Le Maréchal Bugeaud, par le comte H. D'IbEvILLE
2. Le Matllre de l'heure, espèce de Messie musulman légendaire qui est toujours attendu et qui se nommera Mohammed-ben-Abd-Allah. Aussi, tous les pseudo-cherifs qui veulent jouer cc rôle s’empressent-ils de prendre ces noms. Îls ne se distinguent entre cux que par un surnom quelconque.
414 LE GÉNÉRAL YUSUF [1815] jolly à Mostaghanem, Eynard, avec un corps mobile. sur Chelef,
En résumé, nous eûmes à un moment donné, jusqu'à dixhuit colonnes en mouvement.
Les soulèvements se manifestaient partout à la fois, dans le Dhahra, sur le Chelef et ses affluents, sur la lisière du Marok, et dans le petit désert du Thithri'.
Telle était la situation de l'Algérie en octobre 1845.
Yusuf va se retrouver dans son élément ; nous allons le revoir, cntraineur de cavalerie de premier ordre, reprendre la série de ces prouesses qui l'ont rendu si glorieusement célèbre. Cette fois, il aura devant lui un adversaire digne de sa valeur, — l'Émir Ahd-el-Kader, — un adversaire qui n'aura point oublié, sans doute, la journée du 46 janvier 1836. entre les sources de l’ouad Es-Sefsef et de l'ouad Ameïer, où lui, Yusuf, à la tête des cavaliers indigènes d’El-Mazari, avait poursuivi le Commandeur des Croyants, et d'assez près pour le couper six fois des siens, et qui, ce jour-là, n'avait dû son salut qu'à la fatigue du cheval — il avait trois heures d'un galop effréné dans les jambes — de son terrible poursuivant.
À plusieurs reprises, dans cette campagne échevelée — la ruine des hommes et des chevaux — que nous allons voir se dérouler sous nos veux, dans cette poursuite implacable, dans
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