Acte de décès du général Charbonié
Commune de Givet (Déparlement des Ardennes).
Extrait du registre de VÉlat civil de Van 1833.
Il appert dudit registre que le 2 juin 1833 à midi Louis Charbonnier âgé de 78 ans huit mois, lieutenant général en retraite, officier de l'ordre de la légion d'honneur et chevalier de Saint- Louis, natif de Clamecy (Nièvre), domicilié à Givet, rue des trois Pigeons n° 20, époux de Marie-Anne-Géronique Ballan, domiciliée audit lieu, fils de Jacques Charbonnier et de Michelle La Caille, esl décédé en celte ville les jours mois et an susdits.
Délivré sur papier libre, pour service administratif.
A Givet, le 16 mars 1891,
Pour extrait conforme : Le Maire^
f) GUIRAUD.
Détails sur le général Stettenhoffen.
Stettenhofîen (Maximilien- Ferdinand-Thomas) bien que né à Vienne (Autriche), le 19 décembre 1740, adopta la France comme patiie. Volontaire dans la légion de Conflans en 1763, lieutenant en 1779 au corps de Nassau-Siégen, il combattit à la baie de Cancale avec son régiment, cette année-là, contre les Anglais.
De 1780 à 1783, il fit les campagnes de l'Inde et s'y distingua. Peu après devenu major de la Légion de Luxembourg, il gagna la croix de Saint-Louis au combat de Saint-Hélier (île de Jersey). En 1789, il servit en Russie, avec l'agrément de la Cour de France, fit les campagnes contre les Suédois et les Turcs, et reçut pour
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son courage au feu la croix de Saint-Georges, des mains de Catherine II.
Son premier soin, à son retour en France en 1792, fut de déposer ses deux décorations sur l'autel de la patrie. Maréchal de camp le 22 octobre 1792, StetteDhofTen, combattit avec éclat sous Dumouriez à Mous, Jemappes, Nerwinden, refusa de suivre le géuéral rebelle, prévint La Marlière, à Lille, des événements du camp de Maulde et s'en fut, sur Tordre de Dampierre, commander un corps au camp de Cassel. Le 29 mai 1793, il coopéra à la prise de Fumes, en passant à gué les fossés des remparts et en faisant abattre les portes des murailles, à coups de hache. A la suite de la rentrée dans cette ville de Tennemi le 1*' juin, il fut suspendu de ses fonctions. En Fan IX (1801), le premier Consul le nomma chef de bataillon de la 10* demi-brigade des vétérans, à Paris.
Préface ix