‹ Le général Vandamme (volume 2)Chapitre 15 sur 43 · MICHAUD, GENERAL DE DIVISION, A VANDAMME · texte numérisé non relu

MICHAUD, GENERAL DE DIVISION, A VANDAMME

24 juillet 1794.

« Je ne reçois qu'aujourd'hui, général, ta lettre datée de Westhende le 24 messidor (12 juillet). Elle m'a surpris autant que tu aurais dû l'être de mes réquisitions à dix lieues d'ici , dans un pays que je ne regardais point de mon commandement, et que je savais occupé par des troupes d'une autro division. Mes besoins ne sont pas assez grands, général, pour que la commune que j'ha-

bite ne puisse pas me suffire, et je ne sais ce que c'est que de me permettre des réquisitions. Si tu avais bien voulu me juger de cette manière, lu aurais été convaincu de l'imposture de mes prétendus commissaires, Smaelen et Questyes, que je ne connais point et auxquels je n'ai donné aucun pouvoir. •

MOREAU A VANDAMME

â6 jttUlet 1794.

• Lo i-epivsentaul du peuple, Lacombe- Saint- Michel, est passé ici ce soir; il m*a chargé de faire melUv Héal [^l K Ion commissaire des gnerri^s, eu elal darix^slatiou, mais çn continuant son service. Eu conséquence, lu lui affecteras un giMularme qui ne [K^uri-a le quitter et sera respiMisixMe de lui. Tu voudras bien m'accuser réivptiou de la prt^sente. »

Vv^^RU' A VANDAHliK-

'd» jniUel 1794.

« Le ^nk>ral Vautlamme réunira demain matin tous le^i moyens qu*U (Kmrra rassembler, en j^^iKhe^ ui^ivtrter^ l>aleaux« etc.. propres à des eUl Us;>^ uieu5> vie jvuts ei (vassages de ri\ières; il UH Unsi s^ s trvKtjHf:> eu ttu>u\^meut , et lenlera W jvis^^e vtu n::5<>eau qui le sei^are de lile de C;Ai;AUvU au ^s^i::>:^Aà te Tun}uaye.tju*il m'a indiqué

comme le passage le plus facile. Son attaque devra se faire à midi , le général Laurent a Tordre (l'en faire une fausse sur le Beckère-Polder à la même heure.

« Dès qu'il aura forcé le passage, il se portera d la hâte vers la digue du Beckère-Polder, et attaquera par derrière le poste qui le défend, pour faciliter au général Laurent rentrée de i'ile de Cazand. Dès qu'il aura forcé ce poste, il marchera sur le village de Breskem , lieu d'embarquement de Vlissengen, et s'assurera de tous les bateaux qui s'y trouvent.

• Si ses moyens n'étaient pas rassemblés pour midi, il m'en donnera avis à Ardembourg pour que je retarde l'attaque du général Laurent. »

VANDAMME A MOREAU

Yzendyck, 29 juillet 1194.

• Je dois te faire part des actions vraiment héroïques qui se sont passées sous mes yeux lors du passage de la ligne. Au moment où je me décidai à ce passage, je voulus établir un pont. Le courage de mes soldats fut trop impatient pour en attendre la construction; ils s'emparèrent des bateaux aussitôt qu'ils parurent; d'autres firent plus, ils se déshabillèrent nus pour courir sur les batteries de l'ennemi. Le citoyen Bernard, caporal , Debengui , sergent, et Ventre, sergent-major au bataillon des chasseurs du Mont-de-Gassel, le

capitaine des carabiniers du 14® s'est aussi dis tingué, ainsi que beaucoup d'autres dont j*ignor< les noms. J'ai tort de t'en nommer quelques-uns parce que j'ai eu beaucoup de peine à retenir toui les soldats de ma brigade.

« Tu trouveras ci-joint une lettre que je t'a écrite hier dans l'après-midi et qui ne t'est pas parvenue par la maladresse des ordonnances. »

MOREAU A VANDAMME

âl juillet 179i.

« Je reçois à l'instant une lettre du général en chef qui me charge de féliciter la division sur les succès qu'elle vient d'obtenir. Je te fais mettre à l'ordi^e. Il nt'apprend que Jourdan est à Liège où il a fait trois cents prisonniers. Il paraît que l'ennemi veut tenir la Meuse ; son armée y est rassemblée sur la rive droite , excepté un corps d'environ dix mille hommes, dans les environs de Masren.

« Je t'enverrai aujourd'hui un de mes aides de camp pour chercher dans les voitures prises à Breskens une petite voiture qui me serve quand je suis éloigné de mon état-major. »

VANDAMME A MOREAU

Oost-Bourg, 4 août il9A.

• D'après ton ordre du 14 de ce mois, j'ai fait attaquer le fort d'Isabelle qui, par les bonnes dispositions d'Aubrée , n'a pas tenu longtemps. Au-

ie se loue beaucoup de l'intrépide conduite des ?nadiers ; il est aussi content de cent hommes 5 chasseurs du Mont-Cassel qu'il a là.

• Cette expédition a beaucoup inquiété la garson de Philippine, où iln'yaplus que quatre cents lisses et cinquante canonniers. La plupart des )urgeoissont partis etontenlevé leurs magasins, n m'assure qti'il y a environ cinquante pièces de mon. Lorsque les troupes auront reposé quelques >urs, et qu'elles auront réparé leurs armes et îbillements , elles pourront aller les chasser de . Depuis trois jours la mer est trop grosse pour expédition de Flessingue; nous attendons une lit favorable pour exécuter ce qui est convenu.

i Nous avons quelqu'un en observation depuis ijourd'hui pour voir les mouvements de la flotte li est devant Flessingue ; il m'en rendra compte us les jours ; je vous les ferai passer et tu vouas bien les transmettre aux représentants du 5uple. Lacour m'avait écrit hier, à la clôture de lettre, qu'à cinq heures on sommerait la ville et i'à six heures on leur fouterait le bal ; eh bien , est neuf heures, le feu commence de toutes parts 't et feiTiie, et Santonnard n'a reçu aucun ordre ur la batterie de deux obusiers et de deux ?ces de 24. Tu voudras bien me dire si j'ai bien i mal fait de prendre sur mon compte de faire mmencer le feu.

• Despierres, capitaine au 5® bataillon de tiôûe-et-Loire, ayant volé une montre, j'ai fait

assembler la commission militaire à Ootsbourj avant hier ; il a été sur-le-champ condamné à I peine de mort; aussitôt je Tai fait conduire à so bataillon par la gendarmerie, et, à son arrivée, a été fusillé à la tête de son bataillon. »

VANDAMME A MOREAU

Oost- Bourg, 9 août 1794.

« Je te rends compte que depuis huit jours m brigade est affaiblie de mille hommes par les fiè vres ; les pluies continuelles qu'il fait depuis si: jours ne cesseraient de détruire le reste, si nou n'avions un moyen bien simple à y opposer. J crois de la plus grande nécessité de faire canton ner nos troupes dans les villages dont je joint ici les noms.

« J'en ai parlé hier au représentant du peuple i qui je disais de t'en faire la proposition ; il me di qu'il était plus que temps ; donne-moi tes ordre à cet égard. »

« Je promoit une montre à répétition en argen

au général Vandamme à l'arrivée de l'armé ^ Brussel(l).

« Le général en chef de l'armé du Nord.

« PiCHEGRU. »

(l) Ce singulierbilletdontnous ne modifions pas l'orthographe est écrit au crayon, sans dato, sur petit papier. U nous a par devoir être classé à la fin d'août, époque où Pichegru, nomoi au commandement en chef de l'armée du Nord, donne l'ordi

VANDAMME A MOREAU

Hezongen, 19 octobre 1194.

• Depuis que je suis arrivé ici, cela va de mieux en mieux (1), je commence à reprendre des forces. Souviens-toi que lu m'avais promis d'envoyer ordre à la demi-brigade d'Aubrée de me rejoindre;jen'ai ici au plusque trois mille hommes, tout compris. Je trouve ma brigade dans le plus grand désordre ; il paraît que la faiblesse d'Arnaud y a beaucoup contribué. Je suis allé voir le bataillon des chasseurs du Mont-Cassel le lendemain de ton départ, je n'y aitrouvé que cent cinquante hommes sous les armes ; les nominations illégales y avaient occasionné le désordre ; je fus obligé de les annuler et de sévir contre le conseil d'administration et d'autres officiers que je mis aux arrêts forcés, et d'autres dans les prisons de Ruremonde. Maintenant ce bataillon est tranquille ; tu sais combien il est faible, et il suffirait que tu puisses obtenir un arrêté des représentants du peuple qui sont auprès de toi pour recompléter ce bataillon. Voici le moyen : il y a une compagnie de chasseurs

à la division Moreau, dont faisait partie la brigade Vandamme, de rejoindre la droite et le centre de rarmée du Nord.

La brigade Vandamme arriva à Bruxelles le 15 septembre.

(1) Vandamme quelques jours malade de la fièvre, à la suite des opérations dans l'ile de Cazand, avait dû abandonner momentanément le commandement de sa brigade. La marche sur Vcnloo l'avait complètement rétabli.

francs à Lille, bien habillés et bien armés, qui ont déjà témoigné leur désir d'être incorpores; aussi c'est le vœu de la loi.

« Tu as aussi promis de renvoyer à la division le 8* régiment de hussards ; fais tout ce qui dépendra de toi. »

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