‹ Le général Vandamme (volume 2)Chapitre 19 sur 43 · VANDAMME A PANCEZ, CHEF DE DEMI-BRIGADE · texte numérisé non relu

VANDAMME A PANCEZ, CHEF DE DEMI-BRIGADE

10 décembre 1791 (i).

« Il et ordonné au citoyen Pancée , chef de lemi-brigade, commandant les deux bataillions de grenadiers et le détachement de cavallerie légère ie tenir sa troupe prette a marchés à 3 heures et leiny précises du matin , de manière a pouvoir sanbarqués à 4 heures justes.

« Le citoyen Pancée ayant a ces ordres quinze cent quarante hommes tant infanterie que cavallerie, il fera embarqués douze cents hommes d'infanterie , et faira du reste une réserve pour la baterie.

« Ils débarquera sur deux poin.

« Le premier bataillion commandé par le citoyen Albert débarquera du dubouché du canal de Kekerdon , en laissant la baterie à sa gauche et la rassant de très près de manière a prandre ados lennemy dans leurs ouvrage le citoyen Pencée ne commandera au citoyen Abert de maintenir le plus grand ordre dans l'enbarquement et

(1) Notre intention, dans le principe, était de conserver aux lettres des généraux républicains leur orthographe, mais nous fivons craint que cela ne rendît difficile la lecture de ces documents. Nous conserverons seulement celle-ci comme spécimen. Ajoutons que, quelques années plus tard, Vandammc écrivait Irès-purement sa langue.

le plus morne silence dans le pasage , la plus grande intrépidité dans lataque ils recommandera , en même temps, au citoyen Abert davoir toujours amoins les deux tiers de sa troupe ralié et en bon ordre ils apuyera sa droite au Vaal, et marchera en bataille vers Tennemy jusqu'à la distance de mille toises anavant du point de débarquement; ils reclera sa marche sur le second bataillion de grenadiers qui serra a sa gauche, de manière avoir sont flant couvert de ce cotté, lors qu'il aura parcouru les mille toises, il prendra une position avantageuse et détachera anavant de sont front de reconnaissances pour observer le mouvement de Tennemy.

« Le citoyen Lejeune commandant le second bataillion de grenadiers faira également embarqués sa troupe au même endroit et à la même heure ils suivra aussy le plus grand ordre dans la traversée et Tataque ils débarquera a rextrémité gauche de Lanc en laissant beaucoup a sa droite la batterie ennemy sur laquelle ils faira chargé aussitôt sont débarquement sy lénemy paroient se défendre. Je préviens le citoyen pencée que lennemy a une ligne de retranchement qui se trouve a l'adroite du second bataillion il faudra les enlevés à la bayonnette.

t Le citoyen Pensée recommandera aussy au citoyen Lejeune de ne détacher aussi qu'un tiers de sa troupe et d'avoir toujours les deux autiers réunis il réglera sa marche de manière à flan-

qués par sa droitte la gauche du 1®' bataillion.

• Le deux commandant ce concerteront ensemble et ce communiqueront les observations et es connoissances qu'ils auront de quart dheure în quart dheure qu'ils communiqueront à l'eniroit du débarquement de manière à ce que le général coit instruit de tout, et puisse prendre :es arragemens en consequace.

« Le citoyen Lejeiîne ne s'avancera de même ju'à la distance de mille toises ou ils prendra 3galement position en ce clerant par des reconnaissance.

« On recommandera aux grenadiers et carabiniers de ménager le feu les plus possible un de plus sur moyen de succès est d'employer plutôt a bayonnette, (1) »

VANDAMME A MOHEAU*

Glèves> il décembre 1794.

« Conformément à ton ordre du 19 frimaire, ;énéral, j'ai pris mes dispositions pour le passage u Waal et l'attaque du front de Heulhuysen. [algré les faibles moyens que j'avais pour ce assage, la clarté de la lune et la gelée qui proîgeaient l'ennemi contre toute surprise, j'ai tout rave , sachant que je commandais des Français ni , tant de fois , ont donné des preuves de leur

(1) Cette instruction était donnée pour la fausse attaque fai* iiit diversion à celle sur Bommel.

intrépidité ; les troupes ne se sont pas démenties dans cette occasion ; elles ont montré leur courage ordinaire , et je ne saurais assez louer leur conduite. Tes ordres, général, ont été ponctuellement exécutés, le passage du Waal s'est fait aujourd'hui à 4 heures du matin, et l'attaque des postes ennemis à 4 heures et demi; l'ennemi fut i)artout culbuté, et ne trouva son salut qu'en prenant la fuite ; il fut cependant bientôt secouru par un bataillon qui était cantonné à Ulzen, et, avec ce renfort, tenta de résister à nos troupes, mais ses efforts furent vains ; nous lui primes cinq pièces de canon qui furent enclouées ; deux furent jetées à l'eau, et les trois autres étant du calibre de 17 ne purent y être jetées , mais on brûla leurs affûts et avant-trains , et on cassa les tourillons. Nous tuâmes environ cinquante hommes, et nous n'eûmes que huit à dix morts cl blessés ; nous fîmes plusieurs prisonniers, parmi lesquels se trouve le major commandant le 9' régiment d'infanterie hanovrienne ; je le ferai conduire demain à Ravestein. J'ai cru, général, remplir tes intentions; en ne restant pas plus de trois heures dans l'île ; je m'en suis retiré avec mes troupes dans le plus grand ordre et sans perdre un homme. Une demi-heure après ma retraite, il arriva dans l'île une colonne ennemie, forte d'environ cinq mille hommes , croyant sans doute . nous y trouver encore, et s'élant un peu avancée, le feu des batteries que j'avais placées de ce côté

du Waal, tua plusieurs hommes et bientôt la fit retirer plus loin.

« Mes troupes sont rentrées dans leurs can*tonnements. t

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