LE MARQUIS DE BOMBELLES A VANDAMME
« Oppersdorf, le 10 août 1807.
(c Mon général, la comtesse de Burghausen, qui
désire d'être rappelée au souvenir de Votre Excellence, lacomtessede Burghausen qui n'oubliera jamais combien vous avez été aimable pour elle, s'était chargée d'une lettre que j'eus l'honneur de vous écrire à Breslau. Dès que je connus votre départ pour Brunswick, je vous y adressai mes hommages par M. le général Raynwald, qui me promit qu'il vous les ferait parvenir. Le Heutenantcolonel Marion vient de me dire qu'au lieu de prendre possession de ce pays-là, vous étiez allé vous remettre en possession d'une femme charmante, et dont tout ce que j'ai entendu m'a charmé pour vous. Ce n'est point séparer ce que Dieu a uni, que de demander que cette pauvre petite lettre tienne une petite place entre vous deux; il m'a fallu, et je m'y suis résigné de tout mon cœur, que ma reconnaissance allât vous chercher au milieu du vacarme d'un siège; il est plus simple, il est plus doux qu'elle aille vous trouver aux pieds d une compagne chérie et digne de l'être. Votre Excellence ne se choquera pas de ce que je vous contemple dans cette posture ; elle valut, dit-on, plus d'une victoire, et qui mieux que vous sait mettre tout à profit pour triompher de tout ! »