‹ Le général VandammeChapitre 36 sur 49 · II · texte numérisé non relu

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:plaa servir utilement TEmpereur dans ces pays, C*e9t k son manque de caractère, plu» q\\k louli «utre oau&e, que les troubles et révoltes de Hato* l)ourg doivent une grande. partie de leur ohgiiie, Bt je pense que Votre Excellenoe aei^a forcée d'ea faire part à Sa Majesté, à qui je pourrais donner les détails les plus ciroonslanciés.

< Je ne puis me permettre aucun ménagement vis-à*viçi de ceux qui ne serviraient pas TËmps* reur avec la plus vive ardeur.

« Il n'y a que quelquea bricks anglais sur U cote; les frégates ont disparu. La nouvelle que 12,000 hommes qui étaient depuis longtemps em* barques en Angleterre sont partis pour le Tage tranquillise ici beaucoup les personnes dévouées à la France. »

DAVOUT A YANDAMME.

« Lukow, 8 avril 1819.

t Mon cher général» je reçois à Tinstant voire kltre du 1 de ce mois. Lorsque mon chef d étal* major a écrit au général Saiut-Gyr, je ita crojais pas votre arrivée aussi prochaine ; je Tai apprise avec beaucoup de satisfaction pour le service de noire souverain, à qui des hommes de votre trempe sont bien nécessaires dans les circonstances où nous, nous trouvons.

t Je dois vous donner connaissance de Tétat actuel des choses : i'ai été envoyé le 2d mars du

côlé de Stendal pour me mettre à la poursuite des partis russes qui avaient passé l'Elbe et qui îilotidaient le pay^. Le !•' avril on a mis â ma disposition pour cet objet la division Putho'd. Quelque èligence que j'aie faite, il ne m'a pas été possible de prévenir le malheureux contre-tempô de Lunebourg. Je l'ai appris le 9, â mon arrivée â DannenhePg. C'est là aussi que j'ai reçu une lettre du major général qui m'annonçait que la S2^ division militaire était mise en état de siège , que Sa Majesté la mettait sous mon commandement, et que je devais me conformer aux instructions que le vice-roi devait m'adresser. Non-seulement elles ne me sont pas encore parvenues, mais je n'ai pas même reçu une seule réponse aux différentes lettres que je lui aï écrites à cet égard. J'ai continue ma marche sur Luncbourg et j'ai poursuivi leâ troupes russes et prussiennes, qui ont repasse TElbe le 3^ à Brekede. Toute la rive gauche de l'Elbe, depuis Magdebourgjusqua Ollenspidken était bien nettoyée et bien observée. J'avais le projet, en me concertant avec les troupes de Brème, d'achever la prompte occupation de la â2* division militaire, située entre l'Elbe et le Wesefr. Sur ces entrefaites , j'ai reçu l'ordre du vice-foî,' qui m'a été réitéré, de me rapprocher de lui, en commençant mon mouvement par réunir mes troupes à Salzwedel, o\x je recevrai probablement l'ordre de me diriger sur Brunswick. • Ge qui a donné lieu à ces dispositions, c'est

que renncmi a jeté des ponts à Dessau. Le vice* roi défendra le terrain pied à pied, et il a rintenlion de concentrer ses forces dans les environs de Biiinswick .

• Demain ou après, toutes les forces qui étaient sur la rive droite passeront sur la gauche, ayant de grands moyens d'embarcation à Domitz et à Boizenbourg. J'ai chargé le général Monlbrun de faire connaître à son départ de Lunebourg cet état do choses à M. le général Saint-Cyr. L'essentiel maintenant est donc de se maintenir sur le Weser. Les mesures que vous avez prescrites, si elles sont bien exécutées, rempliront cet objet; on ne peut y travailler avec trop de célérité. Il faut faire occuper les différents ponts que nous avons sur le Weser, et y faire construire des têtes de pont pour y mettre vos jeunes troupes à Tabri des insultes de l'ennemi. Quant à la destruction des bacs, bateaux et nacelles, il n'y a pas de doute que les habitants les soustrairont à celte mesure ; il n'y a qu'en envoyant par eau, depuis le point où le Weser porte bateau, différents détachements commandés par des officiers intelligents et actifs, que vous pouvez espérer d'obtenir ce résultat. Alors il sera impossible à l'ennemi de jeter des partis sur la rive gaiiche pour fomenter des troubles. Au commencement de mon séjour dans la 32® division militaire, j'avais ordonné le désarmement de tous les habitants, ce qui avait produit 30 à 40,000 armes qui ont été transportées à Lune-

bourg; elles étaient, il est vrai, de la mauvaise espèce, mais enfin ce sont des armes qui tuent . Je ne doute pas que les habitants ne s'en soient procuré depuis cette époque, et que même les Anglais n'en aient jeté une grande quantité sur les côtes. Il faut sommer les habitants d'apporter dans les chefs-lieux de leurs départements et dans un temps proportionné aux distances, toutes les armes, de quelle qu'espèce qu'elles soient. Ce qui reste du département de l'Elbe devra envoyer ses armes à Brème .

« Au surplus, mon cher général, toutes les observations sont oiseuses, puisque personne mieux que vous n'est en état de prendre de bonnes mesures pour le service de notre souverain , selon que les circonstances l'exigent ; ainsi , le véritable objet de cette lettre est de vous faire connaître l'état des choses, et je continuerai à vous en instruire.

« J'ai prescrit au général Montbrun de faire connaître au général Saint-Cyr le contenu d'une lettre de Tettenborn à Tscherniscbeff. Je vous en adresse la copie. Je présume que l'ennemi doit agir du côté de Brème ou de Hanovre. Au surplus, ces derniers jours il y avait très-peu de Russes à Hambourg. On y organisait des troupes; mais elles ne seront pas bonnes de longtemps. La première colonne des troupes suédoises débarquées en Poméranie y était annoncée.

« Il me semble absolument nécessaire que vous

faasiaz faire à vos troupes re^0n3t0d k tàn, et que vous anvoyiez à cet effet chercher de la poudre h

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