‹ Le général Claparède; sa vie militaire, ses campagnes d'après des documentsChapitre 33 sur 36 · partie de la dotation du titre de que nous · texte numérisé non relu

partie de la dotation du titre de que nous

avons conféré à M. le général Claparède, ci : 30.006 fr. 11.

(Archives nationales^ A F. plaquette 2130.)

Extrait des Registres du Sénat conservateur.

Séance du jeudi 14 juillet 1808.

Le Prince archi-chancelier de l'Empire ayant obtenu la parole, annonce qu'il communique aujourd'hui au Sénat, conformément à l'article 22 au second statut du 1*' mars dernier concernant les titres héréditaires, quatre-vingt-cinq lettres patentes expédiées en faveur

416 LE CÉNÉRAt CLAPARÈDE

des ducs, comtes, barons et cheyaliers dont suit Téta nominatif.

Lettres patentes. ^

Napoléon, par la grâce de Dieu, Empereur des Français, Roi d^Italie, protecteur de la Confédération du Rhin,

A tous présents et à venir. Salut :

Par Tarticle 13 du !•' statut du l*' mars 1808, Nous nous sommes réservé la faculté d'accorder les titres que Nous jugerions convenable à ceux de nos sujets qui se seront distingués par les services rendus à TEtat et à Nous. La connaissance que nous avons du zèle et de la fidélité que notre cher et amé le sieur Claparède a manifestés pour Notre service, Nous a déterminé à faire usage, en sa faveur, de cette disposition.

Dans cette vue, nous avons, par notre décret du 19 mars 1808 nommé notre cher et amé le sieur Clapa* rède Comte de Notre Empire^ etc....

Ledit titre sera transmissible à sa descendance directe, légitime, naturelle ou adoptive, de mâle en mâle, par ordre de primogéniture, après qu'il se sera conformé aux dispositions contenues en Fartiole 6 de notre premier statut du 1«' mars 1808

qu'il puisse porter en tous lieux les armoiries telles qu'elles sont figurées aux présentes :

Parti, d'azur et de gueules , coupé d'or ; l'azur au signe des comtes militaires, le gueules à trois étoiles posées en pal ; l'or au casque de sable rehaussé d'or,

Sanaché et garni de gueules, soutenu par deux branches e laurier de sinople croisées en sautoir par les tiges, et pour livrée : Bleu, rouge, jaune et vert, cette dernière couleur dans les bordures seulement.

Donné â Bayonne, le 29 du mois de juin de Tan de grâce 1808.

Napoléon.

(Scellé le 11 juillet 1808.)

L'archi-chancelier de l'Empire,

Cambacérès.

[Archives Nationales.)

Extrait des minutes de la Secrétairerie d'Etat.

Erfurt, le 8 octobre 1808.

Napoléon, Empereur des Français, Roi d'Italie et protecteur de la Confédération du Rhin.

Nous avons décrété et décrétons ce qui suit :

Art. 1®'. — Le général de brigade Claparéde est nommé général de division.

Art. 2. — Notre ministre de la guerre est chargé de l'exécution du présent décret.

Napoléon.

Par l'Empereur, le Ministre d'Etat :

HuGUBS B. Maret.

Le ministre de la guerre :

Comte d'Hunebourg.

{Archives Administratives.)

Valladolid, 15 janvier 1809.

Le Major-général à S. E. le ministre de la guerre,

J*ai rhonneur de vous prévenir, Monsieur le comte^ que d'après les intentions de l'Empereur, j'ordonne à M. le général de division Claparéde de partir sur le champ en poste de Valladolid, pour se rendre à Francfort-sur-le-Main, où il prendra le commandement de l'une des 3 divisions du corps du général Oudinot.

J'invite Votre Excellence à faire expédier des lettres de service en conséquence à M. le général Claparéde.

Je renouvelle à Votre Excellence, etc....

Alex. Berthibr.

(Archives Administratives.)

13 février 1809.

Napoléon au Ministre.

Monsieur le général Clarke^ le corps du général Oudinot, au lieu d'être partagé en trois divisions ne le sera qu'en deux. A cet effet, la 3* 1/2 brigade légère et la 4« 1/2

brigade de ligne feront partie de la 1'° division. La 5^ et 6* 1/2 brigades de ligne feront partie de la 2® division. Le général Ciaparède commandera une de ces deux divisions.

Si le général Ciaparède est encore à Paris, donnezlui Tordre de se rendre à Strasbourg pour y attendre ce détachement ainsi que ceux des différents corps d'infanterie de ligne et ainfanterie légère qui doivent être dirigés sur cette place et exécuter les ordres qui lui seront adressés, etc....

[Archives Historiques.)

Ministre à général Ciaparède.

Paris, 14 février 1809.

Général, l'intention de S. M. est que vous vous rendiez de suite à Strasbourg ; vous y attendrez les détachements de conscrits de la garde qui doivent compter aux compagnies de grenadiers et de voltigeurs ainsi que les détachements des différents corps d'infanterie ae ligne et légère qui doivent être dirigés sur cette place. Vous serez chargé de conduire cette colonne à sa destination.

Le général Oudinot et le maréchal duc d'Auerstaedt sont informés de cette disposition.

Vous voudrez bien partir en poste à la réception de

la présente.

{Archives Administratives.)

23 avril 180».

Masséna au général Ciaparède.

Partez au reçu du présent ordre pour vous rendre à Straubing par Mosheim, en suivant la grande route jus -

qu*à Ëglotneim.

[Archives Historiques.)

Devant Ratisbonne, 24 avril 1809.

Major-général au maréchal Lannes, Je vous préviens, Monsieur le duc de Montebello, que

l'intention de l'Empereur est de réunir à Landshutle corps d*armée dont â. M. vous a confié le commandement En conséquence, je fais diriger surLandshut la division du géhéral Saint-Hilaire et celle du général Oudinot qui est ici. Quant à la division Claparède qui est avec 1» duc de Rivoli, elle vous rejoindra sur l'Inn.

{Archives Historiques.)

28 avril 1809.

Le chef d'état-major du 4^ corps au général Espagne.

Saint'Florian^

Le général Claparède a reçu Tordre de porter en avant sa 1'^ brigade d'infanterie pour soutenir le 14« régiment de chasseurs à cheval. M. le maréchal veut que ce mouvement soit partagé par un régiment de cuirassiers auquel vous donnerez l'ordre de se tenir prêt à marcher aussitôt que S. E. le jugera convenable.

Le général de division, chef d'état-major,.

Beckbr.

{Archives historiques,)

29 avril 1809.

Masséna au général Espagne.

Mon cher généra)^ je donne ordre au général Claparède de faire suivre l'ennemi avec une brigade et 3 pièces de canon. Donnez ordre au général Fouler de marcher avec un régiment de cuirassiers pour se joindre à la brigade du général Claparède et poursuivre l'ennemi qui parait être en retraite. Ne peraez pas un instant à faire partir ce régiment.

Au quartier général de Saint-Florian, le 29, à 1 h. du matin.

Le maréchal, duc de Rivoli,

Masséna.

{Archives Historiques.^

Premier rapport de Masséna sur le combat d*Eberëberg

3 mai.

Au pont d'Âbersberg («te), 5 heures 1/2.

Le maréchal Masséna à l'Empereur.

SiRB,

Ce matin, à dix heures, mon ayant-garde a rencontré l'ennemi en avant du pont de la Traun, à Âbersberg (sic). Quelques charges de cavalerie Font rejeté sur le j^ont; Je l^ai fait charger à la baïonnette et l'ai rejeté sur les hauteurs en arrière d^ Abersberg. L'ennemi s'y est réuni au nombre déplus de trente mille hommes et J€ n'avais que la dicision Claparède. Cette division a soutenu le feu pendant 4 heures. La division Legrand est arrivée et le 26* régiment d'infanterie légère et le 18^ de ligne ont décidé la victoire... L'ennemi avait vingt pièces en batterie, il s'est défendu comme un lion, mais il a fallu qu'il cède à la valeur française... J'estime les prisonniers à sept ou huit cents ; on a pris deux drapeaux... Le corps battu est celui de Hiller. .. Un autre rapport plus détaillé sera envoyé demain.

Masséna.

[Archives Historiques.)

Deuxième rapport de Masséna sur le combat

d*Ebersberg

Enns, le 5 mai 1809.

Rapport fait à S. Â. le prince de Neufchâtel, vice-connétable, maJor-général, sur l'affaire qui a eu lieu à Ebersberg, le 3 mai 1809.

Monseigneur,

Conformément aux ordres ^ue Votre Altesse m'a fait l'honneur de me transmettre, je suis parti à deux-heures après midi, le 1®' mai, de Schàrding, pour me rendre en toute hâte à Lintz, m'emparer des ponts du Danube et

de la Traon et chasser l'eimemi des belles pos&tions

d'Ebersberg

Le 3, le corps d'armée se mit en marelle pour Lintz : j'y suis arrivé vers les dix heures avec Tavaiit-garde. Les rapports que je reçus m*annonoèpent que Tennemi se pestirait vert) le pont d'Ebersberg.

Je donnai aussitôt ordre au général Idarulajs, commandami la caiyeÀerie Légère^ de se porter en aecmi et à ladioisionClaparède de la suivre. tTv arrivai en même tatnps. L'eaneiai avait quelque cavalerie dans la plaine et de l'infanterie dans les bois. La cavalerie fut chargée et poursuivie par Je général Marulaz. Je fis^ttaqiier les bon par la brigade Cehonn; le tout s'exécuta avec vigueur et Tennemi fut chassé. Lorsque le général Maniez continuait À chaîner Teimemi et au moment où il entrait dans le village, S. E. le maréchal duc d'Istrie y arrivait avec le général Pire par la route de Wels.

Le général Goàom trouva une grande résistiince sur le pent ; l'ennemi y avait un obusier, mais les bravet de la brigade Cohom, «ans calculer le nombre d'ennemis qui le défendaient, ni les dangers qu'un pont d^vae si grande longueur présentait, s'y lancèrent au pas de ohar^. Le pont ifut pris et l'ennemi poursuivi dans les mes. Lorsque la brigade Cohorn y arriva en entier, ra&ire devint générale : les Autrichiens furent poursnivts ; ils se réfugièrent dans le ebàtean qui était prépsETé d'avance pour faire une vigoureuBe défense. Ils gagnêi^ent les naAsiienrs q^ui commandent le pont et bordèrent toiHe la rive gauche de la Traim et d'infanterie etd'artillerie. Le général Cohorn les poursuivait avec avantage, mais il était trop inférieur en nombre, puisqu'on estimait que la force de l'ennemi était de 40 à 50,000 *h6mmes. La 2« brigade commafxdée par le général Lesnire eut donc ordre de passer le pont et de prendre part à, l'action. La brigade Ficatier arriva ensuite ; je lad ordonnai de suivre la 2* et de p>)sser également le pont. Par les moyens de ces renforts que la l*" brigade avait reçus, l'ennemi fut chassé du château et des noMtmrs. Le général HiUer, qui commandait l'armée ennemie, connaissant l'importance de la conservation du pont et des positions qu'il venait de perdre, fit arriver un renfort de troupes fraîches qu'il ^sait {sic) relever

successivement par d'autres et obligea les nôtres à lut céder le château et les hauteurs.

Quinze pièces de canon étaient en batterie pour battre et le pont et la plaine : je ne }jerdis pas un instant ; j^én fis placer vingt sur les points les plus avantageux et l'envoyai Tordre à la division Legrand d'arriver en toute hâte, m'ap percevant (sic) que la division Claparède avait déjà beaucoup perdu et n'était plus à même sans renforts de résister aux secours que recevait successivement l'ennemi. La canonnade fut terrible- de part et d'autre ; cependant il fallait de l'infanterie pour décider l'affaire; le 26« régiment d'infanterie légère et le 18« de ligne, à la tête desquels était le général de division Legrand et le général de brigade Ledru arrivèrent; je leur donnai l'ordre de passer le pont en prescrivant au général Legrand de diriger un régiment sur la droite, où l'ennemi réunissait beaucoup de forces. Le général Legrand exécuta mes ordres avec infiniment de précision et de connaissance. Les deux régiments changèrent, en moins d'une demi-heure, l'affaire à notre avantage. La victoire fut fidèle aux Aigles de Sa Majesté ; l'ennemi fut chassé de toutes ses positions et poursuivi à plus d'une lieue et demie sans pouvoir se rallier.

Si un accident, qui n'arrive malheureusement que trop souvent, n'eût mis le feu dans le village, la cavalerie légère aurait passé le nont et aurait achevé la perte de l'armée du général Hiller. Mais il fallut penser à éteindre le feu des maisons qui avoisinaient le pont pour le préserver de l'incendie (suivent les dispositions prises)... Alors l'infanterie continua de filer et de se porter sur le plateau aue l'enoemi se disposait à reprendre et les généraux Claparède et Legrand réunirent leurs divisions qui en imposèrent àPennemi.

Il serait impossible de donner à Votre Altesse Je détail de toutes les belles actions qui ont eu lieu dans cette journée. Le général Claparède a été constamment à la tête de ses troupes. Le général Legrand a dirigé les siennes avec tout lo sang-froid d'un militaire consommé. Le général Becker, mon chef d'état-major, s'est porté partout; il a eu son habit percé d'une balle. Mes aides de camp ont rempli des missions difficiles et pénibles : un d'eux, le capitaine Pelet, a reçu une balle au bras et ne s^est

retiré du champ de bataille que le soir. Le géaéral Ciaparède a eu le bras effleuré par une balle, le général Cohorn a eu un cheval tué sous lui, le général Lesuire a eu le sien blessé et le général Ficatier a eu son chapeau percé d'une balle. Tous ont très bien fait, ont montré beaucoup de sang-froid et d'activité et sont dignes des bontés de Sa Majesté.

Le général Claparède se loue beaucoup de l'adjudantcommandant Normand, son chef d'état-major, qui a eu un cheval tué sous lui, des colonels Rebin, Clouard, Lenty. tous trois blessés, du colonel Salmon, pareillement blessé et qui a eu un cheval tué sous lui, des chefs de bataillon Presot, A.chard, Gassa, Boulon et Cabaret, des capitaines Peyrard et Parnazo, des lieutenants Calba et Luker, du sous-lieutenant Ricard et du sergent Courbalety des tirailleurs du Pô. Le colonel Cardeneau a été tué.

Le général Legrand cite avec avantage le général de brigade Ledru, qui a été parfaitement secondé par le colonel Pouget et le chef de bataillon Baudinot, du 26« léger...

J'aurai l'honneur d'adresser à Votre Altesse, l'état de ces officiera pour lesquels MM. les généraux de division sollicitent des récompenses.

Voilà, Monseigneur, le rapport historique, etc..

Masséna.

{Archives Historiques.)

5* Bulletin de la Grande Armée (Campagne de 1809)

Le duc de Rivoli continua sa marche le 2 et arriva le 3 à Lintz. L'archiduc Louis et le général Hiller, avec les débris de leurs corps renforcés d'une réserve de grenadiers et de tout ce qu'avait pu leur fournir le pays, étaient en avant de la Traun avec 35,000 hommes, mais menacés d'être tournés par le duc de Montebello, ils se portèrent sur Ebersberg, pour y passer la rivière.

Le 3, le duc d'Istrie et le général Oadinot se dirigèrent sur Ebersberg et firent leur jonction avec le duc de Rivoli.

Ils rencontrèrent en avant d'Ebersberg, Tarrièregarde des Autrichien-^. Le.s intrépides bataillons des

tirailleurs du Pô et des tirailleurs corses, poursuivirent les ennemis qui passaient le ponl, culbutèrent dans la rivière les canons, les cuariot&, huit à. neuf cents hommes et prirent dans la ville 3 ou 4,000 hommes qve l'ennemi y avait laissés pour sa défense.

Le général Claparède, dont ces bataillons faisaient i' avant-garde, les suivait; il déboucha à Ebersberg et trouva 30,000 Autrichiens occupant une belle position. Le maréchal duc dlstrie passait le pont avec sa cavalerie, pour soutenir la division et le duc de Rivoli ardonnait d'appuyer son avant-garde par le corps ^armée.

Ces restes des corps du prince Louis et du général Hiller étaient perdus sans ressource. Dans cet extrémie danger, l'ennemi mit le feu à la ville, qui est construite en bois. Le feu s'étendit en un instant partout, le pont fut bientôt encombré et l'incendie ^agna même jusqu'aux premières travées qu'on fut obligé de ceuper pour le conserver.

Cavalerie, infanterie, rien ne put déboucher et la division Claparède seule et n'ayant que 4 pièces de cetnon lutta pendant trois heures contre 30.000 ennemis. Cette action d' Ebersberg est un des plus beaux faits d*armes dont l'histoire puisse conserver le souvenir» L'ennemi voyant que la d(i vision Claparède était sans communication, avança trois fois sur elle et fut toujours arrêté et reçu par les baïonnettes. Enfin, après un combat de trois heures, on parvint à détourner les flammes et à ouvrir un passage. Le général de division Legrand, avec le 26" d'infanterie légère et le 18® de ligne, se porta sur le château que l'ennemi avait fait occuper par 800 hommes.

Les sapeurs enfoncèrent les portes et l'incendie ayant ^gné le château, tout ce qu'il renfermait y périt. Le général Legrand, marcha ensuite au secours de la division Claparède. Le général Durosnel, qui venait par la rive droite avec un millier de chevaux, se joignit à lui et Teonemi fut obligé de se mettre en retraite en. touts hâte. Au premier bruit de ces événements, TEmpereur avait lui-même marché par la rive droite avec les dLvisians Nansouty et Molitor.

L'ennemi qui se retirait avec la pins grande rapidité, arriva à la nuit à Eims, brûla le peut et contiuua sa ittite sur la route de Vienne. Sa perte consiste en

12,000 hommes dont 7,500 prisonniers, 4 pièces de canoa et 2 drapeaux. La dwision Claparède qui faisait partie des grenadiers d'Oudinot, s^est couverte de gloire ; elle a eu 300 hommes tués et 600 blessés. L'impétuosité des tirailleurs du Pô et des tirailleurs corses a fixé l'attention de toute Tarmée. Le pont, la ville et la position d'Ebersberg sont des monuments durables de leur courage. Le voyageur s'arrêtera et dira : « C'est ici, c'est de ces superbes i)ositio.ns, de ce pont d'une si longue étendue, de ce château si fort par sa situation qu'une armée de 35,000 Autrichiens a été chassée par 7,000 Français ».

(Archives Historiques.)

Au bivouac, sur les hauteurs d'Ebersberg,

9 heures du soir.

Major-général à Massèna.

L'Empereur, Monsieur le duc de Rivoli, m'a chargé de vous prévenir qu'il était au camp du général Claparède. Sa Majesté ordonne que vous passiez le pont d'Ebersberg et que vous vous rendiez ici avec tout votre corps d'armée.

[Archives Historiques.)

17 juillet.

Major-général à M arment.

Avis au maréchal Marmont, que son corps s'appellera désormais 11® corps de Tarmée d'Allemagne. Le général Lariboisière reçoit l'ordre d'attacher à ce corps trente

pièces d'artillerie.

(Archives Historiques.)

6 décembre.

Lettre du major-général donnant l'emplacement pris par les différents corps depuis la deuxième évacuation commencée le 20 novembre et emplacements qu'ils doivent conserver jusqu'au 20 décembre.

11® Corps : Laybach et environs.

(Archives Historiques, A F, IV, i637.)

Rapport du 20 décembre à S. M. rEmpereur

et Roi.

SiRB,

Tai rhonneur de soumettre à Sa Majesté, la demande du général de division Claparède, employé au 11® corps de rarmée d'Allemagne, pour qu'il lui soit accordé un congé de six semaines avec appointements.

Cet officier générai expose que par la mort de son père, de sa mère et son frère unique, il se trouve chefi de famille, il assure qu^il est indispensable qu'il se rende au milieu d'elle peur régler des affaires importantes.

Je prie Sa Majesté de me faire connaître ses intentions sur cette demande.

Le Ministre de la guerre :

duc de Feltre.

Le 21 octobre, le major-général avait adressé d'ans U M êm e but à FEm]^reur une lettre de* Qaparèda datée âm 24 octobre:,, éerite de Vienne.

(Archives Nationales, AF IV, i5â7.)

LU

Le 3 janvier 1810, le ministre informe Claparède que son congé de six semaines avec appointements est accordé.

Avis à M. le maréchal duc de Raguspe.

Claparède n'ayant encore ri^O' reçu fl la date en 7 janvier 1810, écrivait de nouveau pour renouveler m demande de congé. Cette dernière lettre porte en msp^ ge : Accordé par Sa Majesté^ le 22 dôùemhre 1809.

un

Paris, le M mars 1810.

A Son Excellence le duc de- Feltre, Ministre de* la €ruerre.

Monseigneur, J'ai épousé religieusement en Allemagne M"** veuve

Artau, née Jeanne Melot, Française; je désire maintenant réunir aux nœuds religieux les nœuds civils, d'après le Code Napoléon et je vous demande, Mon-*aeigneur, la permission nécessaire.

J'ai rhonneur d'obser^e-r à Vatre Excellencâ^ que •cette' alliance est convenable sous tons les rapports.

Je suis, etc.,

Le général deémsion, comte de l'Empire, grand-ofôcier de la Légion

d'honneur,

Mich«d Claparède.

Rue de la Place-Vendôme, 26.

{Archives Administratives.)

Le 16 mars 1810, réponse du ministre, qui dit à Claparède :

J'ai reçu votre demande, je m^empresse de

Toua faire passer ci -joint la permission exigée par le décret impérial du 26 juillet 1808.

Paris,, le 18 mars 1810.

À Son Excellence le duc de FeHre, ministre de la guerre.

MONSBIONBUR,

Lee afTaires q,ui m'ont appelé ea France n'étant pas terminées, je demande à Votre Excellence une prolon-

fation de six semaines, avec appointements à compter u 30 courant, époque de l'expiration du congé que Votre Excellence a bien voulu m accorder.

Je suisavecle plus profond respect, etc..

Le générât de dirTsion comte CEAPARènB',

grand-ofiîcier de la Légion d'honneur.

Le 4 avril 1810, le ministre accorde à Claparède une prc^Qogàtion de congé jusqu'au 15 du mois de mai, sans ^ippointements. Avii» en est dontné à M. le maréchal due m Raguse.

{AjeabivQS Administratives.)

Le 14 mai 1810, le général Claparède est proposé par le ministre pour remplacer le général Dupas, en congé I de six mois, dans le commandement de la division

î d'Orléans.

Claparède est devenu disponible par la désignation du général Bisson à l'armée d'Italie.

Le 27 juin 1810, le ministre propose de nouveau à l'Empereur, qui n'a pas répondu à ta lettre précédente, le général Claparède pour commander la division stationnée à Orléans.

(Archives Administratives.)

Paris, le 28 août 1810.

Major général à ministre de la guerre.

L'Empereur ordonné, Monsieur le duc, que le général de division Claparède se rende à Bayonne, pour prendre le commandement de la division qui s'y rassemble et qui sera composée des l'^* et 3*^ 1/2 brigades d'infanterie légère qui doivent arriver les 4 et 13 septembre à Bayonne et de deux autres demi-brigades dUnfanterie qui, de Lorient et de Nantes, ont aussi l'ordre de se renare à Bayonne. Pengage Votre Excellence à donner au général Claparède les ordres nécessaires pour son départ et à lui faire expédier ses lettres de service. Je la prie aussi de vouloir bien lui faire parvenir la lettre ci-jointe.

Je renouvelle à Votre Excellence, etc.,

Alexandre.

L'ordre de se rendre à Bayonne est donné par le ministre au général Claparède, le 31 août 1810.

[Archives Administratives.)

Le 10 septembre 1810, le ministre informe Claparède qu'il donne le commandement de la 2® division sous ses ordres au général de division Conroux et lui ordonne d'aller prendre le commandement de la l''* sous les or-

PIÈCES JUBTIFI€ATIVBS 4(29

dres du comte d'Ërloa, nommé au commandemept du

9' corps.

{Archives Administratives.)

LVIJI

Bayonne, le 16 septembre 1810.

A. S. Ë. le duc de Feltre, ministre de la guerre.

Monseigneur,

Je viens de recevoir la lettra par laquelle Votre Excellence me prévient yiB je suis nommé au commandement de la 1*^ division du 9" corps et c[ue je <levrai remettre au général Conroux à son arrivée à Vittoria celui de la Z^ division qui est maintenant sous mes ordres.

Il ne m'est point encore- parvenu des ordres de départ pour moi ni pour la partie de la division qui est ici ; ils seront exécutés du moment qu'ils m'arriveront.

J'écris au comte d'Erlon pour lui rendre compte de toutes ce» dispositions et que- je partirai pour la 1'^ di- Tiision dés Tinatadit que j'en recevrai Tordre.

Je suis, etc..

Le général de division^ comte Clap^rèdb.

Rapport du général Drouet, canote d^Erion et comfnaadant en chef le 9^ corps^ au major-général.

Quartier de Valladolid^ le 22 octobre 1810.

Les communications entre Salamanq^ue et Ciudad- Rodrigo, qui s'étaient faites jusqu'à ce jour avec deux ou trots hommes, commencent à demander de plus forts détachements, le nombre de brigands s^étant accru dans cette partie. Aussitôt qu^une brigade de la 1'^ division sera arrivée à Salamanqu^, le général Claparède sera <shargé de balayer le pays et d'assurer les communications.

t. {ArebivêB Mi»toriquê».)

2 novembre 1810.

Commandant du 9* curps au major-général.

Monseigneur,

Par ma dernière lettre, en date du 19 du mois dernier, j*ai eu r honneur d'annoncer à Votre Excellence mon arrivée à Yalladolid. Depuis lors j'ai envoyé à Salamanque le général de division Claparède avec deux demi-brigades de sa division et deux régiments de cavalerie, afin d'être à même de maintenir les communications avec les places de Ciudad-Rodrigo et d'Âlmeida et de protéger ces places.

Le commandant du 9^ corps annonce, en outre, au maior-général que Silveyra s'est porté à Viseu avec 12^ hommes.

D^autre part, le général Thiébault, dans une lettre de même date, annonce au major-général que Silveyra a envoyé 4.000 hommes à Pinhel et 8.000 hommes sur la Coa.

{Archives Historiques.)

Fontainebleau, le 3 novembre 1810.

Le major-général à M. le comte d'Ërlon.

L'Empereur, Monsieur le comte d^Erlon, a constamment les yeux sur le corps que vous commandez. S. M. suppose que la division du général Claparède avec votre cavalerie et votre artillerie sont dans ce moment réunis à Âlmeida où vous avez votre quartier général. L'Empereur ne doute pas que vous ne manœuvriez de manière à être de quelque secours au prince d'Ess-

ling....

{Archives Historiques.)

 la date du 4 novembre, le commissaire ordonnateur Yolland, dans un rapport sur le pays de Salamanque,

cite rhôpital de cette ville où il y a 2.000 malades^ comme la chose la plus épouvantable. Les malades y croupissent dans la malpropreté et sont couverts de vermine ; il meurt 40 à 60 hommes par jour. L*h6pital de Ciudad-Rodrigo est encore plus mal tenu.

Dans la correspondance du mois de novembre (pièce sans date), il est dit :

Le général Gardanne partira d*Almeida pour rejoindre Tarmée, lorsque le général Claparède qu'on y attend avec 10,000 hommes d'infanterie et 2.000 chevaux y sera arrivé.

(Archives Historiques.)

19 décembre 1810.

Drouet d'Erlon au major-général.

La deuxième division est arrivée à Ciudad-Rodrigo, le 13.

J'ai appris que Silveyra avait auitté Guarda, Celorico et Trancoso, pour occuper villa-Nova-de Foscoa, afin d'être à même de repasser le Douro.

. Je continuerai mon mouvement sur la rive gauche du Mondégo avec les généraux Gardanne et Conroux. Je viens d*envoyer au général Claparède l'ordre de se porter avec toute sa division à Trancoso, pour maintenir Silveyra sur la rive droite du Douro et couvrir notre mouvement...

{Archives Historiques.)

22 décembre 1810.

Major-général à Drouet d'Ërlon.

Sa Majesté ne connaît pas les motifs qui vous ont porté à revenir sur Ciudad-Rodrigo; elle aurait préféré que vous eussiez battu et détruit les corps des milices por* tu^aises qui sont sur les derrières et les flancs de Massôna.

4S2 LE GÉNGRAX. CLAPAItîïEKE

L'ËaLperear dèsine que vous battiez Siiveyra, Trent et Wilson.

(Archives HisiorJques.)

6 janvier 1811.

Le général Thiébault, chef 4*état-majordu 9® corps au major-général.

Le général de division Claparède que le eomte d*fir- Ion avait laisse àTraneoso pour couvrir sa marchera été attaqué le SO décembre par Silveyra à BemvBiide en avant de Rionul .; malgré une très grande dis|rro^rtion de forces, les Portugais ont été battus. Ils ont laissé la terre couverte de morts et d'armes, qui de suite ont été brisées ; ils ont perdu B mulets chargés de cartouches et ont été poursuivis le 30 et le 31. Le général Claparède leur a fait 300 prisonniers. La 1^ 1/2 brigade de ligne s'est comportée dans cette affaire avec la plus grande distinction.

Thiébault.

Dans une lettre du 11 janvier, écrite de Salamanque, le général Foj dit qH'on n^a aucuiiie iiouv>elle du comte d'firlon. U neoule Tavanta^ de Clapai^ède sur Silveyra.

(Archives Hietoriques,)

LXVïl

Paris, le 9 avril 1811.

A M. le général de division Claparède.

Je vous préviens, Monsieur le général Claparède, aue S. M. l'Empereur et Roi vous a confié le commanaement de la 2* division du 5« Corps d'Armée qui était commandée précédemment par le général Gazan. M. le duc de Dalmatie vous fera mettre en possession de ce commandement, lorsque vous serez arrivé à l'armée du Midi avec le corps du comte d'Elrlon et que ce .corps aura été dissous^

Le prince de Wagram et de Neufchàtel,

Alexandre.

14 Avril.

. Le général Drouet au major-général.

J*ai l'honneur d'informer Votre Altesse Sérénissime que l'armée de Portugal ayant quitté sa position de babugal et Alfayatès le 5 à la suite d'une affaire qu'a eue dans le premier endroit le 2* corps, elle s'est portée, savoir: le 2« corps à Gallegos, Le 8® à Mavialba sur la route d'Almeida et le 6* près de Rodrigo.

La- division Claparède qui était près d'Almeida a été par ce mouvement découverte sur sa gauche et elle a été attaquée le 8 à deux heures après-midi, au village de Juncia par des forces bien supérieures ; elle a fait bonne contenance et, quoique la deuxième demi-briacade légère qui occupait Juncia eût une grande plaine à traverser pour gagner le village de Val-àe-MuIa où se trouvaient réunies les 5® et 6* demi-brigades, la cavalerie et l'artillerie ennemies ne purent parvenir à l'entamer.

Les charges de l'ennemi ont toutes été repoussées avec succès. Ces trois demi-brigades ont alors pris position au Fort de la Conception où elles restèrent jusqu'à la nuit.

Une assez forte colonne ennemie s'étant avancée de Cincovillas sur Malpartida, le général Claparède s'est retiré sur Villa-de-Ciervos, d'où le corps d'armée réuni s'est mis en marche lo lendemain matin pour repasser TAgueda, ainsi qu'il avait été ordonné à toute l'armée.

Nous avons eu dans cette affaire 120 lues ou blessés dont 4 officiers.

Drouet d'ërlon.

{Archives Historiques.)

Ciudad-Rodrigo, le 2 mai 1811.

Ordres Généraux,

L'armée fera son mouvement le 3 mai.

Le 8® et le 9® corps formant le centre de bataille, où le prince se trouvera, se porteront sur Carpio, passeront l'Azèva au gué en face de la ferme qui se trouve un p3u

à gauche et iront prendre position sur les hauteurs qui commandent Gallegos. Ces deux corps d*armée auront avec eux toute la cavalerie de la £^rde impériale et une demi-batterie légère de la garde.

(Archives Historiques.)

Ordre au comte d'Erlon.

Au camp de Fuentès-de-Ofioro, le 4 mai 1811.

Se porter sur Fuentès-de-Onoro, avec son corps d'armée, aujourd'hui et dès le reçu de cette lettre, en faisant en sorte que ses troupes ne soient pas aperçues par l'ennemi. S'arrêter dès que les reconnaissaoeea epvoyées apercevront la ligne ennemie qui est e» arrière de Fuentès-de-Onoro, sur la crête de la mfott* tagne.

Le chef d'état-major :

Fririon.

(Archives Historiques.)

Ordre pour le 10. Au bivouac de Fuentés.

Le 9* corps partira à trois heures du matin pour se rendre à Rodrigo en passant par Gallegos ; il emmènera avec lui le convoi d'artillerie chargé sur des charrettes du pays. La cavalerie de Montbrun formera l'arrièregarde.

(Archives Historiques.)

29 mai.

Major-général à l'Empereur.

Envoi de deux dé[)éches du général comte d'Erlon en date des 14 et 16 mai.

La première dit qu^au moment où il se proposait de descendre en Andalousie, le prince d'Ëssling lui a demandé de coopérera Topératioa qu'il se proposait de tenter sur Almeida; il rend compte de la part pri^e par son corps d'armée à l'affaire du 5 mai.

La deuxième dépêche rend compte que de retour à

Salamanque le 13 mai, avec les troupes qu*il doit coadaire en Andalousie, il en a passé la revue le 14 et a organisé ses deux divisions d'infanterie; la comptabilité a été arrêtée le 15 et le 16. La première division, aux ordres du général Claparéde, s'est mise en marche eu passant par Âvila et Madrid ; la deuxième division suit ta première à 24 heures de distance.

Le comte d'Erlon a dû arriver le 25 mai à Madrid avec son corps de troupes et continuer de suite sa marche sur Séville.

(Archives Nationales, A F IV 1630.)

M. le général comte d'Erlon, commandant le 9* corps, rejoint l'armée du Midi le 15 juin en Estramadure (à Badajoz) avec son corps composé des 4^* bataillons et détachements appartenant à, l'armée du Midi.

Ce corps a été dissous et chacun de ces 4*» bataillons ou détachements a joint son régiment respectif.

M. le général comte d*Erlon a pris le commandement du 5« corps; le général de division Claparède, le général de brigade Vichery, l'adjudant-commandant Beauvais, les adjoints Delesse, Lefebvre, Chollet, Desessarts, etc., tous ayant appartenu au 9« corps, sont versés au 5* corps.

Les généraux Drouet d'Erlon et Girard, commandant la l*"* division, sont à Badajoz. Claparède commandant la 2* division du 5* corps, est à Fuenté-del-Maestre avec le capitaine Grégoire comme aide-de-camp, Beauvais comme adjudant-commandant et les généraux de brigade Maranzin, blessé le 16 mai et soigné à Séville, Vichery à Zafra et Quiot à Frégenat.

(Situation de l'armée du Midi (!•', 4* et 5* corps), à la date du 1«' juillet 1811.)

Compiégne, le 17 septembre 1811.

 S. Ex. le ministre de la guerre.

Je vous préviens, Monsieur le duc, que l'Empereur, par décision du 10 de ce mois, a accordé à M. le général

de division, comte Claparèle, un congé de convalescence de 2 mois avec appointements.

Je fais connaître à cet officier général que son congé commencera à courir du jour de son arrivée à Bayonne qu'il devra faire constater.

Agréez, Monsieur le duc, la nouvelle assurance de ma plus haute considération.

Le prince de Wagram et de Neufchâtel, major-général,

Alexandre.

[Archives Administratives.)

Paris, 4 février 1812.

Major-général à TEmpereur.

J'ai rhonneur de proposer à Votre Majesté de donner Tordre au général de division, comte Claparède, qui est à Paris, d'aller prendre le commandement de Custrin.

[Archives Nationales, A F IV 1642.)

10 février 1812.

Ministre à général de division Claparède, à Paris.

Général, l'intention de TEmpereur est que vous soyez employé dans le gouvernement des provinces illyriennes sous les ordres du général comte Bertrand, gouverneur général de ces provinces.

Vous voudrez bien partir pour vous rendre à Trieste, où se trouve le général.

Note. — Le général Bertrand est informé de cette décision ; il lui est dit que l'intention de l'Empereur est Quô Claparède soit chargé sous ses ordres du comman^ aement des prooinees de Raguse et de la Dalmatie. Les lettres de service de Claparède lui sont adressées.

[Archives Administratives.)

14 mars 1812.

Ministre à général de division Claparède.

Général, les 4 régiments de la Vistule qui forment la

division dont le commandement vous est confié, sout dirigés sur Sedan où, d'après les ordres de TEmpereur, doivent être confectionnés tous les objets qui sont nécessaires à ces troupes. L'intention de Sa Majesté est gue la confection de ces objets d'équipement et d'habillement soit placée sous votre active surveillance, afin que ces troupes puissent en être pourvues le plus tôt possible.

Vous voudrez bien partir en poste pour vous rendre à Sedan. Vous me ferez connaître le jour de votre arrivée dans cette place.

Le 23 mars 1812.

Major-général à l'Empereur.

Le général Claparède m'écrit de Sedan pour me rendre compte de ses opérations relatives à la formation des régiments d'infanterie de la Légion de la Vistule. Sur 24,000 paires de souliers qu'il faut pour cette légion le ministre directeur de l'administration de la Guerre a prévenu le général Claparède, le 15 mars, qu'il en faisait expédier 16,000 paires. Les 8,000 autres paires le seront le 1®'' avril

Les harnais seront fournis le 31 mars à Sedan, les chevaux le 12 avril. Le générai Claparède fait ses efforts pour accélérer la fourniture. L'ittelage des caissons, des canons, des forges de campagne est préparé. Les instruments de chirurgie, les boîtes de pharmacie, le linge à pansement et la charpie ne sont pas encore arrivés. Le général Claparède a écrit à ce sujet au ministre directeur.

[Archives Nationales AF IV iôûS.)

5 avril 1812.

Major-général à prince Poniatowski.

Je vous préviens, Monsieur le prince Poniatowski, que les 3 premiers régiments d'infanterie de la Légion delà Vistule forment une division attachée à la garde impériale et commandée par M. le générai comte Claparède.

Cette division part de Sedan pour se readF# à l'armée;

chacnn de ces trois régiments a «es deux premiers bataillons bien complets, et comme le cadre du 3^ bataillon est composé seulement des officiers et sous-officiers, FEmpereur désire, Prince, que vous teniez prêts deux mille sept cents hommes pour compléterces trois cadres à 900 hommes chacun au moment où ils arriveront à Tarmée. Je vous prie de m'instruire du résaltat des mesures que vous prendrez ponr remplir à cet égard les intentions de Sa Majesté; ces 3 cadres ont ordre d^emporter du dépôt de la Légion qui est à Sedan 2,700 habillements et équipements complets pour les 2700 hommes qu^ils recevront dans le duché.

Alexandre, Major*général.

{Archives Historiques.)

12 juillet 1812.

Ordre aux 3«^ bataillons des 1*', 2^ et 3« régiroenta dlnfanterie de la Légion de la Vistule qui sont àThorn et à Kœnigsberg de se rendre à Vilna afin de pouvoir rejoindre leurs régiments À la division du général Clan&réde

(Archives NationaleSy A F IV 1643.)

Les pièces qui ne sont pas dans ce carton, est-il dit dans le dossier 1613, ont été brûlées pendant la campagne, par ordre de TEmpereur.

Minsk, 12 juillet 1812.

Davout à TEmpereur.

J*ai passé aujourd'hui la revue, après une messe miktaire, de toutes les compagnies d'élite, grenadiers et voltigeurs, des généraux Compans, Dessaix et Claparède. Le meilleur esprit règne dans ces compagni(*s; elles sont trèâ foi tes et il n'y a aucun homme en arrière, dont les capitaines n*aient rendu compte, excepté les compagnies d'élite du 33^ d'infanterie légère, qqi ont les 2/3 de leur effectif en arrière; je les ai fait défiler la crosse en Tair devant tout le monde, général et colonel en

tète, et ordonné qu'il soit fait un exemple par comi>agnie de ceux qui sont encore en arrière a faire le métier

de briganda.

(Archives Historiques.)

Minsk, le 13 juillet 1812, à 3 h. de Taprèa-midi.

Davout à l'Empereur.

Je fais partir dans deux heures le général Grouehy avec la division Lahoussaye, ainsi que la division Claparède de manière à ce qu'i's arrivent demain ou aprèsdemain de grand matin à Borisow. Je mettrai provisoirement sous les ordres du général Grouehy la division Lahoussaye ainsi que la division Glaparède, le général Bordesoulle avec le 3" de chasseurs, le 6<^ de hussards et le général Colbert qui se trouve déjà à Borisow.

Le général Grouehy aura Tordre de pousser une partie de la cavalerie légère sur Kokhanow et je le dirigerai ensuite avec les divisions Claparède et Lahoussaye, suivant les nouvelles que j'aurai, probablement sur Brobruisk.

(Archives Historiques.)

Mohilew, le 22 juillet 1812, 1 heure du matin.

Davout à l'Empereur.

Le Maréchal confirme la marche du prince Baçration sur Mohilew et ajoute : « Je fais venir ici la division Claparède, les pièces de 125, » etc..

Witepsk, le 5 août 1812.

Le major-général au marquis d'Alorna, général de division.

Le régiment de chasseurs portugais que vous avez amené de France restera jusqu'à nouvel ordre attaché t la division du général Claparède.

Sa Majesté vous confie le commandement important de la place et de Tarrondissement de Mohilew.

(Arobivef Historiques.)

Paris, le 23 mars 1813.

A. S. E.le duc de Feltre, ministre de la guerre.

Monseigneur,

Je m'empresse de répondre À la lettre que Votre Excel ence m'a fait l'honoeur de m*écrire.

Je suis toujours souffrant et hors d*état ep. ce moment de mettre des bottes et de montera cheval. Je continue les remèdes qui me sont ordonnés par M. Boyer, afia d'éviter d'aller aux eaux et me mettre à même de servir le plus tôt possible. J'attends avec impatience le résultat de ce traitement; je demanderai à entrer en ligne du moment que je le pourrai. Je l'aurais déjà fait pi ma situation me Teût permis. Je prie Votre Excellence de mettre ma lettre sous les yeux de Sa Majesté. Je n*ai qu'un désir, celui de donner de nouvelles preuves de

mon dévouement à sa personne.

J'ai l'honneur, etc..

Le général de division, Comte Claparèdb.

[Archives Administratives.)

Dresde, le 16 juin 1813.

Rapport du Major-général à l'Empereur..

Rire, j'ai l'honneur de mettre sous les yeux de Votre Majesté la lettre que je reçois de M. le général de division Comte Claparède par laquelle ce général fait codnaître le rétablissement de sa santé et demande l'honneur de rentrer en ligne. *

Je pense, Sire, que M. le général de division Claparède pourrait être utilement employé au corps d'observation du Rhin, commandé par M. le maréchal duc de Castighone.

Je supplie Sa Majesté de me faire connaître ses sentiments. '

{Archives Nationales.) .

25 juin 1813.

Ministre à générai de division comte Claparôde.

Désigné par rEmpereur pour commander la 43* division d'infanterie, corps d'observation de Mayence.

Partir de suite pour Francfort-sur-le-Mein en poste. Faire connaître le jour de départ. Maréchal duc de Gastiglione remettra les lettres de service.

(Archives Adminiatratives,)

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