‹ Le général Choderlos de Laclos, auteur des Liaisons dangereuses, 1741-1803. D'après des documents inédits. Ouvrage orné d'un portChapitre 35 sur 165 · Paris, 1776-1796, 11 vol. in · texte numérisé non relu

Paris, 1776-1796, 11 vol. in

» sur ce double; axiome : La science des l'oitidcaf) lions est in('ailli])le et M. de Caimontaingne est » son prophète '. » Il jeta Tinteidit sui- la l'éfornie et se mit à la tète de ses adversaires. Dans un mémoire sur la fortitication perpendiculaire qu'il fit paraîti-e, cette phrase décisive tomba de sa bouche officielle : « Toute nouveauté pi'oposée en fortifi- » cation est une preuve de l'ignorance de son au- » teur, parce que tout est trouvé dans ce grand » art -. » La querelle de la fortification hastioiinée et de la fortification perpendiculaire occupa l'armée toute entière comme celle de V ordre mince et de Vordre profond, pour laquelle Guibert et le chevalier de Folard avaient su passionner la coin- et la ville, tout autant que pour Gluck et pour Piccini. Intransigeant comme les inventeurs, aigri par l'injustice, Montalembert se crut visé par l'Eloge de Carnot et en publia une édition accompagnée de notes virulentes et presque injurieuses pour l'auteur.

C'est dans ces circonstances que Laclos fît paraître sa lettre; Grimin, qui se souciait fort peu de bastions et de casemates, la trouva pleine de respect pour l'Académie et son auguste ministère •'. Mais Yauban et la science officielle y étaient beaucou[» moins ménagés.

(( Les officiers du génie, disait Laclos, propagent » avec un zèle presque religieux l'opinion que » Yauban, qui fut leur chef et dont ils n'ont pas » cessé de s'inspirer servilement, était un grand

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