‹ Le General Dourakine;Chapitre 38 sur 41 · ELFY · texte numérisé non relu

ELFY

Reste avec nousetchez nous jusqu'à l'arrivée du général, ma sœur ; nous nous verrons bien mieux. »

Jacques et Paul joignirent leurs instances à celles de Moutier et d'Elfy, et n'eurent pas de peine à vaincre la légère résistance de Dérigny et de sa femme.

Tous s'établirent donc à Y Ange-Gardien, Jacques et Paul reprirent avec bonheur leur ancienne chambr e ; Mme Dérigny voulut aussi habiter la sienne ; Moutier et sa femme étaient au rez-de-chaussée, et pouvaient, sans se déranger, abandonner les chambres du premier à leur sœur et à sa famille. Ils menèrent pendant un mois une vie heureuse et calme, qui leur permit de mettre Elfy et Moutier au courant des moindres événements qui s'étaient passés pendant leur séparation.

Moutier et Dérigny ne cessèrent, pendant ce mois, de chercher à combler les vœux du général en lui trouvant une grande propriété avec une belle habitation. Enfin, Moutier en trouva une à une lieue de Loumigny ; elle fut mise en vente de la manière la plus imprévue, par suite de la mort subite du propriétaire, le baron de Crézusse, exbanquier, fort riche, qui venait de terminer l'ameublement de ce magnifique château pour l'habiter et s'y reposer de ses fatigues. Elfy écrivit au s înéral pour l'en informer, et profita de l'occasion j our lui renouveler mille tendresses reconnais- : mtes dont la gaieté assaisonnait le sentiment.

Le général répondit :

« Mon enfant, j'arrive jeudi ; n'oubliez pas le dîner à quatre heures.

Page 1