POSTFACE
Au moment de clore ce travail, il me faut compléter ce que j’ai dit dans la préface. Au cours de l’impression, j’ai été entraîné, par des recherches heureuses, à développer mon sujet dans des proportions que je ne pouvais prévoir. De la notice sommaire est sorti un volume. La carrière de La Fayette a été trop longue et a embrassé trop d’événements pour que le récolement des documents, l’heuristique, pour me servir d’une expression allemande adoptée par la nouvelle école historique (i), ne soit pas incomplet. Soit impuissance, soit ignorance, j’ai certainement négligé des sources où d’autres plus avisés puiseront plus tard. Comment, par exemple, dépouiller toutes les gazettes françaises et étrangères où se cachent tant d’utiles renseignements? J’ai dû me borner aux plus importantes. Aussi n’ai-je pas la prétention d’avoir épuisé la matière, quelque volumineuse que cette notice paraisse. J’ai seulement tracé, à l’aide desdocuments épars, les uns connus, les autres inédits ou inutilisés, un tableau aussi exact que possible de la carrière si laborieuse et si romanesque de La Fayette. Les historiens et les critiques y trouveront, j’espère, une base solide. A d’autres érudits le soin d’étudier des points particuliers, de rectifier des inexactitudes, de fixer des dates incertaines,
(i) Cf. Langlois et Seignobos, Introduction aux études historiques.