Six mille francs
dérigny, stupéfait.
Moi, mon général? comment puis-je?...
Vous pouvez, mon ami, vous pouvez ce que vous voulez. Cherchez, cherchez. Adieu, bonsoir; je me couche et je m'eadors content. »
Dérigny rentra chez lui ; les enfants dormaient, sa femme l'attendait.
« Une jolie commission dont je suis chargé par le général ! dit Dérigny en riant. Il faut que je me mette en campagne dès demain pour trouver un gouverneur aux jeunes Dabrovine.
MADAME DÉRIGNY
Et où trouveras-tu ce gouverneur? Gomme c'est facile dans la centre de la Russie ! Tu ne connais personne. Ce n'est pas Vassili qui te fournira des renseignements. Vraiment, notre bon général est par trop bizarre. Comment feras-tu?
DÉRIGNY
Je ne ferai rien du tout. J'espère qu'il n'y pensera plus. Mais je regrette de ne pas pouvoir rendre service à Mme Dabrovine, qui me semble être une excellente personne et ne ressemblant en rien à sa sœur.
MADAME DÉRIGNY
De même que ses enfants ne ressemblent en rien à leurs cousins. Mlle Natasha est une personne charmante, pleine de cœur et de naïveté,
et les garçons paraissent bons et bien élevés. »
Mme Dérigny et son mari causèrent quelque temps, et ils allèrent se coucher après avoir parlé de leur chère France et de ce qu'ils y avaient laissé.