‹ Le général FaidherbeChapitre 2 sur 40 · AVANT LE SÉNÉGAL · texte numérisé non relu

AVANT LE SÉNÉGAL

e de Faidherbe. — Courage de son père. — Éduoalio» B Faidherbe : son aptitude auc seiencea mattismatiques. ~ I

xécoles. — Lieutenant du génie,— En Afiii^ue. — 4 la laadeloupe : question de l'eBcIn-ïase. — ItÈlour en Aifiérle : nslructioD du fort de Bou'Saïda ; campagnes de 18SI «t i Vi8S2 ; courage et dévouement de Faidherbe : il contracte um J Sialadie incurable.

p.raîdherbe (Louis-Léon-Gésar) est né à Lille le (i^Hin 1S18.

1ère, modeste coinmerçant, se trouva mÉlé h

i politique de son temps. En 1794, simple volontiiire,

[fut blessé dans ud combat près deBnJsieux. Eu 1813, '

e distingua par un royalisme ardent. Dans une revue

B gardes nationales de la région du Nord, qui eut

9 & Lille, les gardes nationaux lillois manifestèrent j

nyamment leurs sentiments royalistes. Faidherbe,

UHtaioe d'une compagnie, fut arrêté. Conduit au 1

général Lapoype, il refusa énergîquement de fair^ connaître les coupables. « On peut me fusiller, dit-il, je ne dénoncerai personne. » C'était la réponse d'un homme de cœur. Il n'en fut pas moins conduit en prison où il resta pendant les Gent-Jours. Au retour de Louis XYIII, ses compagnons d'armes lui décernèrent une épée d'honneur.

Ce brave homme mourut subitement, laissant une nombreuse famille dans une situation embarrassée.

Le jeune Faidherbe suivit les cours du collège de sa ville natale. Il n'y brilla ni par son assiduité ni par son application. Ajux exercices de la classe il préférait les excursions sur les glacis de la citadelle, les manœuvres, les revues des troupes de la garnison. L'étude lui prenait peu de temps : il en donnait beaucoup aux distractions de son choix. D'un caractère franc et sûr, d'une bonne humeur constante, gai sans éclat, affectueux et dévoué, il était aimé de ses camarades avec lesquels il à formé des liens durables, de ses professeurs dont il a fini par subir l'autorité. L'un d'eux, M. Delzenne, découvrit son aptitude aux mathématiques. On raconte qu'un jour, montrant une équerre à ses élèves, il leur demanda combien de lignes elle offrait. Les réponses se croisèrent : trois, six, neuf. Faidherbe trouva qu'en ajoutant aux neuf lignes de l'équerre, considérée comme volume, les deux circonférences du trou on obtenait onze lignes. C'était la réponse que le professeur attendait. Elle le charma ^ Dès lors Faidherbe se voua aux mathématiques, dans lesquelles il ne tarda pas à exceller. On lui obtint une bourse au collège royal de Douai, où l'on préparait aux écoles du gouvernement.

\t Journal du lycée de Lille, 1890/

Page 1