‹ Le général Joubert, d'après sa correspondence; étude historiqueChapitre 29 sur 34 · SUCHET · texte numérisé non relu

SUCHET

Le !«' septembre 1799, le ministre de la guerre écrivit aussi au père du général Joubert :

<c Vous pleurez la perte d'un fils, la liberté perd un de ses plus zélés défenseurs ; mais Joubert vit à jamais par le souvenir de ses grandes actions. La jeune épouse a réclamé le corps du héros auquel elle venait de lier sa destinée ; on n'a pas pu lui refuser cette triste consolation ; mais j'ai dû vous consulter auparavant sur cette destination. Si elle n'est point contraire à vos vœux, le convoi sera dirigé sur Grand-Pré.

« Puissent les témoignages glorieux de l'estime générale et

des regrets de la France entière adoucir la douleur d'un père

infortuné I

« Bernadotte. »

Le père de Joubert répondit que la réclamation de l'épouse de son fils lui paraissait très naturelle, mais que le pays qui l'avait vu naître réclamerait ses restes par Torgane de Tadministration du canton de Pont-de-Vaux.

Et cependant, par des motifs qu'il est difficile de comprendre, le corps de Joubert resta au fort Lamalgue, à Toulon, pendant dixneuf ans. Ce fort a reçu depuis lors le nom de Forl Joubert,

Le 29 août 1818, le ministre de la guerre écrivit au père de Joubert, alors conseiller à la cour royale de Lyon, que l'intention du ministre était de réparer un injuste oubli, et de rendre à son pays la dépouille mortelle du général Joubert, qui était restée depuis 1799 déposée à Toulon,

Le corps de Joubert fat inhumé dans l'église de Pont-dc-Vaux le 23 novembre 1818. On mit cette inscription sur sa tombe :

D. 0. M. (deo optimo maximo.)

CY GIT B. C. JOUBERT, GÉNÉRAL EN CHEF DES ARMÉES o'iTALlE,

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