‹ Le général kléberChapitre 1 sur 7 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

rentrer on France trahir ses serments et commettre l'attentat de Brumaire. Le héros de Mayence et d'Héliopolis, l'ami fidèle de Marceau, n'avait pas le don de plaire aux Hébertistes et aux protecteurs de Carrier; il ne fut pas non plus l'homme de Barras. Ses sentiments républicains étaient trop purs et trop désintéressés; trop modérés pour les uns, trop énergiques pour l'autre. Bonaparte qu'il méprisait ne laissa pas la dépouille mortelle de Kléber entrer en France. Ce ne fut que dix-huit ans après sa mort que l'Alsace, sa patrie, offrit à la cendre de Kléber un tombeau digne d'elle : la place d'Armes de Strasbourg. Il repose aujourd'hui sur cette terre arrosée du sang des braves; ses gardiens actuels sont les petits-fils de ceux qu'il appelait « les esclaves de la tyrannie, » et qu'il chassa des bords du Rhin.

Jeunes gens qui lirez ces lignes, n'oubliez pas qu'il viendra un jour, prochain peut-être, où votre devoir sera de planter le drapeau de Fleurus sur la tombe du glorieux enfant de Strasbourg!

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