Mortimer-Ternaux Histoire de la Terreur. I p
gando. On peut voir rncoi-e aii\ Archives Nationales^ une médaille que (îatelier, sous la Convention, déposa au Comité de Sûreté générale. Elle porte sur une face le portrait et le nom du duc d'Orléans, et sur l'autre cette inscription : Le Père du Peuple, 1789. Des piques furent fabriquées en grand nombre chez Tarmurier du prince, ainsi que des plaques de métal portant ses armes et des pièces de bois, en forme du lambel qui surmontait son blason. Ses jockeys furent aperçus, marquant des maisons à la craie et répandant l'argent dans le peuple.
La Cour prévenue prenait des résolutions désespérées. Vers le l'^'' octobre, Montmorin vint proposer à La Fayette d'être connétable du Royaume ou même lieutenant-général. Mounier joignit ses instances à celles du ministre. La Fayette refusa, mais se déclara déterminé à défendre le Roi « contre les attentats de M. d'Orléans ». Le 5 octobre, le duc déjeunait chez M'"^ Elliott et parla fort mal de Lafayette. Il envoya un piqueur chercher ses enfants qui assistaient avec M'"" de Genlis à la séance de l'Assemblée. « Oui, il faut encore des lanternes ! » avait crié le jeune duc de Chartres, pendant un discours de Mirabeau contre la Reine. L'attitude du grand orateur fut, comme celle du prince, des plus équivoques pendant cette crise.
Dans la matinée du 4 ou du 5, le vicomte de Noailles se jeta aux pieds de M™" de Coigny, pour la conjurer de quitter Versailles et, une Iieui'e après, il assura publiquement au château que Paiis était tranquille et qu'il n'y avait aucun danger'-. Le 6, de fort bonne heure, le duc d'Orléans fut aperçu à Versailles