‹ Le général Choderlos de Laclos, auteur des Liaisons dangereuses, 1741-1803. D'après des documents inédits. Ouvrage orné d'un portChapitre 46 sur 165 · Talleyrand. Eloge de Reinhard · texte numérisé non relu

Talleyrand. Eloge de Reinhard

i.iitMit le ministère et rôdaient autour du Palais- Royal. Du enté des femmes, M'"" de Genlis ne laissait place qu'à des comparses. Encore jalousait-elle la séduisante et spirituelle marquise de Coigny, fille du Marquis de Conflans, qui désolait Biron, et dont Rarie-Antoinette disait amèrement qu'elle était la Reine de Paris. Sa cousine Aimée de Coigny, duchesse de Fleury, consolait Biron et pour Famour de lui s'était faite joyeusement (( démocrate ». Le Palais- Royal avait sa maîtresse en titre : M"'" de Buffon, ([u'on surnommait Agnès, et dont le mari, cavalier fougueux et distrait, était, dit Rivarol, « le plus pau- » Yi*e chapitre de l'histoiic natuielle de son père. » Incapable d'intrigue par elle-même, M'"" de Buffon, considérait M"'e de Genlis « comme une femme supé- » rieure ». « Sa politique était très différente de la » mienne », déclare M™" Elliott, une jolie anglaise, l'oyaliste ardente, qu'on rencontrait à Monceaux et au Raincy '. Les petites mains d'Agnès applaudissaient aux sourds gi'ondements de l'orage révolutionnaire. Elle avait épousé les ressentiments de son amant, haïssant comme lui la Reine et cette cour, dont elle était exclue.

Le salon de Bellechasse était l'antichambre et l'aile gauche du Palais-Royal. On n'y voyait plus La Harpe, amoureux, éconduit, mais Barère, tout frais arrivé des Pyrénées, y pérorait avec la même aisance que plus tard au Comité de Salut Public ; Volney s'y montrait violent ; Camille Desmoulins et Pétion y seront leçus. La maîtresse du logis se faisait avec ardeui' le champion des idées nouvelles.

L'opposition systématique à la Coui-, une haine acharnée confie la Reine, telle était la passion

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