‹ Le général VandammeChapitre 24 sur 49 · DU MÊME AU MÊME · texte numérisé non relu

DU MÊME AU MÊME

a Friedland, 19 octobre 1801,

C'est d*un salon, où, malgré que la guerre Est un fléau, le plus grand sur la terre!

On eût voulli Bouvent vous posséder, l^cut^ôtre môme à la fm vous garder, Que j'adresse à Votre Excellence L'hommage vrai de ma reconoaissance.

« Monsieur le général, votre lettre qui, heureusement, ne vient pas de l'empire des morts, où Ton vous disait descendu, a fait un grand plaisir à Oppersdorf, et celle que j'ai fait soigneusement parvenir ici, n'y a pas causé moins de joie. Je crois que vous en jugerez, général, par la réponse que je suis chargé de joindre à ma lettre.

Billet charmant de femme aimable et belle Fera pûlir et ma prose et mes vers, Mais en songeant que dans tout Tunivers Mon amitié vous est la plus fidèle. Vous me lirez, vous serez indulgent, Et le tout, en vous souvenant, Que je touche de près à Tâge , Où l'esprit tombe en radotage.

« Toutefois, avant de radoter ou rabâcher, et j'éprouve qu'en rabâchant sans cesse sur tout ce que Votre Excellence a fait pour moi durant son séjour à Bielau je n'ai encore ennuyé personne, le petit vieillard éleclrisé par le plus touchant comme le plus rare des sentiments, celui de la reconnaissance, l'exprime avec tant de chaleur qu'il ne laisse personne à froid autour de lui : « Je me croirais haï d'être aimé faiblement », a dit un de nos auteurs, soyez sûr que vous ne vous croirez jamais haï par moi, car je ne me rappellerai jamais faiblement les procédés qui ont violé mon cœur, et vous Tonl fait avoir. Ce cœur s'intéresse

surtout au repos dont vous jouissez ; il s'intéresse vivement à votre enfant, et présente ses tendres respects à sa mère. »

Le 13 juillet 1807, Vandamme reçut du prince Jérôme la nouvelle de la signature de la paix et l'ordre de partir pour Breslau, afin de se rendre de là à Dresde où il devait trouver des instructions- Il remit le commandement de ses troupes au général de Gamrer et quitta l'armée. Il fut autorisé par le major général à se rendre chez lui, à Cassel, où il reçut, à la fin de novembre, des lettres de service pour prendre une seconde fois le commandement de la 16* division militaire, à Lille. C'était ce que Ton pouvait faire de plus agréable pour lui.

11 exerça ce commandement territorial jusqu'au' moment où la campagne de 1809, contre TAutriche, fut résolue.

Le 19 mars 1808, il fut nommé comte de l'empire. Une lettre de l'archi-chancelier Gambacérès, en date du 22 du même mois, lui fit connaître cette nouvelle faveur de Napoléon.

A cette occasion, les rois de Hollande, de Westphalie, de Wurtemberg, lui écrivirent des lettres defélicitation.

Au mois d'août 1808, il reçut Tordre du ministre de la guerre de joindre à son commandement territorial de la 16^ division militaire, celui du camp de Boulogne.

Quelques mois auparavant, le général avait eu

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