‹ Le général DagobertChapitre 98 sur 121 · UNE CHANSON EN L HONNEUR DE DAGOBERT · texte numérisé non relu

UNE CHANSON EN L HONNEUR DE DAGOBERT

Une chanson patriotique, en idiome du pays, célébra, non sans quelque exagération, les hauts faits de Dagobert et durant longtemps à Prades, autour de Tâtre des vastes cheminées, elle fut chantée dans les veillées d'hiver (cf. Vidal III, p. 429-430).

Tu recordaras, barbare, Del gênerai Dagobert, Del gênerai intrépide, Defensor de nostres drets, Quan alli, al camp de la Perxa, Sa valor se demostrà, Quan ab desavuyt cent hommes Six mils ne va destrossar.

Gloria li sigui donada, Alli, al nostre gênerai, Quan, k la batalla d'Oleta, Sa valor se demostrà tal,

1. Dugua à d'Aoust et à Lamer, 20, 23 et 25 juin (A. G.); Fabre à Dagobert, 10 octobre (A. P.); Torreilles, Perpignan, II, p. 35, 59, 70, 158-160; G. Sorel, III, p. 61. Tous ces témoignages démentent assez l'éloge' des miquelets qu'a fait le général Teste {Carnet de la Sabretache, 1906, p. 663-664).

Que tota la flor d'Espanya Fou morta o prisonera :

Gênerais y artilleria, Tôt resta al nostre poder.

DUVIGNAU A CARNOT

Cette lettre de Duvignan à son camarade et ami Carnotest intéressante. Elle donne une idée très favorable de ce général Duvignau (colonel-directeur du génie et depuis le 7 mars 1793 général de brigade) que l'agent Revest notait quelques semaines plus tard « bon militaire, mais très malade * ».

Elle renferme un précieux jugement sur Dagobert qui venait de vaincre les Espagnols, et le bon Duvignau plaide avec une chaleur éloquente la cause des « ci-devant » qui combattent sous le drapeau de la République.

Narbonne, le 15 novembre 1793, 2« de la République française une et indivisible.

Duoignau, général de brigade à l'armée des Pyrénées-Orientales, au citoyen Carnot, membre du Comité du salut public de la Convention nationale.

Brave citoyen,

Vous avez appris par votre frère que le délabrement total de ma santé et l'accroissement de plusieurs infirmités majeures m'ont forcé à demander ma retraite. Loin que le repos ait amélioré mon état, je suis encore accablé de douleurs, et tellement affaibli que je fais à g-rand'peine trois ou quatre tours de suite dans ma chambre. Instruit que

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