‹ Le général Joubert, d'après sa correspondence; étude historiqueChapitre 34 sur 34 · NOTA · texte numérisé non relu

NOTA

Hoche a retrouvé de nds jours, parmi les eooemis de la République, des détracteurs aussi violents que de son vivant.

M. Fomeron, dans son Histoire de V Emigration, 1884, accuse Hoche d'avoir violé la capitulation de Quiberou. Cette accusation est sans fondement : il n'y eut pas et il ne pouvait pas y avoir de capitulation à Quiberon, puisqu'un décret de la Convention ordonnait de mettre à mort tout émigré pris les armes à la main.

M. Duruy, dans un article malveillant autant que possible pour le général républicain ^voir la Revue des Deux-Monûes, 15 juin 1884), reconnaît qu'il n'y eut pas de capitulation à Quiberon, mais il accuse Hoche de dureté envers les vaincus. Selon M. Duruy, Hoche aurait dû solliciter leur grâce ; reproche des plus injustes, car tous les mémoires du temps affirment que le jeune général demanda qu'on lui permit de ne pas appliquer aux prisonniers le décret de la Convention ; comme on se méfiait à Paris de la clémence de Hoche, on envoya auprès de lui, en mission, Tallien, qui fit exécuter les émigrés.

M. Duruy reproche aussi à Hoche d'avoir, avant le 18 Fructidor, offert de prendre part, avec l'armée de Sambre-et-Meuse, au coup d'Etat qui se préparait. Le fait est vrai, mais ce sera l'éternel honneur de Hoche, comme de Joubert, d'avoir été fidèles à la République, à laquelle ils devaient d'être ce qu'ils étaient, et d'avoir mis autant d'ardeur à combattre ses ennemis du dedans que ses ennemis du dehors. Ces généraux républicains font une autre figure dans l'histoire que Pichegru, que Moreau, morts dans les rangs des ennemis de la Révolution, sans parler d'autres hommes plus grands encore qui ont si durement expié, en 1815, en 1870, leurs fautes d'avoir abandonné la cause de la Révolution à laquelle ils devaient toutes leurs grandeurs.

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