LAURENT A VANDAMME
28 octobre 1794.
« Je t'avais mandé défaire partir le 14® de chasseurs à pied avec des chasseurs à cheval i)Our Languedone ; mais comme la garnison de Venloo ne passe pas par Queldres, donne-leur ordre de s'arrêter à Stralen , où ils joindront la division à son passage.
• Le général Moreau me marque qu'il faille siège de Nimègue et qu'il faut diriger la marche de la garnison sur Heusden.
« Il presse le départ de la division qui, cependant, ne peut partir que demain ; mais je croirais qu'aujourd'hui tu pourrais faire passer la Meuse aux troupes de la brigade qui sont devant le fort Saint-Michel et les porter à Vacktendouck et Vankem ; tu peux aussi donner Tordre au reste du bataillon d'aller à Ruremonde, le l®"" bataillon du Finistère a ordre de rester dans Venloo.
« Les troupes de la République se sont emparées du Pas-de-Gand, Philippine, Hulst et Axel, de toute la Flandre hollandaise.
• Le général Moreau me charge de te remettre
le commandement de la division ; en conséquence, mon camarade, tu donneras tes ordres.
Les munitions qui viennent d'Anvers doivent elre dirigées sur Op Zeland, je donne des ordres au commandant Caman pour les y diriger. Après tes ordres donnés, si tu veux venir ici, nous conférerons. »
YANDAMME A MOREAU.
Goch, 30 octobre ilOi.
« J'ai pris le commandement de la division i*après la lettre que tu as écrite au général Laurent, dans laquelle tu lui dis de me le remettre, afin de pouvoir guérir son mal de jambe. La division s'est mise hier en marche; ma brigade a cantonné à Kevelaer et villages environnants, :elle de Laurent à Werch et environs. Aujouri'hui nous cantonnons à Goch et Gennep ; demain lous serons rendus à midi à Graenbourg où j'atendrai tes ordres. »
COMPÈRE A VANDAMME
30 octobre 1791.
• Depuis trois jours que je suis ici, mon camaade, je n'ai cessé d'être aux prises avec l'ennemi ous les murs de Nimèguo. J'ai envoyé demanier au général Souham, sous les ordres de qui je uis provisoirement, des cartouches pour pouvoir ésister aux sorties vigoureuses des assiégés;
n'en ayant plus à son parc, il m'a renvoyé au général Laurent qui en a trois cent mille à sa division ; ec dernier maintenant m'assure que tu la commandes et que tu es en route pour nous joindre; je le prie, en conséquence, de vouloir bien m'cxpédior le plus promptement possible six caissons reni})lis de cartouches et des pierres à feu que tu enverras sous l'escorte de hussards que mon aide de camp mène avec lui pour le rejoindre. Sans ces munitions, je me verrais force de me retirer de ma position.
P. -S. — Comme tu dois avoir sous tes ordres les sapeurs de ma brigade, je te prie de me les envoyer; j'en ai grand besoin.