‹ Le général VandammeChapitre 10 sur 49 · T. II · texte numérisé non relu

T. II

dans les camps, des coups de feu, pouvant porter la perturbation partout :

« Le maréchal commandant en chef, dit Tordre du IG, voulant aussi réprimer le pillage et faire cesser rindécent tiraillement qui a lieu journellement dans les camps et pendant la marche, ordonne que tout militaire qui aura tiré un coup de fusil, sans être en présence de Tennemi, soit privé pendant huit jours d'avoir de chien à son fusil, et Bi, pendant ce temps, il faut combattre, il soil obligé de se défendre avec sa baïonnette. Si ce miUtaire appartient à un régiment de cavalerie, il sera démonté pendant deux jours. »

Le même ordre prescrivait de faire juger séance tenante, même en marche, les hommes qui pilleraient, violeraient, etc. ; de les faire passer par les armes, s'ils étaient condamnés, avant que le régiment pût se remettre en mouvement.

Le 4® corps, cependant, formant depuis Touverture de la campagne le centre de la grande armée, franchit TEnns et marcha sur Haag.

La division Vandamme arriva, le 9, à Lostorf, le 10 à Pottenbrûnn, où elle passa la Trasen, et le 11 à Judenau. Elle fit séjour le 12 dans cette petite ville et fut prévenue par le chef d'état-major général que des partis russes commençaient à se laisser voir sur les deux rives du Danube ; qu'il était urgent, eu conséquence, d'ordonner à ses cantonnements sur la fjçauche de la route de Vienne d'être sur leurs gardes, pour éviter toute surprise.

Vandamme profita de ce court repos pour mettre à l'ordre du jour de la division ce qui suit :

« Le général recommande aux officiers et sousofficiers le plus grand soin à surveiller et à punir les soldats qui se permettraient le moindre désordre dans le pays que nous occupons. Il est possible que nous y restions longtemps, ou au inoins est-il certain qu'après nous d'autres troupes fran^'aises Toccuperont. Il faut donc en ménager les ressources et sévir très-rigoureusement contre quiconque ose se permettre le moindre pillage, etc. »

A la suite de cet ordre, venait, comme corollaire, celui-ci, en date du même jour :

« Le général de division félicite M. Sacré, adjudant major au 46® de ligne et officier de la Légion d'honneur, de Ténergie et de la fermeté qu'il a déployées contre un soldat pillard d'un des régiments de la division, qui, après avoir pillé dans une maison, poursuivait une pauvre femme avec atrocité, la menaçant de la baïonnette. Il voulut aussi s'en servir contre ledit adjudant major, qui lui a passé son sabre à travers le corps, etc. » Mais, si Vandamme était d'une sévérité, d'une dureté extrêmes pour les pillards et les indisciplinés, il n'admettait pas non plus qu'on laissât ses soldats mourir de faim. Chaque fois que les vivres manquaient, il s'en prenait à l'administration chargée de ce soin, et comme il ne savait ni se taire ni se modérer, il disait à qui voulait l'en-

tendre ce qu'il pensait, allant môme souvent au delà des limites pennises.

Il reçut, à Toccasion de paroles imprudentes de ce genre, une lettre très-vigoureuse et très-nette du maréchal Soult, lettre datée de Gros-Nemetschilz, le 20 novembre. La voici :

« Plusieurs officiers recommandables par leur mérite m'ont rendu compte, monsieur le général, que depuis plusieurs jours vous insinuiez publiquement que les subsistances de Tarmée étaient vendues ; j'ai été d'autant plus étonné d'apprendre qu'un pareil propos avait pu sortir de votre bouche, que j étais persuadé que vous-même étiez convaincu que l'administration avait fait tous les efforts possibles pour donner à la troupe ce qui lui était dû, et que si parfois les subsistances ont manqué, on ne pouvait l'attribuer qu'à la rapidité de nos marches, et à la pénurie dans laquelle nous nous sommes souvent trouvés.

« Je croyais aussi qu'une insinuation de cette nature était indigne de votre caractère, et que vous ne pouviez vous la permettre, si toutefois quelque fait que j'ignore était parvenu à votre connaissance, sans au préalable m'en avoir rendu compte, et m'avoir mis à même de faire punir les coupables auteurs de ces délits.

« Enfin, on m'a instruit des scènes scandaleuses que vous avez suscitées au chef de l'étatmajor général, à l'ordonnateur en chef, et parfois

même aux autres généraux de division du corps d armée.

« Si leur témoignage n'était pas irrécusable, j'aurais refusé de le croire; car, je le répète, ces moyens me paraissent si fort au-dessous du caractère dont vous êtes revêtu, que j'aurais cru être injuste à votre égard si je vous les avais prêtés.

« Lorsque vous avez des besoins à faire connaître et qu'ils sont relatifs à vos troupes, lorsque des abus ou des délits vous sont dévoilés, lorsqu'enfîn des virements quelconques dans le service surviennent, et que le concours de mon autorité doit intervenir, par honneur et par devoir, monsieur le général , vous devez m'en rendre compte, pour que je puisse y remédier, faire cesser le désordre et resserrer les liens de la discipline.

• L'oubli que vous avez fait de ces devoirs m'oblige à vous écrire cette lettre, mais je ne le fais qu'à regret ; elle me donne cependant lieu de vous sommer sur votre honneur de me faire connaître tous les délits, fraudes, ou les actions qui peuvent avoir été commis et qui seraient restés impunis, pour que je livre les coupables, quel que soit leur caractère, à toute la rigueur des lois, car en tout temps je veux pouvoir répondre à Sa Majesté que les troupes dont elle a daigné me confier le commandement sont dignes de sa confiance et ne cessent de mériter ses grâces. »

Le 15 novembre , l'armée était dans Vienne ,

Vandammo ayant la pensée que l'Empereur passerait une revue, fit les plus grandes recommandations aux chefs de corps. Il écrivit à l'un d'eux :

« Voici en peu de temps, monsieur le colonel, la campagne la plus éclatante terminée. C'est au génie extraordinaire et à la bonne étoile de notre auguste Empereur, à qui nous en avons l'obligation » ; et plus loin : « Voici deux jours de repos qui, j'espère, auront été bien employés par votre régiment. Prenez, je vous prie, toutes les mesures nécessaires, pour que le corps que vous commandez soit en état de paraître demain ou après devant S. M. l'Empereur; je mets le plus grand amour-propre pour que ma division soit bien tenue. Elle a déjà quelques avantages sur d'autres, que je suis jaloux de conserver, etc. »

Le môme jour, 15 novembre, Vandanune reçut l'ordre de mettre sa division en marche, le lendemain 16, à 8 heures du matin, et de se diriger avec elle sur Znaim par HoUabrûnn (rive gauche du Danube). Mais quelques heures avant la diane , contre-ordre fut donné , et la division resta la matinée à Judenau. Elle ne se porta en avant que vers trois heures, lorsque l'on sut que l'on était aux prises avec les Russes à HoUabrûnn. Expliquons en deux mots ce qui avait motivé ces mouvements.

L'armée de Kutusoff était arrivée sur le Danube et avait raUié les débris des corps autri-

chiens battus. Napoléon ayant la conviction que toulrs les forces réunies des deux puissances (.hercheraieut à sauver Vienne en livrant une grande bataille à Saint-Poolten, prit ses dispositions en conséquence ; mais Kutusoff trouva lea corps Autrichiens tellement désorganisés, qu'il préféra se replier en Moravie pour y attendre la seconde armée russe.

Il passa donc, par le pont de Krems sur la rive gauche du fleuve , en abandonnant Vienne. Il se trouva que les combinaisons de TEmpereur, faites dans la prévision d'une bataille à Saint-Poolten, devinrent inutiles. Le prince Murât s'étant en outre avancé trop rapidement et avec imprudence sur Vienne, malgré les ordres de Napoléon, et ayant attiré à lui les corps de Lannes et de Soult, le maréchal Mortier , seul sur la rive gauche , fut sur le point d'être écrasé par toutes les forces des Austro-Russes. Alors eut lieu le beau et sanglant combat de Dierstein (12 novembre). Mortier parvint à passer sur le corps de l'ennemi et à rallier Napoléon.

L'ordre fut immédiatement donné de pousser sur la capitale de TAutriche, les Russes se repliant sur Znaïm. Le 13 novembre, Murât entra à Vienne, surprit le passage du pont, envoya des partis de cavalerie sur la route de Brûnn, et se faisant suivre par le corps de Lannes, les divisions

Vandamme et Legrand, du 4^ corps, il se mit en opération sur Brûnn, pour tacher de couper l'en-

iiemi dans sa marche sur Znaïm, et Tempecher de rallier la seconde armée russe.

La division Vandamme ayant traversé Vienne le 14, se porta, le IG, sur Hollabrùrin , où elle arriva au moment où le combat se terminait par la retraite de Tennemi.

Kutusoff, en apprenant la marche de Murât sur

Znaïm, avait jeté à HoUabrûnn une division de six

mille hommes, de quelques escadrons, d'un gros

! de Cosaques, et de douze bouches à feu, sous le

prince Bagration , en lui donnant Tordre de tenir à tout prix, jusqu'à ce que le reste de l'armée qui filait sur Znaïm eût dépassé HoUabrûnn.

I Attaqué par les grenadiers d'Oudinot, Bagration fut rejeté, et perdit cent voitures d'équipage. La division Vandamme, arrivée trop tard pour prendre part à l'affaire, prolongea son mouvement jusqu'à Guntersdorf, en avant d'HoUabrùnn, à quelques lieues de Znaïm. Le 17, elle bivouaquait en arrière de cette ville. Le 22, elle atteignit Stanitz, et s'y établit pour quelques jours. Elle avait, dans sa marche, franchi la Taja et traversé la route de Presbourg à Brûnn.

Il s'était passé un fait assez curieux à HoUabrûnn, Murât, ayant hâte d'atteindre Znaïm, point de jonction des routes de Brûnn et de Vienne, lavait envoyé un parlementaire à Kutusoff. Ce dernier, heureux de trouver un moyeu pour sauver son armée d'un désastre complet, môme en sacrifiant .le corps de Bagration, avait dépêché aussitôt le

baron de Wintzingerode à Murât pour entrer en négociation. Une convention pour l'évacuation de' VAllemagne par l'armée russe fut signée, sauf approbation de TEmpercur. Gela donnait un répit de vingt heures au général ennemi, puisque Na- . poléon était à Schœnbrûnn, quinze lieues au sud; . c'était tout ce qu'il avait désiré, car l'adjudant gé- ■ néral de l'empereur Alexandre, le baron Wintzin-' gerode, avait annoncé qu'il traitait au nom d'Alexandre, tandis qu'il n'y était nullement autorisé. Murat s'était laissé prendre à cette ruse.

Napoléon, en apprenant la maladresse de Mu- ! rat, partit de Schœnbrûnn, dans l'espoir d'atteindre et de battre Kutusoff, avant qu'il se fût élevé à la hauteur de Brûnn. Il n'avait pu empêcher la jonction de toutes les forces alliées.

Revenons à Vandamme, dont la division, comme nous l'avons dit, avait gagné Stanitz au-dessous d'Austerhtz. Elle resta dans cette position jusqu'au 28 novembre. Ce jour-là, elle reçut Tordre, qu'elle exécuta immédiatement, de se porter sur Austerlilz, et de s'établir en arrière de ce point sur la gi'ande route de Brûnn. A midi, les Russes ayant attaqué le cantonnement de Wischau, la division serepUa sur ceux de Stanitz et de Butschowitz, en arrière et à Test d'Austerlitz. Elle campa sur les hauteurs. Le jour suivant, elle tourna Austerlitz el vint au hameau de Schlapanitz. Le 80, elle traversa ce hameau , et se rapprocha d'Austerlitz.

Kilo se trouvait à la position du Santon devenu 'cclùbrc par le bivouac do TEmpercur, lorsque, dans la soirée du l'^''"au 2 décembre, à 8 heures, les soldats ayant reconnu Napoléon, donnèrent le signal de la célébration de Tanniversaire du couronnement (1).

La veille Tadjudant général Mériage avait été remplacé comme clief d'état-major à la division. I Tout indiquait une grande et décisive bataille pour le lendemain. Soult envoya à Vandamme Tordre de passer le défilé situé en avant de son front, et de se former avant le point du jour sur deux lignes, par brigade , une de ses brigades i déployée, l'autre en colonne, et vis-à-vis des intervalles des bataillons de la première ligne. Il devait jeter son infanterie légère à cent pas en avant, et son artillerie également en avant et prête à faire feu. « Faites en sorte , disait le maréchal dans sa lettre, que le mouvement s'opère dans le plus grand silence et en ordre. Votre troupe ne fera point de feu lorsqu'elle sera, rendue dans la position que je vous indique. »

Le 2 décembre 1805, jour à jamais mémorable

dans les annales militaires de la France, la di-

' vision Vandamme, qui devait s'illustrer dans celte

bataille, passa le déillé de Girzhowitz et s'établit,

(1) L'Empereur vint s'asseoir un instant au bivouac de Vandamme, et le ijénéral, en souvenir de ce fait, a conservé une bûche à demi-eonsumée sur laciuelle Napoléon avait appuyé ses pieds pour se chauffer. On garde celle bûche dans la famille Vandamme, comme une sorte de relique.

ayant le village à sa gauche , cl la 1^^ division

(Saint-Hilaire) du môme corps, à une poiido de

canon sur sa droite. A huit heures , elle reçut

ordre de se mettre en mouvement. Elle traversa

un marais assez difficile, et aborda résolument la

première position de l'ennemi. L'infanterie légère

enleva cette position à la baïonnette. Vandamme,!

ayant alors réuni toutes ses troupes sur la hauteur,

prolongea son mouvement offensif à la suite des ;

Austro-Russes qui manœuvraient en se retirant. ;

Dans cette marche, le l®*" bataillon du 4® de ligne ,

(ancien régiment du prince Joseph au camp d'Où-'

treau), s'étant trop engagé à la poursuite des

Russes, et avant atteint le versant des hauteurs • ' Il

qui dominent Austerlitz au nord , fut soutenu par le 24® d'infanterie légère qui courut pour le dégager. Ces trois bataillons furent un instant culbutés parla cavalerie ennemie, et essuyèrent des pertes; sensibles. Vandamme les raUia et les porta de nouveau en avant, tandis qu'avec sept bataillons, il chassait les Russes devant lui, de positions en . positions, sans leur donner le temps de se reconnaître, et en remontant la vallée d'AusterUtz située . à sa gauche.

Arrivée dans la plaine, la division fut arrêtée un instant pour qu'elle pût prendre haleine ; elle se forma ensuite, la gauche à la chapelle d'Augezd, et l'ennemi, prononçant son mouvement par le , flanc droit, Vandamme profita de cette faute avec la plus grande habileté et la plus grande vigueur.

*I1 réunit tous ses bataillons, descendit dans la vallée, et aidé par de rarlilleric et de la cavalerie que lui envoyait TEnipereur, il culbuta dans le lac de Tehiitz l'inraiiterit? russe et le parc. A Tentréc •du lac, il s'empara de cinquante à soixante bouches à feu. Faisant alors appuyer ses troupes à droite, il fit a[la((uer de front le village de Telnilz par quelcjues bataillons, tandis que, se mettant de sa personne à la tête de quelques autres, il fit un mouvement tournant, et contraignit Tennemi qui lui était opposé à se mettre en retraite à la hàlc et sans ordre.

Les Russes, culbutés sur tous les points , voulurent se rallier sur la hauteur du village de Menitz, en arrière des lacs, ils furent encore culbutés.

La division Vandamme prit alors position à gauche de la digue qui sépare les deux lacs de Telnitz et de Menitz.

L'ennemi étant en pleine déroute , le général Schiner, avec le 24® de ligne, le bataillon corse et le 55® de ligne, fut lancé à sa poursuite. Les autres troupes bivouaquèrent sur le champ de bataille.

L'Empereur avait pu apprécier les services rendus dans cette journée par le 4® corps, et en particulier par la division Vandamme qui avait pris douze drapeaux. Il fit demander un rapport détaillé , relatant les événements , les actions d'éclat, les pertes éprouvées. Il nomma Van-

damme grand aigle de la Légion d'honneur. Le grand chancelier , Lacépède , en annonçant le 27 décembre cette haute distinction au général (distinction fort rare, et que Napoléon ne prodiguait pas aux divisionnaires), écrivit de sa main, au bas de cette lettre d'avis :

« Les membres de la Légion d'honneur verront avec un grand plaisir , mon cher confrère , la grande décoration réunie aux lauriers que vous venez de moissonner sous le plus grand des héros, dans la plus mémorable des campagnes, et à ceux que vous avez déjà cueillis à Furnes, à Friedberg, sur les rives du Rhin, sur les bords du Waal, dans la Nord-Hollande, etc., etc. »

En outre, l'empereur, en date du 8 février 1806, rendit un décret dont voici la teneur :

« Voulant reconnaître les services rendus à la bataille d'Austerlitz, par les généraux dénommés ci-après, et les mettre en état de soutenir leur rang, avons décrété : il est assigné une pension de 20,000 francs sur les fonds de la Légion d'honneur, à chacun des généraux Vandamrae, etc. »

La division Vandamme resta le 3 décembre dans sa position de Telnitz , tandis que le général Schiner poursuivait l'ennemi. Le 4, elle se dirigea par la traverse sur Nassedlovitz, pour aller bivouaquer à Butschowitz. Au moment où la tête de colonne des troupes arrivait à la hauteur du moulin de Spalen, la conférence commençait entre les deux empereurs des Français et d'Autriche. Le

général y assista. Une suspension d'armes suiirit cette entrevue de Napoléon et de François II, et le lendemain 5 eut lieu la signature des pré- Kminaires de paix.

La division rétrograda sur Vienne (1) et s'y installa pour y tenir garnison, à dater du 23 décembre. Elle y resta jusqu'au 12 janvier.

Dans rintervalle, elle fut passée en revue par Napoléon (le 25 décembre). Vandamme, à cette occasion, reçut du maréchal Soult la lettre et Tordre de l'Empereur, voici ces deux documents :

« Je vous adresse , monsieur le général , des exemplaires de Tordre général, en date de ce jour. Vous y remarquerez que l'Empereur a été satisfait de la division que vous commandez, et que Sa Majesté me charge de le témoigner aux troupes qui la composent : je m'acquitte de ce devoir avec bien du plaisir; mais je ne puis ajouter aux expressions honorables de Sa Majesté, qui attestent la part glorieuse que votre division a prise à la bataille d'Austerlitz.

« Vous voudrez bien faire parvenir aux chefs de corps. Tordre de l'armée, et leur prescrire d'en faire

(1) En aiTÎvaiit a Vienne, la division Vandammo avait encore 2()9 oflicicrs et 7,GiO hommes présents sous les armes ; 10 officiers et 384 hommes de troupe ctiient en détachement; 38 et 4,350 aux hôpitaux; 1 et 30 prisonniers. p]ile avait eu, a la bataille d'Austerlitz, 29 officiers et 774 hommes de troupes blessés, 14 et 339 tués.

Pendant cette campagne , la grande armée avait pris 2,555 bouches à feu, dont 2,403 aux Autrichiens et 152 aux Russes.

lecture aux compagnies assemblées, en leur donnant communication de ma lettre. »

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