‹ Le général DagobertChapitre 33 sur 121 · Dagobert à Duportail. Romans, 23 octobre 1791 (A. D · texte numérisé non relu

Dagobert à Duportail. Romans, 23 octobre 1791 (A. D

3. Le 6 octobre 1791, Le Scène Desmaisons, Champion, officier municipal de Paris, et le maréchal de camp d'Albignac avaient été nommés commissaires du roi ou commissaires civils à Avignon et dans le Comtat Venaissin. Le maréchal de camp d'Albignac fut bientôt renvoyé à Nîmes où il commandait et remplacé, le 7 décembre, par l'aillot de Beauregard, ancien lieutenant-colonel au 2e régiment de chasseurs à cheval.

LA RÉVOLUTION

n'étant ni fort éclairée ni fort active, Dagobert ne pouvait-il « achever de leur rendre service » ? L'écrit, envoyé sous l'enveloppe des commissaires, était-il seul dans un paquet particulier ? Ou bien y avait-il autre chose dans le paquet ? L'enveloppe portait-elle leur contre-seing commissaires civils députés par le roi ? Ou était-elle fermée par leur cachet? Ce cachet était-il altéré ou entier? « Vous distinguerez facilement, ajoutaient-ils, l'objet de ces renseignements ; on veut troubler la tranquillité qu'à l'aide des troupes nous avons rétablie dans le Comtat ; mais les projets des malveillants seront aisément déconcertés quand, comme vous, Monsieur, les commandants des troupes, animés de l'amour du bien, surveilleront ce qui se passe autour d'eux, et voudront bien correspondre avec ceux que la loi a préposés pour maintenir le bon ordre » \

VL Les propres soldats de Dagobert lui causaient plus de souci que les Comtadins.

L'émigration sévissait alors dans les bataillons de chasseurs comme dans les régiments d'infanterie. A la fin de 1791, huit emplois d'officiers vaquaient dans le 3*^, et treize, dans le 10^ bataillon. Au mois de septembre, dix officiers du 11^, dit naguère chasseurs des Ardennes, et, à leur tête, le lieutenant-colonel en second, le chevalier de Ribère, quittaient leur poste pour passer sur les terres du roi de Sardaigne. Le 2^ bataillon oii servait Dagobert, semblait échapper à la contagion ; les officiers y tinrent longtemps ; deux places

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