‹ Le général DagobertChapitre 34 sur 121 · Champion à Dagobert, Avignon, 24 janvier 1792 (A. D · texte numérisé non relu

Champion à Dagobert, Avignon, 24 janvier 1792 (A. D

LA REVOLUTION

seulement, dont celle du sc»us-Ifeutenant comte Vintimille-Lascaris, vaquaient en 1791 *.

Mais eii 17 '2 les chasseurs se révoltèrent hautement. Ce lut d'abord le l^'" bataillon, ci-devant chasseurs ro\ . \ de Provence, en garnison à Monaco. Quui^uuû iiuiiiiiies avaient été incarcérés pour avoir mis de l'affectation à chanter le Ça ira. Le 21 février, leurs camarades brisèrent les portes de la prison, puis, le sabre en main, ils parcoururent les rues eu menaçant et frappant ceu^ li refusaient de se joindre à eux. Le commandant de la viliu, Milhs exigea d'eux le serment d'être fidèles à la nation, à la loi et au roi. Ils jurèrent; mais 1 2 écla a l'insurrection. De leur propre mouveiiiuiit, les chasseurs firent battre la générale ; ils prirrnt ]oyi> f^sil et Ic chargèreut à double cartouche ; ils consignèrent leurs officiers qui tâchaient de les rameaer au devoir ; ils apportèrent sur la place la caisse militaire en criant qu'ils pendraient leurs chefs s'ils ne trouvaient pas d'argent. Treize de leurs officiers, indignés, se rendirent à Nice en territoire piémontais : ils abandonnaient, disaientils, une soldatesque livrée à l'anarchie et un pays où la profession des sentiments les plus honorables était devenue un titre de proscription -.

Ce fut bientôt le tour du 2^ bataillon, du bataillon de Dagobert. Le Com'at était toujours en effervescence. « Une affreuse méfiance, écrivait Du Muy, tourmente tous les esprits, l'alarme est générale et il semble qu'un mauvais génie se plaise à détruire toutes nos espérances et à empirer notre situation.

MA

Les commissaires civils prétendent être tout puissants et l'autorité dont ils sont revêtus, barre absolument la mienne ». Le régiment de La Marck, en garnison à Avignon, passait pour « aristocrate » et les commissaires civils, appuyés par les clubs d'Orange, de Nîmes et de Marseille, exigeaient, malgré la municipalité avignonnaise, qu'il fût renvoyé du Comtat et remplacé par des volontaires nationaux. « Si ce régiment est éloigné, s'écriait Du Muy, quelle ressource me restera-t-il pour imposer aux malintentionnés "^ », et il ajoutait tristement que La Marck était le seul régiment où l'ordre se fût maintenu.

Les chasseurs de Dauphiné finirent donc par s'insurger. A la fin du mois de mars 1792, ils renvoyèrent brutalement une partie de leurs officiers et de leurs sous-officiers. « De perfides conseils, mandait Du Muy, les ont portés à cet attentat contre la discipline ». Deux capitaines, Boussiers et Scalvini, et trois lieutenants. Cardon, Boulancy et Lambert, s'enfuirent en Savoie. La vie de Dagobert fut menacée par ses propres soldats. 11 reçut une blessure à la jambe et il dut gagner Valence, et de là Saint- Lô. Un nouveau lieutenant-colonel en premier, Mazel du Goulot, qui, de même que Dagobert, avait fait la guerre d'Allemagne et qui comptait dixneuf années de service comme capitaine, remplaçait Lesser promu maréchal de camp. « Dagobert, marquait Du Goulot, est parti à la suite d'une insurrection dont il a failli être la victime, mais il compte rejoindre » K

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