‹ Le général DagobertChapitre 87 sur 121 · Mon. des 29 et 30 avril et du 1" mai · texte numérisé non relu

Mon. des 29 et 30 avril et du 1" mai

2. Ce décret ne fut pas imprimé. Madame* Dagobert exposait dans s. pétition qu'elle éprouvait des difficultés et que de longs délais s écouleraient avant qu'elle put produire toutes les pièces nécessaires , our obtenir s . pension et qu'elle réclamait par con- P?i?-f "? secours provisoire. Le 9 prairial précédent ou 28 mai elle .était présentée a la barre de la Convention pour dire que la mort de son mari la laissait sans aucune ressource.

URGEL

vier 1795, ^ elle décrétait que madame Dagobert toucherait une pension de 1.500 fraucs à titre de récompense nationale en raison « des services de son mari, général en chef de l'armée des Pyrénées- Orientales, mort par suites des fatigues de la guerre après avoir déterminé la victoire et mis en fuite les Espagnols » — et que sa seconde fille, Julie-iMarie, recevrait un secours de 750 francs qui lui serait payé depuis le 1*^'' prairial an II jusqu'à l'époque où elle atteindrait sa douzième an née ou jusqu'au 27 fructidor an Vil (depuis le 20 mai 1794 jusqu'au 13 septembre 1799).

Enfin, le 20 ventôse an III ou 10 mars 1793, sur le rapport du Comité des secours publics, la Convention, « considérant les longs et importants services du général Dagobert et que sa mort n'était provenue que par suite des fatigues excessives auxquelles il se livra, quoique malade, à la tète des troupes qu'il commandait dans l'expédition sur Urgel où, après un combat opiniâtre, il mit en fuite l'armée espagnole », décrétait que la veuve du général recevrait h titre d'indemnité provisoire, pour elle et ses deux filles en bas âge, la somme de 6.000 livres, 3.000 pour elle et 1.500 pour chaque enfanta

1. Ce décret du 13 nivôse an III fut confirmé le 7 messidor an IX ou 26 juin 1801 par un arrêté du premier Consul rendu sur la proposition du ministre de la guerre. Montalivet était alors préfet de la Manche. Ce fut lui qui transmit le brevet à Madame Dagobert | ar une lettre datée de Saint-Lô le 3 fructidor an IX : « Madame, le gouvernement me charge de vous remettre le brevet de li pension qu'il a accordée à la veuve d'un de ses généraux les plus distingués; je me trouve heureux d'être en ce moment l'organe j^ar lequel vous parvient ce témoignage de la reconnaissance nationale. J'ai l'honneur de vous saluer respectueusement. »

2. Mais elle ne toucha que 4.500 livres puisqu'elle avait déjà touché 1.500 francs par décret du 10 messidor an II. Elle est

Vï. Les troupes de Cerdagrie avaient demandé, lorsque mourut leur général, que ses cendres fussent transportées à Montlouis jusqu'à ce que la Convention en eût autrement disposé ^. Dagobert fut donc enseveli à Montlouis sur la place principale au pied de l'arbre de la liberté \

En 1800, lorsque le premier consul eut décidé qu'un monument serait élevé dans chaque chef-lieu à la mémoire des braves du département morts pour la patrie et la liberté, le Conseil général des Pyrénées-Orientales obtint que les cendres des généraux Dagobert et Dugommier seraient transférées de Montlouis et de Bellegarde à Perpignan. La cérémonie se fit le 2 août avec une pompe éclatante, et des larmes d'attendrissement, lisons-nous dans le procès verbal, coulèrent de tous les yeux : Dagobert et Dugommier n'avaient-ils pas sauvé les Pyrénées-Orientales et jeté la terreur du nom français dans le cœur des fiers Castillans? Les deux bières furent mises sous les fondements d'une colonne qui devait se dresser sur la place de la Liberté avec cette inscription : « Aux mânes des généraux Du-

morte à Saint-LÔ le 2 décembre 1825. Cf. l'appendice XVl sur la descendance de Dagobert.

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