‹ Le général Dupont (volume 2)Chapitre 26 sur 97 · CAVALERIE · texte numérisé non relu

CAVALERIE

Jablonowski, général de brigade.

Mevnau, chef d'état-major.

!iTAT-MAJOR. . < Priebendowski, capitaine aide de camp.

Burmaski, capitaine officier de correspondance. Pavlowski, capitaine olficier de correspondance.

A ces deux divisions, dont la composition fut plusieurs fois modifiée, s'ajouta, sous le commandement du général Dupont, une division italienne commandée par le général Pino.

Un armistice fut conclu, le 3 vendémiaire (2/1 septembre), à Casliglione, entre le général de division Marmont, commandant l'artillerie de l'armée, et le général autrichien comte de Hohenzollem. D'après une de ses stipulations essentielles, les Autrichiens devaient réprimer et faire désarmer les paysans de la Toscane, qui ne cessaient d'inquiéter les derrières de l'armée française et qui avaient même osé menacer Bologne, pendant que les forces principales de l'aile droite s'étaient portées sur la rive droite du Pô. Comme le général Sommariva, loin d'exécuter cette Convention, cherchait plutôt, par ses proclamations cl ses menées, à développer l'insurrection, le général Brune donna l'ordre au général Dupont, le i4 vendémiaire, de soumettre la Toscane par la force, en agissant « avec promptitude et vigueur ».

Le général autrichien avait levé des légions toscanes qui occupaient divers points du territoire cisalpin, et dont l'importance s'accroissait chaque jour. A l'expiration du délai fixé par le général pour le désarmement et le licenciement des insurgés, le général Dupont prévint le général Sommariva qu'il allait marcher pour occuper la Toscane et désarmer les légions levées sur ce territoire. « Les horreurs commises dans la Romagne par les insurgés toscans, écrit le général Dupont le 20 vendémiaire (11 octobre), ont été suivies par des incursions et des agressions aussitôt renouvelées que réprimées. Ils ont engagé récemment les combats de Saint-Pelegrino et de Caste! -Nuovo et levé des contributions dans l'arrondissement de l'armée. Cet état de choses est devenu à la fois trop alarmant et trop outrageant pour l'armée française ; une mesure décisive est nécessaire. L'intérêt même de la paix y est attaché. Le général en chef m'a ordonné d'opérer le désarmement de cette multitude égarée et d'occuper la Toscane. Je vous déclare, en conséquence, Monsieur le général, que je marche pour exécuter cette disposition. Vous en reconnaîtrez la légitimité, et j'espère que vous ne vous y opposerez pas. Si le sang coule, c'est vous qui l'aurez fait verser inutilement, et il devra retomber sur vous (1). »

Avant de pénétrer en Toscane, le général Dupont publia la proclamation suivante :

Peuple Toscan,

Un corps d'armée entre en Toscane pour dissoudre les levées extraordinaires qui y ont été faites.

Toute L'Italie connaît les fureurs exercées par les brigands dans la Romagne, d'où ils ont été

(t) Nous avons tiré les détails de l'expédition de Toscane du Registre de Correspondance du général

Dupont, <pii nous a été communiqué par M. le comte Dupont, petit-fils du général. Les faits } sont relatés au jour le jour.

Le GÉNÉRAL Dl'PU.NT. (l

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récemment expulsés. Ils infestent encore la frontière du territoire cisalpin occupé par l'armée française ; ils menacent ses cantonnements et ils attaquent chaque jour ses postes avancés.

Le général en chef a ordonné le désarmement des insurgés. 11 veut que l'armistice soit respecté, cjue la sécurité règne dans la Cisalpine et que l'honneur de l'armée ne soit plus outragé.

Peuple Toscan, tous les moyens de séduction et de violence ont été employés pour faire lever en armes les habitants de vos campagnes. Qu'ils reconnaissent aujourd'hui l'excès de leur crédulité et de leur faiblesse ; qu'ils se soumettent. Le fer qui doit les exterminer, s'ils résistent, les protégera s'ils restent paisibles et désarmés dans leurs foyers. Il est temps que leur oppression cesse de peser sur vous et que la terreur qu'ils inspirent s'évanouisse.

Je maintiendrai le respect des cultes et des propriétés. La tranquillité des citoyens ne sera pas altérée et l'ordre le plus sévère régnera parmi les troupes que je commande.

Signé : Dlpo.nt.

En même temps, le général Dupont faisait communiquer à ses troupes l'ordre suivant :

Loyano, 21 vendémiaire an IX.

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