et de Tavenir. Il ne se borna pas à voir Saint-Pétersbourg et Moscou ; il s'efforça de comprendre et de saisir la Russie dans Tensemble et la plupart des détails ; il la parcourut en divers sens ; il visita les provinces méridionales et la région du Caucase. Naturellement, il envisageait cet empire en militaire, et il portait surtout son attention sur les choses de la guerre et sur Torganisation des troupes. Il assista aux grandes manœuvres deTarmée et il fut, dit le Temps ^, très apprécié des officiers russes, qui, à cette époque de Tannée, se trouvaient en contact avec lui. Lui-même faisait grand cas des soldats russes, et loua plus d'une fois leurs qualités, leur solidité, leur constance ; il vit de près, dans les revues, Tamour et la vénération de Tarmée pour son tsar, son « petit père », et il fut vivement frappé de la puissance d'un souverain qui dispose en inaltre absolu d'une force aussi redoutable, soumise à ses ordres avec une

^ 7 Janvitt 1883.

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foi aussi aveugle et une sorte de fanatisme. H adressa au ministre de la guerre un rapport détaillé sur cette armée qu'il avait minutieusement étudiée, et plusieurs autres mémoires militaires, où abondent, nous dit-on, les observations les plus remarquables. Les Russes eux-mêmes lui donnaient complaisamment toutes les informations; Chanzy obtenait sur-le-champ et sans difficulté les renseignements qu'il désirait ; il entra dans les établissements militaires, dans les arsenaux de l'empire ; 11 vit la célèbre fonderie de canons d'Oboukof ou les étrangers n'avaient pas encore pénétré ; jamais un général, sauf peut-être M. de Moltke, jamais un ambassadeur ne fut aussi considéré en Russie que l'était Chanzy.

Le tsar Alexandre ÏI portait une vive affection à Chanzy. Il le nomma grand'croix de l'ordre de saint Alexandre Newski. « Vous pouvez voir, disait Tarchevêque de Reims aux funérailles de Chanzy, au milieu des insignes de l'honneur déposés aux pieds de ce cercueil, une décoration couverte de riches diamants et qu'il était heureux de faire briller sur son cœur, ici, il y a quelques mois, le jour de la confirmation de ses enfants. C'est la décoration que portait à sa mort l'Empereur Alexandre II, et que son fils Alexandre III

plaça de sa propre main sur la poitrine du gé--

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Aérai Clutnzy, en disant : « Yems étiez le meilleur ami de mon père ; personne n'est plus digne que y&QB de la porter. »

G'es^ le 23 décembre 1881 que Chanzy remit au tsajr Alexandre III, en audience de congé, ses lettres de rappel. Mais en quittant la Russie, il y lais* sa les meilleurs souvenirs et Tidée la plus favoiiftbie de ses capacités diplomatiques et politiques. H emporta tes sympathies et les considérations de eette haute société russe instruite, raffinée, et qui M prodigue pas les témoignages de son estime. Le départ du général Chanzy, disait le Journal de Saint-Pétersbourg (13 décembre), inspirait tant de regrets sincères et légitimes l c< Il était plus actif, plus jeune et plus alerte que Fhonorable général auquel il succédait... Ses voyages à Tintérieur de rSmpire, ses réels eâbrts pour étudier et conl<pcexkàre le grand pays où il était accrédité, le souirenir de la campagne de la Loire, tout avait con- 4Bib^ à le rendre populaire ^ ». Ses trois années d'ambassMe avaient affermi Tamitié des deux na- Ma&s. Si la France et la Russie doivent jamais »'imîr et s-alUer plus intimement, il faut souhaiter M âé^ciateur français toutes les qualités qpe GhaiËsy déploya pendant sa mission^

La mort du général causa le plus vif émoi dans le monde de la cour, tous les attachés militaires de l'ambassade russe de Paris assistèrent à ses funérailles, et le tsar Alexandre III a voulu contribuer pour une somme de mille francs à l'érection du monument qui doit être élevé à la mémoire de Chanzy dans le village où il est né, à Nouart. « Sa Majesté l'Empereur, mon auguste maître, écrivait le 25 avril 1883 l'ambassadeur de Russie , prince Orloff, à M. Leclerc, maire de Nouart, ayant eu connaissance de votre lettre au sujet d'un monument à élever à la mémoire du général Chanzy, m'a exprimé le désir de contribuer à cette œuvre commémorative et a daigné me charger de vous transmettre mille francs de sa part à cette intention. »

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