‹ Le général DagobertChapitre 3 sur 121 · Cf. à l'a;)] endice IV une note sur La Noue de Vair · texte numérisé non relu

Cf. à l'a;)] endice IV une note sur La Noue de Vair

4 LE GÉNÉRAL DAGOBEKT

avait obligé 1 .700 Hanovriens à mettre bas les armes.

i\ul, dans le corps de La Noue de Vair, ne fut plus ardent, plus audacieux que Dagobert. Le 9 juillet 1759, à la surprise de Minden, où il \it de près à l'œuvre les volontaires de Fischer uu, comme on les nommait, les Fischer, une balle le frappait légèrement à la joue.

11 assistait: le i^"" août suivant, à la bataille de Minden et il était à la droite commandée par le maréchal deBrogliequi montra dans cette journée une malheureuse indécision. Sous les yeux de Dagobert.le canon ennemi écrasait les grenadiers de France; ces soldats d'élite tenaient ferme; ils eurent 300 hommes hors de combat et deux de leurs colonels furent tués. Pourquoi, a dit depuis Dagobert, étaient-ils en panne devant la batterie qui les foudroyait? N'auraient-ils pas infiniment moins perdu s ils avaient, le sabre à la main, ((mru à cette batterie? Les volontaires de La Noue de Vair étaient tout proche, entre la première et la si-eonde li^rne, en colonne fort serrée, et ils n'essuyèrent presque aucune perte : La Noue de Vair avait eu l'esprit de les placer dans un abaissement de terrain et les boulets leur passaient par-dessus la tèle pour donner dans le régiment de Piémont qui se trouvait à la seconde ligne.

Quelques jours plus tard, pendant la retraite du maréchal de Contades sur Cassel, Dagobert accompagnait les troupes qui dégageaient la garnison du château de Marbourg et délogeaient des gorges de^ Munden les éclaireurs du parti contraire K

1. Ordonnance française, p. 148-1*9; Richard Waddington, la Guerre de Sept Ans, t. III, p. 6:î; Pàjol, les (iuerres soi/s Louis XV, t. r', p. 417.

rj

SOUS L'ANCIEN RÉGIME 5

Il étaif, à l'affaire de Schônstadt. Le 21 luml, le prince de Holstein et le prince héréditaire de Brunsw^ick campaient devant Schweinsberg. Le maréchal de Broglie alla les reconnaître. Il fit marcher dans la petite plaine de Schônstadt 1rs volontaires de la Noue de Vair. L'ennemi avail un poste sur un mamelon assez élevé en avant de sa droite. Le maréchal dit aux volontaires qu'il fallait se saisir de ce poste. Dagobert y courut, et courir est le terme dont il se sert, courir est l'ordre qu'il donna. Il monta sans s'amuser à tirer un seul coup de fusil. L'adversaire fit un feu très vif; toutes les balles passèrent au-dessus de la têtr des Français et Dagobert prit possession de la hauteur sans avoir perdu presque personne. Mais les ennemis revinrent en nombre. Ils gravirent le mamelon en tirant le plus qu'ils pouvaient, et tous leurs coups portaient, tous leurs coups rasaient le sommet du tertre et tuaient ou blessaient un Français : de cinquante hommes que Dagobert avait conduits à l'assaut, il n'en ramena que sept K

Le 2 septembre, à Oberweimar, chargé par des hussards qui lui enlevèrent tous ses équipages, il sut résistera leurs attaques réitérées; il para les coups de sabre avec un fusil et reçut une légère blessure à la main gauche. Sa défense laissa le temps aux régiments de dragons de Caraman et d'Apchon, qui cantonnaient sur les bords de la Lahn, de rallier leurs fourrageurs, et M. d'Apchon déclara que les deux régiments devaient leur salut au lieutenant Dagobert ^.

Page 1