Pièce communiquée par M. Etienne Charavay
le seul moyen qui fut en moi, celui de faire rentrer les chasseurs.
Le service des réquisitions, Tarrivage des subsistances, n'est pas pour cela compromis, parce que j'ai toujours recommandé au commandant d'obtempérer aux réquisitions légales des autorités civiles et de fournir aux convois de grains une escorte assez forte pour en assurer l'arrivage .
J'ai prévenu le comité de Salut public de tous les détails, le
22 présent, d'après l'avis du représentant Roger Ducos, avec qui
j'en ai conféré.
Salut et fraternité.
Fromentin.
Extrait du registre aux actes de l'état civil de la commune des Fayts pour l'an III de la République française.
Le vingt-deux ventôse de la troisième année delà République française, une indivisible, se sont rendus en la commune des Fayts, district d'Avesnes, département du Nord, le citoyen Jacques-Pierre Fromentin, âgé de quarante ans, né eu la commune d'Alençon, chef lieu de district, département de l'Orne, général de division de l'armée de Sambre-Meuse, commandant la place de Landrecy, fils de Pierre, vivant en son bien, et dame Charlotte Leconte, deffunts, domiciliés à ladite commune dudit Alençon; ledit Jacques-Pierre Fromentin, domicilié à ladite commune de Landrecy, d'une part; et la citoyenne Marie-Catherine Lebrun, âgée de vingt-quatre ans, née en la commune dudit Fayt, censière de sa profession, fille de Philippe Lebrun, laboureur de sa profession, et de deffunte Marie-Catherine Evrard, son épouse, domiciliés à ladite commune, dudit Fayt, d'autre part. Lesdits Jacques- Pierre Fromentin et ladite Marie-Catherine Lebrun, assistés et accompagnés du citoyen André Pinvin, âgé de trente-neuf ans, cultivateur de profession, domicilié à la commune dudit Fayt, et Jean-Pierre Fromentin, âgé de quarante-trois ans, vivant de son bien, domicilié à Alençon, chef-lieu du district, département de
rOrne; et les citoyens Philippe Lebrun, âgé de cinquante-six an», laboureur de profession, et père à ladite Marie-Catherine Lebrun, domiciliés à ladite commune dudit Fayt; Philippe Lebrun, âgé de vingt-six ans, au service de la République, domicilié à présent à ladite commune dudit Fayt; tous quatre témoins, en présence desquels il a été fait lecture par moi, Nicolas-Joseph Bourgogne, ofûcier public de ladite commune dudit Fayt et des publications faites le dix- sept ventôse à ladite commune dudit Fayt, en celle de la commune de Landrecy et de promesse djB mariage faite entre ledit Jacques-Pierre Fromentin et ladite Marie-Catherine Lebrun à la maison commune dudit Fayt le vingt ventôse de la troisième année de la République française, une et indivisible. Ont, lesdits Jacques-Pierre Fromentin et Marie-Cal herine Lebrun déclaré à haute voix, en présence desdits quatre témoins, se prendre mutuellement en mariage et faite. Nous, Nicolas-Joseph Bourgogne, officier public susdit, avons prononcé au nom de la loi, que ledit Jacques-Pierre Fromentin et ladite Marie-Catherine Lebrun étaient unis par le mariage. Ont, lesdits Jacques-Pierre Fromentin et Marie-Catherine Lebrun, mariés, ainsi que lesdits quatre témoins, signé avec nous, les jour, mois et an susdits : Fromentin; C.-J. Lebrun; J.-P. Fromentin; témoins; P. Lebrun, père et témoin ; P. Lebrun, témoin; A. Painvin, témoin, et Bourgogne, officier public.
Pour extrait conforme et littéral, délivré par nous, Humbert- Joseph Berlaymont, maire, officier de Tétat civil de la commune de Grand-Fayt.
A Grand-Fayt, le 7 février 1890.
Le maire,
Berlatuont h.
Extrait des registres aux actes de mariage de la commune
des Fayts pour Tannée 1796.