‹ Le Général La Fayette, 1757-1834Chapitre 208 sur 284 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

New- York, la société La Fayette couvre de fleurs la statue érigée dans l’Union square (1).

Les amateurs d’Europe et d’Amérique recueillent avec un soin jaloux tout ce qui concerne La Fayette, livres, autographes, portraits, estampes, caricatures, médailles. Innombrables sont ces reliques, et c’est là une marque certaine de l’étendue de sa célébrité. La bibliographie de La Fayette constituerait à elle seule un volume, et son iconographie, depuis la caricature que lui consacra James Gillray, en 1781, jusqu’aux portraits publiés à l'occasion de sa. mort, serait longue à dresser.

La Fayette fut un homme heureux, et sa bonne fortune l’accompagne devant la postérité. Sa famille, ses compagnons d’armes, ses collaborateurs, ses amis, ses correspondants et même ses adversaires bénéficient de sa renommée. Tout conspire à perpétuer sa popularité. Les centenaires de la déclaration de l’indépendance des Etats-Unis et de la Révolution de 1789 ont ramené sur lui l’attention universelle, et on peut prévoir que le centenaire de la révolution de 1 830 ne lui sera pas moins propice. En vain on a surfait ses mérites ou on a trop méconnu ses qualités : la postérité, plus équitable, oubliant les faiblesses de l’homme politique, et ne se rappelant que son caractère chevaleresque et son patriotisme indomptable, garde avec indulgence et sympathie la mémoire de cet enfant gâté de la fortune, de ce brillant représentant de l’esprit et du caractère français.

(6) Cf. le Temps du 6 juin 1897.

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