Que nous nommons Mekinez
habiles manœuvres de l'Émir avaient dès lors pleinement réussi’.
Les troupes marokaines étaient commandées par Sid Aliben-Eth-Thaiyeb-El-Ghennaouï, Amel* ou Kaïd d'Oudjda : elles se composaient. outre les cavaliers irréguliers des tribus, qui étaient très nombreux, de 300 fantassins et de 4,500 cavaliers réguliers, parmi lesquels on comptait un fort détachement de la Garde Noire de l'Empereur, les Abri El- Bokhari *, cavaliers fanatiques réputés pour leur bravoure et leur cruauté. Abd-el-Kader avait apporté à l’armée du Sultan marokain un appoint de 300 fantassins et de 500 cavaliers.
L'Empercur avait recommandé à El-Ghennaouï d’user de la plus grande circonspection; il ne devait, sous aucun prétexte, prendre l'initiative de l'attaque.
Le 22 mai, Sid Ali-ben-Eth-Thaiyeb faisait sommer le général de La Moricière d’avoir à évacuer Lalla-Mar’nia, qu'il prétendait appartenir au Marok, et à se retirer jusqu'à l’'ouad Thafna. Nous n'avons pas besoin de dire l’accueil qui fut fait à cette singulière prétention. Après avoir transmis notre réponse à son Souverain, El-Ghennaouï attendit ses ordres, bien résolu à ne pas s'’écarter de la ligne de conduite qui lui avait été tracée. Mais il avait compté sans les circonstances, qui furent plus fortes que lui, et qu'il ne put maitriser.