Arch. de la Guerre. Correspondance, juillet
2. C'est la constitution adoptée le 23 juin 1793, œuvre de la Con* vention.
3. Voyez lettre de Le Veneur au Comité de salut public, datée d'Àbancourt. (Arch* de la Guerre.)
68 LE GENERAL FBOKENTIN
Varin, commissaires à Tannée. On vient de mettre la dernière main aux redoutes, car Tarrivée de Tennemi parait probable et de plus en plus, Cambrai et Lille s'y attendent. Le Comité de Salut public révoque alors Custine, dont on blÀme le peu d'initiative (16 juillet). Kilmaine accepte le commandement provisoire des deux armées. Le Veneur lui est attaché comme suppléant. Quant à Lamarche, il reste à la tête, mais davantage en fait, de l'armée desArdennes^
Malgré le coup droit que nous ressentîmes de la chute de Condé, nos efforts se maintinrent énergiques. Carnot, alors à Bergues avec Fromentin, accroît, s'il est possible, sa vigilance. Sous leur impulsion, on inonde vingt-six communes entre Bergues et Dunkerque, et le 18, une attaque de Fennemi contre La Marlière (préposé au camp de la Madeleine), à Pont-à-Marcq, point stratégique, échoue.
Le 23 juillet, cinq jours avant la chute de Yalenciennes, le Comité de Salut public dictait un arrêté qu'il signifia de suite à Bouchotte, par lequel 150,000 hommes enlevés aux deux armées des Ardennes et de la Moselle, devaient être expédiés en poste à l'armée évoluant autour de Yalenciennes pour aider les assiégés. Cette mesure, pour laquelle le ministre réquisitionna le service des postes et messageries et qui devait coûter 1,500,000 livres', fut contremandée presque aussitôt, car Yalenciennes, le 28, parlementait après un siège fameux de quatre-vingt-sept jours, dont quarantedeux de bombardement.
Le 1" août, la garnison, sous les ordres du divisionnaire Jean-Henri Becays Ferrand^, sortait des portes avec les