‹ Le général DagobertChapitre 2 sur 121 · Ordonnance française, p · texte numérisé non relu

Ordonnance française, p

père avait été officier au régiment de Canisy. Son père, qui fut blessé en 1719 au siège de Fontarabie, servit pendant dix ans aux dragons « avec toute la bravoure et la distinction possibles ^ ». Un de ses oncles fut tué à la bataille de Guastalla; un autre était ofûcier au régiment de Bretagne lorsqu'il dut fuir en Prusse à la suite d'un duel; un troisième, son parrain, commanda à La Hougue une compagnie détachée de l'Hôtel royal des Invalides. Ses cousins, les quatre fils de son oncle et parrain, servirent pareillement, l'un au régiment d'Auvergne, l'autre dans la gendarmerie, les deux autres dans les Iroupes coloniales. Ses deux frères entrèrent, comme lui, dans l'armée; l'un, Gabriel, ou, ainsi qu'on l'appelait, Dagobert de Groucy, son camarade et compagnon d'armes, le remplaça comme lieutenant au régiment de Tournaisis lorsqu'il fut promu capitaine et servit avec lui au régiment de Royal-llalien durant douze ans; l'aulre, Jean, connu sous le nom de Dagobert de Boisfontaine, appartint à la compagnie écossaise des gardes du corps '-.

II. Il est probable que Dagobert voulut d abord être officier du génie et, sous la Révolution, lorsqu'on lui demanda ce qu'il faisait avant d'être soldat, il répondit qu'il était étudiant ^ Quoi qu'il en

1. Certifieit du major de son régiment. Cf. A. Martinôe, le Général Dagobert. {Notices, mémoires et documents publiés par la Société d'agriculture, d'archéologie et d'histoire naturelle de li Manche, t. I\, 1890, p. 134).

2. Voir les ap;>endices I, II, III sur les ancêtres et frères de Dagobert.

3. Notice 1 ersonnelle de Dagobert (Archives de la duerre ou A. G.) et Habié et Deaumont, Galerie militaire, an XHI, vol. III, p. 2.

sous L'ANCIEN RÉGIME 3

soit, il fui, le 9 mars 1736, nommé lieutenant au régiment de Tournaisis sur la proposition du colonel, M. de Courcy, et il fit, en cette qualité, presque toutes les campagnes de la guerre de Sept Ans. On avait alors formé, pour suppléer à l'insuffisance des troupes légères, des petits corps de volon- ' ta.res '. Ils étaient tirés de tous les régiments de 1 armée, chaque compagnie fournissait un ou deux hommes, et ce fut à la tète de ces corps que se révélèrent d'excellents officiers à qui l'occasion de se signaler avait encore manqué, La Noue de Vair Saint-Victor, Verteuil l

En 1739, Dagobert. entraîné par son zèle, entra dans le corps dirigé par La Noue de Vair ' Il y commanda le contingent du régiment de Tournaisis et il eut pour camarade un sous-lieutenant du régiment de Nassau-infanterie, Kricg. qui lut. comme lui, général sous la Révolution. Plus tard. Kneg se vantait d'avoir comhaftu aux côtés de La Noue de Vair en cent aflaires et d'avoir exercé, dans cette troupe de volontaires, les fonctions d'aide-major.

Dagobert regarda toujours La Noue de Vair comme son maître et il ne parlait de lui qu'avec vénération. En 1790, il rappelait que La Noue de Vair comprenait l'avantage d'une attaque vive et impétueuse et qu'avec 400 volontaires ce chef intrépide

i. Le comte de Mortaign >, le mentor de Clermont, pro-;osait toutetois de les abolir; . cela, disait-il, occasionne beaucoup de desordre et chagrine les régiments, les camarades sont obligés de faire le service de ceux qui vont aux volontaires, et les sol

tllT' ?'^""°^^'^* ^ >' ^'ï^r q^e pour le gaspillage et se sousi traire a la discipline ,. (Cam. Rousset, le Comte de Gisors, p. 400)

-^. Ordoimance française, p. 109 et 447.

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