J E A N - Y R A NÇOIS-L ES-B AS-BLE DS
tous deux, et je les nommerois sans craindre d'en être désavoué, si leurs noms, que décore une juste illustration, pouvoiént être hasardés sans inconvenance dans un récit duquel on n'exige sans doute que la vraisemblance requise aux contes bleus, et qu'en dernière analyse je ne donne pas moi-même pour autre chose.
En arrivant à un certain carrefour où nous nous séparions pour prendre des directions différentes, nous tûmes frappés à la fois de l'attitude contemplative de Jean-François les Bas- Bleus , qui étoit arrêté comme un terme au plus juste milieu de cette place, immobile, les bras croisés, l'air tristement pensif, et les yeux imperturbablement fixés sur un point élevé de l'horizon occidental. Quelques passants s'étoient peu à peu grouautour de lui, et cherchoient vainement l'objet extraordinaire qui sembloit absorber son attention.
— Que regarde-il donc là-haut? se demandoient-ils entre eux. Le passage d'une volée d'oiseaux rares, ou l'ascension d'un ballon?
— .!<■ vais vous le dire, répondis-jc pendant que je me faisois un chemin dans la foule, en l'écartant du coude ii droite et à gauche. — Apprends-nous cela, I i-Frahçois, contïnuai-je ; qu'as-tu remarqué de nou-