PIÈCE N
Correspondance de Paris et d'Algérie, 1859.
(Extraits)
Paris, lundi i5 août 1869, 6 h. i du matin.
L'Empereur m'avait dit aux Tuileries, quand je lui ai parlé après la revue, pour prendre congé, qu'il me reverrait le soir. En effet, le soir, Sa Majesté est venue pour présider le banquet avec l'Impératrice. Il a traversé les rangs des convives, et, après m'a voir demandé des nouvelles d'Auguste, il m'a serré la main d'une manière plus expressive qu'il ne l'a fait jamais, son visage respirant une très gn^ande bienveillance, je puis dire affectueuse. On est allé dîner.
Il était II heures et je ne pensais qu'à m'aller coucher, quand l'Empereur, qui déjà était venu me parler au sujet d'un colonel qu'il croyait général, s'est dirigé vers moi et m'a questionné sur la situation en Italie, sur la position du maréchal Vaillant, sur la durée probable de l'occupation, questions que le ministre des Affaires étrangères avait amenées quelques instants auparavant, lorsque j'étais allé le saluer. Bientôt, l'Empereur a changé le tour de la conversation pour me la rendre personnelle. — « Qu'allez- vous faire? » m'a-t-il demandé. — « Ce que voudra Votre Majesté. » — ({ Dites ce que vous voulez; vous m'avez rendu de trop grands services pour que je puisse ne pas les reconnaître, et je tiens à vous donner, en outre, en cela, un témoignage de toute l'amitié que j'ai pour vous. » — « Sire, ai- je interrompu, cette amitié restera ma meilleure récompense, et que Votre Majesté me permette de l'assurer de mes sentiments de respectueuse affection. Pour ce qui est de mes intérêts, je les remets entre ses mains et je suis à ses ordres. » — Ces façons n'étaient pas sans intention; en fait de position, ce qu'on vous donne vaut toujours mieux que
ce qu'on sollicite. Après une pause, TEmpereur a repris : « Mon désir serait de vous envoyer commander en Algérie. Vous connaissez mon intention d'avoir désormais une armée toujours organisée par divisions, avec tous les moyens d'action pour celle-ci. Nous venons de faire Texpérience de celte nécessité et je ne veux plus y être pris. » — <( Sire, je sais vos intentions et je serai heureux d'aller à Alger pour en être l'instrument; mais j'ai deux choses à vous demander : que, dans les actes officiels, fonctionnaires militaires et fonctionnaires civils reprennent leur rang de désignation, conformément aux décrets; que l'armée d'Algérie, dont il faut soigner la tenue et la discipline, ne soit plus le réceptacle obligé de toute l'écume de l'armée. » — L'Em'pereur a acquiescé, après quelques explications.
Biarritz, le i4 septembre 1869.
... J'ai rencontré le ministre, M. de Chasseloup, au chemin de fer, et nous sommes venus ensemble de Bordeaux h Bayonne. J'ai été enchanté de cette rencontre, qui m'a permis de sonder mon terrain et d'y jeter quelques jalons.
... L'Empereur nous a fait prévenir le soir même d'aller chez lui ce matin. J'ai eu une assez longue conversation avec Sa Majesté. Je lui ai dit les difficultés d'une manière sommaire. J'ai à peu près arrangé les questions de commandement.
Quant au ministre lui-même, il ajourne au printemps sa visite à l'Algérie, et qui sait d'ici là ce qu'il en sera de son ministère, si les choses ne prennent pas une marche autre que celle de ces derniers temps I Enfin, je tâcherai en tout cela d'aller droit mon chemin, comme jusqu'ici.
Sur le Kyss, le 24 octobre iSôg, et oued Sidi-Mohamed-Ouberkan, le 26 octobre 191 2.
Demain matin, je quitte le Kyss avec la division Yusuf, pour rejoindre le général Esterhazy. Après-demain, le gé-
néral Desvaux nous ralliera avec la cavalerie, et nous serons au complet pour agir. Grfloe à Dieu, nous allons infiniment mieux. Après le général Gastu, un autre malheur se prépare : le général Thomas, qui était malade depuis plusieurs jours, donne les plus vives inquiétudes. Il m'avait donné de grands sujets de désirer que son commandement passât au général Deligny, et je le lui avais déclaré il y a quatre jours; son état actuel me fait regretter de n'avoir pas plus tardé à faire cette déclaration. D'ailleurs, j'ai joué de malheur ces jours-ci : le colonel Lafond, du génie, venu très malade à la colonne, a succonibé, et j'ai vu dans les mêmes conditions le général de Linières et deux colonels obligés de rentrer dans l'intérieur, à Nemours. Ils vont bien, heureusement, à présent. Le lieutenant-colonel de Gontencin était très mécontent que je le laissasse à Oran. Je suis bien aise qu'il y soit, d'autant que l'épidémie y est finie. Ce sont les épreuves du commandement.
Il est impossible de trouver des soldats mieux disposés que ceux de ma petite armée. Quels gensi Que de dévouement! Combien j'ai été aidé par le général Yusuf, par le général Borel, par le colonel Renson et par bien d'autres! J'ai été aussi très content du commandant Mircher et du capitaine de Crény. Ce soir, j'entMids chanter de tous les côtés. Hier, après mon départ de la colonne Esterhazy, les Kabyles ont voulu attaquer; on leur a mis i5 hommes par terre. Pendant cela, le général Deligny reconnaissait pour notre mission une route excellente; nous sommes donc en bonne voie....
a6 octobre, oued Sidi-Mohamed-ou-Berkan.
... Notre marche d'hier s'est très bien faite. Ce soir, le générai Desvaux me rejoint avec toute sa cavalerie. J'ai mes magasins formés et couverts par des relèvements de terre. Demain, j'attaquerai enfin les Beni-Snassen dans leurs montagnes. Tous les ordres sont donnés et chacun est d'un entrain de bon augure. La santé est revenue comme par enchantement; cette vilaine tourmente cholérique est finie,.
PlèCBS JUSTIFICATIVES 487
non seulement ici, mais dans toute la province d'Oran. Gela me soulag.e le cœur. Le général de Liniers et d'autres officiers malades sont hors d'affaire. Mon brave Hadj -Hassan, que j'avais mandé à Nédroma pour mon passage, a été enlevé; mes prévisions pour le général Thomas se sont réalisées. Sur i5.ooo hommes, j'ai eu phis de 2.000 malades, dont plus de i.aoo morts en cinq ou six jours. Cela m'a rappelé Orléansville, Alger et Varna. 11 me manque une quinzaine d'officiers de différents grades. Malgré cela, les travaux de guerre et les marches n'ont pas été un seul jour suspendus, non plus que la marche de nos approvisionnements, bien que les Arabes convoyeurs fussent également atteints. Voilà de rudes débuts pour mon commandement en chef. J'ai fait venir deux prêtres; l'un de Magrnia, où il est curé, n'a pas été bien utile; l'autre, jésuite, a montré un grand dévouement. J'ai tenu les ministres de la Guerre et de l'Algérie au courant de la situation. Elles les aura assurément fort émus.
Hier, le chef des Beni-Snassen, Gheikh-Mimoun, m'a fait demander une entrevue. Je lui ai répondu que nous nous rencontrerions sur les sommets du Foghral, qui domine ses montagnes. Je connais la ruse de Gheikh-Mimoun, et si j'eusse commencé à négocier avec lui, mes soldats eussent eu les bras et les jambes cassés : une demi -réparation des agressions dont nous avons été victimes ne garantirait pas l'ayenir. Je veux obtenir réparation par les armés, imposer des conditions qui laissent un tel souvenir que l'on respecte longtemps notre frontière. Il se peut que dans une douzaine de jours tout soit fini. Si j'ai raison des Beni-Snassen, comme je l'espère, j'aurai ensuite raison plus facilement des dernières résistances des bureaux du ministère de l'Algérie, afin de faire de mon côté ma situation, qui soit à Tabri des stupides théories qui, depuis un an, ont cours contre l'expérience. J'aurai ma bataille avec M. de Ghasseloup-Laubat et je la remporterai, si toutefois le bon sens doit dominer l'erreur. Je ne demande qu^à avoir ma position militaire et politique bien nette et bien tranchée.
Aïn-ïaforall, le 28 octobre iSSg.
... Je suis monté chez les Beni-Snassen hier, dans Taprèa midi; notre succès a été complet, nos pertes légères : cinq ou six hommes tués, une trentaine blessés, dont trois officiers. Tout mon monde est content; on a laissé le choléra dans la plaine; les bivouacs couvrent un beau plateau; demain, j'y aurai des vivres pour douze jours. Le chef des Beni-Snassen, Gheikh-Mimoun, m'a écrit ce matin pour m'annoncer qu'il faisait sa soumission et me demander les conditions que je lui imp>osais. Je lui ai demandé i million 800.000 francs environ (ia5 francs par fusil). Il doit en avoir i5 à 18.000, mais sans doute il se rabattra à la.ooo fusils. Il devra me donner des otages, qui lui seront rendus après le paiement. Je ne lui réclame que cette réparation pécuniaire, autrement il ne s'agit ni de changement de frontière, ni de soumission, ni d'engagement. Toute la Journée s'est passée sans un coup de fusil, ce qui me porte à croire que les affaires se traitent entre les représentants de la tribu. Si après demain il ne m'a pas été donné satisfaction, je livre au feu et au pillage les villages de Cheikh Mimoun, comme j'ai fait aujourd'hui des Tagmas. Nou? verrons : si les choses s'arrangent sans nouvelles rigueurs, dans huit jours je pourrai descendre de la montagne dans l'autre plaine. J'ai mes escadrons tout prêts, et, en huit jours encore, si la saison se tient favorable, j'en aurai fini. Je suis sûr, dès à présent, de ne plus trouver de résistance. Ce que nous avons fait hier nous a assuré un ascendant irrésistible. Il n'y aura plus de combat.
... L'aspect de cette montée de six kilomètres, couverte de Kabyles et fortifiée à chaque pas par des embuscades, avait quelque chose de sérietix. Une grande dégringolade de rochers, qui s'est opérée au pied du col, était d'un sauvage et magnifique effet. J'ai été bien content de mes compagnons Yusuf, Desvaux, Deligny, de celui-ci surtout. Mon successeur (i) est un brave homme qui n'a pas leur habitude
(i) Le général Walsin Esterhazy, successeur du général de Martimprey, à Oran.
de faire. Si tout va à mon gré jusqu'au bout, je demanderai avec instance à aller passer vingt-quatre heures à Paris pour voir l'Empereur. Il faut que j'en finisse avec les stupidités du ministère de l'Algérie, qui sont bonnes à tout mettre à l'envers, théories vaines voulant faire taire l'expérience. J'aurais raison, parce que j'ai pour moi les faits et le sens commun au lieu du droit commun, que le ministère de l'Algérie a pris pour devise depuis un an.
Aïn-Taforalt, le i*' novembre 1869.
... T9ut va bien ici. Les Beni-Snassen soumis, les goums d'Oudjda m'ont fait demander le pardon. Je le leur ai offert au prix de 200.000 francs. Je refuse aux Maïa la même faveur, parce que ce sont les plus coupables. J'ai déchiré les lettres du caïd d'Oudjda, ne voulant pas avoir affaire avec lui. S'il se présente, je le renvoie à Tanger par mer. Aprèsdemain, je laisse la cavalerie au sud d'ici, tandis que Desvaux se portera sur les lignes de retraite. Je suivrai avec l'infanterie; le 10, la campagne sera close. Fait extraordinaire, le prétendant à la couronne du Maroc m'envoie son fils aujourd'hui pour solliciter mon secours pour ressaisir le pouvoir héréditaire que Muley-Abd'Errahman a enlevé à son père. Tandis que ces succès se précipitent avec un bonheur qu'ont troublé malheureusement les pertes cruelles de cette armée (elles s'élèvent à 20 officiers morts et 2.700 soldats malades, dont 1.700 ont succombé), voici que le ministre de l'Algérie s'attaque à moi, n'osant plus le faire vis-à-vis du ministre de la Guerre. A la date du 16 octobre, il m'adresse des reproches fort durs, dissimulés par un langage mielleux, parce que je n'ai pas pris sa permission pour disposer des généraux sous mes ordres; parce que le général Deligny, qui n'a fait que traverser Paris, n'est pas allé le saluer. Puis viennent des observations, des refus sur les mesures que je propose. J'ai trouvé le moment favorable pour lui envoyer un ultimatum. Je veux une situation nette ou bien je résigne un commandement bâtard. J'ai écrit au ministre de la Guerre, qui s'attendait à ce que je serais
490 LE COMTE DE MARTOfPRET
attaqué et qui m'avait dit de le prévenir pour qu'U ytnt k mon aide. J'ai insisté pour partir pour la France, de Nemours, afin de savoir à quoi je dois m'en tenir.
Paris, le 3 janvier 1860.
Je trouve une énorme opposition à ce que je veux obtenir; cependant, j'ai déjà beaucoup gagné de terrain et je finirai par arriver à ce que les circonstances exigent. Chacun veut se ménager, et cela jusqu'à ne pas m'opposer de refus, sans, pour ce motif, en faire plus.
Paris, 4 décembre 1860.
J'avais vu le maréchal Pélissier à i heure; le ministre de la Guerre m'a confirmé toutes choses. On ajoute à mon titre de sous-gouverneur général de l'Algérie « chef d'état-major général ». Je serai le chef des services militaires et des affaires arabes, le directeur général ayant les services civils; je crois que cela marchera. Le Maréchal m'a dit hier matin qu'on préparait le décret. Déjà, dans le public, mon maintien et ses conditions sont connus.
Je dîne ce soir chez le maréchal de Mac-Mahon en petit comité; les maréchaux Randon et de Magenta ont, je le crois, gros cœur
Le maréchal Randon, que je remerciais de l'intérêt qu'il a mis en tout cela, m'a dit : « Croyez-le bien, rien de mieux n'était possible
iS décembre au soir. — On trouve en hauts lieux que mon retour à Alger est quelque chose de fort louable, et on le désirait beaucoup dans l'intérêt du fonctionnement du nouveau système. L'Empereur ne m'a pas caché ce senti-
PlikCEB JUfinriFICATIVES 4^1
ment et m'a fait sentir son regret de n'avoir pu arranger les choses à mon complet bénéfice. Il m'a dit qu'il voulait me revoir avant mon départ, sans doute pour m'entretenir de la question générale, peut-être encore de ce qui me concerne personnellement. Je ne doute pas qu'il n'y ait chez l'Empereur beaucoup d'affectueux intérêt
Alger, les 3 et 4 septembre i86a.
Hier, en arrivant à Alger, j'ai trouvé, m'attendant à l'hôtel, M. Mercier. Voici de quoi il s'agissait : une compagnie anglaise cotonnière nous offre tous les millions possibles. Elle a son principal représentant à Manchester, où la rareté du coton menace à la fois la prospérité du commerce et surtout l'existence de toute une population, déplorable spectacle au point de vue philanthropique. Il faut à tout prix faire du coton; l'Algérie s'offre pour cela. On veut d'ailleurs reconnaître tout le bien que l'Empereur a fait à Manchester avec le libre échange. M. Michel Chevalier, M. Cobden patronnent nominativement l'entreprise. Où trouver la terre P On l'a cherchée sur la Tafna, dans la province d'Oran; mai^ le général Deligny, qui ne voit pas qu'avantage dans ces grandes compagnies, au profit desquelles il faut avant tout trotibler l'existence des indigènes, n'a pas beaucoup donné dans le projet. Et l'on me demande de tâcher d'exercer une influence pour obtenir du commandant de la division d'Oran qu'il arrange toutes choses. A sa place, assurément, je serais au moins aussi récalcitrant qu'il peut l'être; cependant, je n'ai pas refusé mon concours, et ce matin je rencontrerai M. Mercier, à 9 heures» chez le maréchal. J'y conduirai Mircher; le Maréchal lui donnera ses instructions. Il partira ce soir par le courrier pour Oran, reviendra avec lui et aura traité l'affaire avec son ancien général. Cela n'empêchera pas Mircher de partir, le 26, pour Tripoli, sur la corvette le Narval, mise à sa disposition pour lui tout seul et sa mission (i). Il ne nous
(i) Il s'agit de la mîsBion envoyée auprès des chefs Touareg.
^92 LE COMTE DE BiARTIMPREY
manque qu'un médecin; nous avons tout le reste : drogman, ingénieur de» mines, etc. Le conmiandant Mircher doit déployer partout un grand luxe, une grande dignité; enfln, il emporte deux pancartes d'un mètre carré chaque, en français et en arabe, rervêtues de la signature, du cachet du maréchal, grand traité commercial, amical, libéral, que doivent signer les chefs des Touareg, qu'ils sachent écrire ou non. Excellent homme! Quelle foi dans son entreprise. (1 mériterait cent fois de réussir.
Alger, le 3 octobre i86a, vendredi soir.
J'ai cinq ou six fois relu ma lettre de Biarritz. Pour moi, elle est dans des termes de grande bienveillance et indique un désir formel de me voir rester où je suis. C'est le chemin de la plus haute position de France et d'Europe aprjès les trônes; mais, je le répète encore, je ne le suivrai, ce chemin, qu'à regret. D'autres pensées dominent et domineront toujours aisément mon ambition des honneurs et de ce qui les peut accompagner. Je ne suis pas fait pour les faveurs de carrière et de fortune. J'y suis trop froid.
Alger, le lo octobre 1862.
J'ai vu tout à l'heure le général Desvaux, qui arrive de France assez récemment. L'Empereur a cessé complètement d'entretenir le maréchal Randon de l'Algérie. Sa Majesté sait à quoi s'en tenir; ses projets sont faits. Elle n'attend que le moment de tracer de nouvelles voies, puisque celles suivies jusqu'ici ont conduit si lentement, si peu certainement dans le progrès; mais, pour cela, il faut des hommes nouveaux, et l'on veut respecter la situation du maréchal, aujourd'hui raffermie autant qu'elle a été exposée. Nous sommes donc dans le statu quo.,..
ÉTAT DES SERVICES du Général de division Edmond de Martimprey
DE MARTIMPREY (Edmond-Charles)
Fils d'Augustin-Dominique-Romain et de Angélique- Françoise RoYBR DE Maulny, né le i6 juin 1808, à Meaux (Seine-et-Marne); marié le 19 octobre i848 à demoiselle Louise-Thérèse Mesnard db Ghousy (autorisation ministérielle en date du a octobre i848).
grades et emplois
Elève à TEcole spéciale militaire le 16 novembre i8a6.
Nommé sous-lieutenant le i*' octobre 1828.
Sous-lieutenant élève à l'Ecole d'application d'Etat-Major le I*' janvier 1829.
Détaché au 11* régiment d'infanterie de ligne le 3i janvier i83i.
Employé à la Carte de France le i*' avril i832.
Lieutenant au corps d'Etat-Major le i*' octobre 1882.
Stagiaire au 6* régiment de hussards le 12 mars i834.
Stagiaire au ii* régiment d'infanterie de ligne le 12 septembre i835.
Capitaine le 16 décembre i835.
Chargé du service topographique, à Oran, le 3 mai i836.
Chef d'escadron le i3 novembre 1842.
Lieutenant-colon^el à la disposition du gouvememeni général de l'Algérie le 26 octobre i845.
Chef d'état-major de la division d'Oran le 7 juillet i846.
A la disposition de la Conlmission de Défense Nationale le 23 mars i848.
Directeur du personnel et des opérations militaires au Ministère de la Guerre le 3 juin i848.
Colonel le 10 juillet i848.
Mis à la disposition du Gouverneur général de TAlgérie pour le commandement d'une subdivision le a3 décembre i848.
Chef d'Etat-Major général de l'armée d'Afrique le 4 octobre i85i.
Général de brigade le i5 avril 1862.
Disponible le a3 octobre i852.
Commandant la i" subdivision de la i4* division militaire le 17 janvier i853.
Chef d'EUt-Major général de l'armée d'Orient le a3 fé vrier i854.
Général de division le 11 juin i855.
Disponible le ai août i856.
Commandant la 19* division militaire le 18 février 1857.
Commandant la division d'Oran le i3 novembre 1867.
Mis en disponibilité sur sa demande le 3 février 1869.
Aide-major général de l'armée d'Italie le 23 avril 1869.
Commandant supérieur du 7* arrondissement militaire (devenu 7* corps d'armée) et des forces de terre et de mer en Algérie le 17 août 1869.
Sous-gouverneur de l'Algérie et chef d'Etat-Major général de l'armée d'Afrique le 16 décembre 1860.
Chargé par intérim du gouvernement de l'Algérie le 22 mai 1864.
Gouverneur général intérimaire de l'Algérie le 8 août i864.
Sénateur le i*' septembre i864.
Commandant la 5* division militaire le 19 septembre i864.
Mis en disponibilité sur sa demande le 8 mai 1867.
Gouverneur de l'Hôtel des Invalides le 27 avril 1870.
Maintenu définitivement dans la i'* section du cadre de l'Etat-Major général de l'armée le 7 juin 1873.
Décédé à Paris le 24 février i883.
G/iMPAGNES
i835, i836, 1837, i838, 1839, i84o, i84i, 1842, i843, i844, 1845, i846, 1847. ïS48, 1849, iS5o, i85i et i85a, Afrique.
i85/i, i855 et i856, Orient (a reçu la médaille de Grimée).
ÉTAT DBS SERVICES 49^
1857, i858 et 1869, Afrique.
1869, Italie (a reçu la médaille dltalie).
Fin de 1869, 1860, 1861, i86a, i863 et i864, Afrique.
1870- 1 871, contre l'Allemagne.
1871» intérieur.