‹ Le General Dourakine;Chapitre 21 sur 41 · Six mille francs · texte numérisé non relu

Six mille francs

dérigny, stupéfait.

Moi, mon général? comment puis-je?...

Vous pouvez, mon ami, vous pouvez ce que vous voulez. Cherchez, cherchez. Adieu, bonsoir; je me couche et je m'eadors content. »

Dérigny rentra chez lui ; les enfants dormaient, sa femme l'attendait.

« Une jolie commission dont je suis chargé par le général ! dit Dérigny en riant. Il faut que je me mette en campagne dès demain pour trouver un gouverneur aux jeunes Dabrovine.

MADAME DÉRIGNY

Et où trouveras-tu ce gouverneur? Gomme c'est facile dans la centre de la Russie ! Tu ne connais personne. Ce n'est pas Vassili qui te fournira des renseignements. Vraiment, notre bon général est par trop bizarre. Comment feras-tu?

DÉRIGNY

Je ne ferai rien du tout. J'espère qu'il n'y pensera plus. Mais je regrette de ne pas pouvoir rendre service à Mme Dabrovine, qui me semble être une excellente personne et ne ressemblant en rien à sa sœur.

MADAME DÉRIGNY

De même que ses enfants ne ressemblent en rien à leurs cousins. Mlle Natasha est une personne charmante, pleine de cœur et de naïveté,

et les garçons paraissent bons et bien élevés. »

Mme Dérigny et son mari causèrent quelque temps, et ils allèrent se coucher après avoir parlé de leur chère France et de ce qu'ils y avaient laissé.

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