LES MIQUELETS
Aucune troupe n'était plus mauvaise que les miquelets ou, comme on les nommait aussi, les fusiliers de montagne. Dugua ne cessait de se plaindre de leur conduite : il les traitait de mauvais sujets, de pillards et de gueux. Leurs compagnies, complètes le jour du prêt, étaient le lendemain diminuées des trois quarts. Sur 200, 50, parfois 20 étaient présents en avant des cantonnements. « Ils sont miquelets, disait le capitaine de recrutement Legier, plutôt pour piller que pour se battre », et le Conseil du département demandait la réorganisation de ce corps qui commettait des « dévastations inouïes ». Dagobert dut casser la compagnie de miquelets de
ANNEXES
Musset et le 4 octobre, les représentants décidaient de désarmer toutes les compagnies de miquelets, de suspendre leur prêt et de « pourvoir à une meilleure composition de ces troupes ». Leur goût pour le maraudage, écrivait Fabre, ne les rend pas pour cela plus courageux ^