‹ Le général Fromentin et l'armée du NordChapitre 56 sur 73 · Philippeville · texte numérisé non relu

Philippeville

t'enverrai de môme celles qui sont à ma gauche. Mes forces sont beaucoup réduites en raison de celles que j'ai été forcé de laisser pour maintenir la communication de Givet. Un de mes aides de camp te remettra ma lettre.

Signé : Charbonnier.

[Registre 24.]

Avesnes, le 21 avril 1794.

Le Général Sollandj au Général Fromentin,

J'avais exécuté tous les ordres avant de les avoir reçus, et je t*attendais près du pont, ou Taide de camp du Général Duhesme est venu me prévenir, ainsi que toi, qu'ils étoient au Sart, à Fémy, et au Chapeau Rouge, avoient forcés le Nouvion et étoient prêts d'arriver à Catillon, il ta attendu et auroit voulu te proposer de faire passer demain et même cette nuit deux bataillons ou trois à Beaurepaire afin de maintenir la communication avec Duhesme et Balland, et les empêcher d'être tournés, mais je ne vois pas de bataillon à distraire de notre ligne, si ce n'est le 2® de la Meurlhe et le 3« de l'Eure, en laissant le 1" de chasseurs du Hainaut, et le 1" de l'Orne à la garde du pont de Petit Fayt, et les 3 autres pour border la ligne du petit Fayt jusqu'à près de Maroilles. Si petit Fayt était tranquille, je pourrois porter de ce côté, le 1*1' des chasseurs du Hainaut, et dans tous les cas, je laisserai le 10* de Paris à Carligny pour la déffense de ce village, et soutenir la retraite des autres bataillons.

On pourroit faire passer la cavalerie par Cartigny, si nous avions des succès qui fissent rétrograder les ennemis, et lui don* ner une poussée, si surtout sa cavalerie s'était portée ailleurs, mais dans tous les cas je crois qu'il faudrait envoyer deux bataillons sur Beaurepaire, soutenus par un troisième à Cartigny, le tout pour empêcher Duhesme d'être tourné.

Envoi nous Teau-de-Tie au Petit Fayt, elle sera à portée des troupes qui en ont besoin.

Envoi moi des caissons à cartouches, et des pierres à fusil sans quoi point de bataille, car notre infanterie use beaucoup de munition pour faire peu de mal.

Signé : Solland.

[Registre 22, n» 73.]

Maubeuge, le 23 avril 1794.

Le Général Pavereau au Général Ferrand,

L'attaque vigoureuse que nous a faite aujourd'hui Teonemi, nous a coûté les postes de Solre-le-Ghateau et Estred. Le Général Desjardin fait le plus grand éloge de sa troupe ; pendant un moment nous avons été repoussés, et pas un fuyard.

Nous sommes rentrés dans nos cantonnements et tous ceux ou Tennemi h passé sont brûlés. Il est bien temps de les chasser de notre territoire car ils y commettent bien des dégâts.

Tu dois avoir reçu ma lettre de ce matin relativement à Desjardin, qui ne peut pas quitter dans ce moment; sa présence nous est beaucoup trop précieuse et elle tranquilise beaucoup le représentant Laurent ; je ne puis pas être partout, car je crains bien que peut-être cette nuit, nous soyons attaqués à Marpant et Hautmont.

Tu auras sûrement écrit au général en chef de Tarmée des Ardennes pour l'engager d'attaquer.

Notre perte en hommes ne se compte pas tant elle est peu nombreuse, celle de l'ennemi ne l'est guère plus. Peut-être que demain la danse recommencera et j'espère que nous aurons plus de succès. Les troupes qui nous attaquent sont en partie des émigrés.

Le Représentant Laurent attend avec impatience que tu corn-

PIÈCES JUSTIî'ICATIVES 211

mence Ion travail ; nous le désirons d*autant que nous avons besoin de vivres.

En fermant ma lettre, j'apprends par Fromentin, qu'il à rentré dans le Sorle-Libre ', que nous le garderons.

Signé : Faverkau.

[Registre 3, n» 138.]

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