Sorvan à Pétion, 24 août, à Luckiier, (i septembre
place : bien défendue, elle est imprenable. « Si » M. Favart qui y commande a autant d'énergie que » de rudesse habituelle, s'il prend sur lui de publier » qu'il brillera Metz plutôt que de se rendre, Metz » ne sera pas pris, pas même attaqué.» Il se concerte encore avec Servan et Lacuée sur le remplacement du général Labourdonnaye, que Dumouriez croyait nécessaire à l'armée du Nord, pour y rétablir l'ordre : « Bondieu ! s'écrie Servan, combien la pénurie » d'officiers généraux nous contrarie pitoyable- » ment !... » C'est Valence, qui est le candidat du Ministre. Toute cette correspondance, malheureusement incomplète, de Laclos avec Servan et Lacuée brûle du jtatriotisme le plus ardent et le plus actif. u II faut forcer au patriotisme, s'écrie Servan, tous » ces corps administratifs en général si mauvais ; » l'impérieuse nécessité ne nous permet plus de » calculer les ménagements, ni les convenances ; il » faut marcher à la liberté, forcer les âmes tièdes à » se plier aux événements... » Quand on considère ce fiévreux labeur, si vaillamment accompli dans l'ombre, on trouve bien modeste le témoignage de satisfaction, que s'accordent ces rudes travailleurs. « Nous ne devons marcher à des succès que par des ^) fautes et assurément, nous remplissons bien notre » tik'he^ »
La jonction des armées françaises qui devait assurer à Yalmy le triomphe de la Révolution et la délivrance de la France fut d'abord tout à fait étrangère aux ]»révisions de Servan et de Laclos. Quand Beurnonville, sur l'ordre de Dumouriez, quitte le camp de Maulde pour amener à son général dix mille hommes d'excellentes troupes, Laclos laisse voir son irritation.