Cf. notre Dugommier, p
ANNEXES
le ministre a fait et remis, il y a plus d'un mois, au Comité de salut public ou à celui de la guerre son petit travail de proposition concernant ma retraite, je viens, mon très cher Carnot, vous prier de vouloir bien vous intt iriser au succès et à la prompte t xj tiition de mon affaire, conjointement au citoyen 1; r fp votre collègue qu'un de nos parents comis a sollicité par lettre à cet égard. Vous pouvez a-^uicr les membres des Comités ci-dessus que jamais rofraite n'a été demandée plus forcément ni avec plu- le regret. •
Cloué sui un fauteuil, depuis quatre mois, je rêve sidn rpssp à raffermissement de la République et je vois avec une peine vraiment inexprimable que no i^iiri représentants sont à la veille de rendre li lérrol funeste. C'est de l'expulsion totale des ci- 1 vanl nobles hors du service militaire que je veux y-..u r. Cette mesure, prise partiellement, est bonne snn^ r] njfp. tout comme, adoptée généralement, e serait, j'ose le dire, injuste, impolitique et désastreuse idii> jCs conséquences K Les meilleurs patriotes, les plus fiers républicains que je connaisse, sont nés dans la caste ci-devant privilégiée. Ils versent iournell uitnt leur sang pour la patrie: ils lui il î-ut sacrifié, même leur chimère et leurs ; r jugés. Je ne serais point embarrassé d'en nomiii i plusieurs contre lesquels le plus hardi dénonciateur n'oserait élever la voix. En les éliminant du service, vous priveriez nos armées de tout ce qui leur re.^t. le mieux. Le patriotisme seul peut bien sunire, lor>niîe, le sabre haut, il ne s'agit que de
1. On peut consulter sur la défiance qu'inspiraient les nobles et sur les propositions, émises de divers côtés, de les exclure des emplois, notre Wisseynbourg, p. 68-69.
charger l'ennemi tout droit devant soi. Suffira-t-il également pour la conduite des armées, pour remplacer les officiers de l'état-major, du génie, de l'artillerie, etc., qui au plus ardent civisme joignent des talents acquis et de l'expérience ? Brave citoyen, je ne finirais pas sur cette matière; mais vos moments sont précieux, et je veux être lu jusqu'au bout. Mon avis ne peut, à aucun égard, être suspect. Je n'ai pas encore un seul instant désespéré de la chose publique. Mais si vous rendez le décret en question, je m'attends à tout, et vous conseille de vous préparer à tous les revers possibles. Respect, salut et fraternité,
DUVIGNAU.
Nota. — Chasserons-nous aussi le général Dagobert qui, au moyen du degré de confiance dont il enivre les troupes qu'il commande, vient, deux fois en moins de huit jours, de battre les Espagnols à plate couture, quoique très supérieurs en nombre * ? Tout l'espoir des citoyens de cette partie repose sur ce bravissime général ainsi que sur les talents des généraux d'Auvare \ Lafitte ' et autres qui sont des ci-devant. Faut-il les chasser?
1. Dagobert avait battu les Espagnols au col de la Perche le 28 août et a dette le 4 septembre.
2. Joseph-Gaspard Corporandi d'Auvare de Verrayon, maréchal de camp (9 mars 1788) et général de division (8 ma;s 1793) il avait été appelé 4e l'armée d'Italie à celle des Pyrénées-Orien.
a têtn d 'f'-r^fV'?* ''"^^''' ''' ""'' ^° ^^«^^^^^'' '' ^v^it dans sa tête le détail et le local depuis Bayonne jusqu'à Perpignan;
.uspendu en juin, il fut invité par le Comité de salut public A continuer ses services utiles. » y^uni. a
3 André-Joseph de Lafitte-Clavé, maréchal de camp depuis le 22 décembre 1792, était venu diriger les travaux du gén e à nec?'?, r/'''^''"^'^^"^^^^^' mais il passa bientôt polir sus'
Sans' sis ;i.n.T'''^ P'"* *' "^^°^^*"^ ^' ^^ ^^'''''^ ^««ti^^é dans ses fonctions par un arrêté du représentant Gaston (Actes
TABLEAU DES FORCES DE l'arMÉE DES PYRÉNÉES-ORIENTALES AU TEMPS OU LE GÉNÉRAL BARBANTANE FUT REMPLACÉ PAR DAGOBERT POUR LE COMMANDEMENT EN CHEF.
Du 15 septembre 1793.
Général en chef, — Dagobert.
Chef d'état-major général, — Giacomoni, général
divisionnaire.
Généraux de division.
Grandpré. D'Aoust.
Montredon. Gog-uet.
Généraux de brigade,
D'Arbonneau.
La Salcette.
Soulier. La Martillière. Boisconleau.
Béthencourt. Sol-Bauclair.
Massia.
Poinsot.
Dugua.
Adjudants généraux.
Lamer.
Bernède.
D'Hargenvilliers.
Bellon.
Adjudants généraux chefs de bataillon.
Autessere. Baude aîné.
Gouy d'Arsy. Grézieu.
du Comité, X, p. 139), suspendu de nouveau et incarcéré, par ordre de Milliaud et Soubrany, et mourut à Perpignan dans la prison du Castillet. Cf. A. Chuquet, Dugommier, p. 164; Torreilles. Perpignan pendant la Révolution, II, p. 254; supra, p. 328.
ANNEXES
Mellinet.
Marbot.
Lenthéric.
Adjoints
Génin.
Servier.
Corbeau.
Fortin.
Blondeau.
Robert.
Jouffre.
Dumail.
Dupré.
Gruat.
Quesnel.
Cosson.
Bonnet.
aux adjudants-
Vicose.
Loyer.
Chanceaume.
Chevalier.
Charrière.
Lacourtelle.
Huet.
Boileau.
Henry.
Sibuet.
généraux.
Saint-Laurent.
Toulon.
Marrast.
Baude cadet.
Bessières.
Salomon.
Saint-Urbain.
Garin.
Valade.
Guérin
Perpignan.
Citadelle.
Mont-Libre.
Collioure.
Port-Vendres.
Salées.
Cette.
Troupes Infanterie . .
Artillerie . .
Cavalerie . .
Total général dont . . .
et
Garnisons
Infanterie.
Artillerie.
Cavalerie.
disponibles pour Tarmée.