‹ Le Génie bonhommeChapitre 13 sur 35 · J E A N - F R A N Ç 0 1S - LE S-B A S -B LE U S · texte numérisé non relu

J E A N - F R A N Ç 0 1S - LE S-B A S -B LE U S

deliers dans le jardin de 31. de Grobois. 3Ion père m'interrogea sur mon émotion, et je ne lui ai jamais

menti.

— Je croyois, dit-il, que toutes ces rêveries (car je lui avois raconté sans oublier un mot ma conversation avec Jean- François les Bas-Bleus) étoient ensevelies pour jamais avec les livres de Swedenborg et de Saint-Martin dans la fosse de mon vieil ami Cazotte; mais il paroît que ce jeune homme, qui a passé quelques jours à Paris, s'y est imbu des mêmes folies. Au reste, il y a une certaine finesse d'observation dans les idées que son double langage t'a suggérées , et l'explication que tu t'en es faite ne demande qu'à être réduite à sa véritable expression. Les facultés de l'intelligence ne sont pas tellement indivisibles qu'une infirmité du corps et de l'esprit ne puisse les atteindre séparément. Ainsi l'altération d'esprit que le pauvre Jean-François manifeste dans les opérations les plus communes de son jugement peut bien ne s'être pas étendue aux propriéde sa mémoire, et c'est pourquoi il répond avec jus- -■• quand on l'interroge sur les choses qu'il a lentei ii« * lit apprises et difficilement retenues, tandis qu'il déraisonne sur toutes celles qui tombent inopinément sens, et à l'égard desquelles il n'a jamais eu

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